25 décembre 2013

Joyeuses fêtes!!!

Bon, oui, je ne me suis pas cassé la tête, cette année,
 je n'ai pas trouvé la photo magique..

Un joyeux Noël à tous, j'espère que les cadeaux ont été appréciés et que l’ambiance fut festive!
Quant à moi, ça a été, même si c'est loin d'être celui de mes rêves. J'aurais voulu le passer au soleil, je fus enneigé. J'aurais voulu le passer bien accompagné, je fus seul.
Mais ce n'est ni la première, ni la dernière fois que je fais ce genre de festivités d'une façon particulière.
L'humour est la meilleure des thérapies, dit-on, et je dois aller chercher dans la mémoire de ma vie pour trouver un bon exemple à partager, un Noël digne de ce nom.
Ben zut, y'en a pas! Va falloir que j'invente....
Non, je plaisante, j'ai vécu des fêtes de fin d'année sympas, en famille, avec des amis ou même des collègues au boulot en creusant un tunnel en Suisse. Je les ai vécues emmitouflé, dans une caverne creusée dans la calotte antarctique ou en maillot de bain au soleil de Nouméa. En banlieue parisienne ou sur les Champs-Elysées, à New-York avec ma grand-mère de 95 ans et mon frère. A deux semaine près, je les passais au Cap Horn en 2011/2012.
Donc, autant considérer cette année comme une pause en attendant de trouver la prochaine idée originale, ou au moins inhabituelle pour moi.
Une qui serait originale, ce serait de passer un Noël avec mon épouse, situation qui m'a toujours été impossible de vivre, ayant toujours été légalement célibataire,
Ce qui me donne l'occasion de redire encore une fois qu'il ne faut jamais attendre d'être heureux pour profiter de l'instant présent, car chaque seconde qui passe ne se répétera jamais. J'ai été tellement persuadé que bien d'autres festivités futures seraient partagées entre moi et ma dulcinée que nous avions décidé de fêter séparément dans nos familles respectives le repas du réveillon, une dernière fois. Ensuite, rien ne nous séparerait jamais.
Mais il n'y a que la mort qui soit inéluctable, rien d'autre.
Les moments fantastiques et presque parfaits sont là pour nous persuader que la vie est belle et faire oublier qu'à la fin, c'est toujours pareil.
Alors, que doit-on faire?
Ruminer son malheur de ne pas finir sa vie dans le bonheur et la félicité, ou justement remercier le ciel pour ces quelques moments, si rares et si précieux?
À un certain âge, on se dit qu'un peu de printemps ensoleillé dans le cours de sa vie est une chose méritée, espérée avec tant d'ardeur depuis si longtemps. Que l'on n'est pas sur terre seulement pour perpétuer l'espèce envers et contre tout, tel un insecte basique, courant désespérément après l'évolution.
C'est difficile de survoler les sentiments humains, de se dire que des millions d'hommes et de femmes vivent exactement les mêmes tourments à l'instant même, et vont les gérer de manière totalement autonome et différente.
Bonne chance et bonnes fêtes aux autres, moi j'ai un peu de mal, mais tout le monde connaît, je ne vais pas faire un dessin. Ça aussi, au moins, c'est universel.

21 décembre 2013

Fantasme ou réalité?

Cette sculpture, née de l'imagination d'un artiste de Gradignan, dans la Gironde, m'a interpellé dès que je l'ai vue.
Vous avez déjà vu des représentations de la Mère, la femme nourricière et porteuse de toute vie?
Une femme opulente, image de la fertilité et de l'abondance. Ce qui revient à dire que les canons de la beauté féminine sont très sujets à la diversité.
Et dans la nature, ceci amenant cela, la nature a privilégié ces qualités à la femelle, laissant souvent au mâle les avantages de la "frimé", des atours. Chez l'homme, il faut des accessoires tels que la voiture et les Ray-ban...Hihi!!!
On  a retrouvé des statuettes de ce genre dans toutes les parties du monde, de l'Europe à l'Asie, en passant par le continent américain. Ce qui prouve l'universalité de la théorie.
Du coup, notre artiste, qui a un peu forcé la dose au niveau postérieur de la dame, nous propose quand même une silhouette harmonieuse, comme on peut parfois en trouver dans les contrées africaines.
Je vais vous montrer le verso, c'est parlant...
Je vous avais prévenu

16 décembre 2013

Le marché de Noël à Lille

À l'autre bout de la France, le décor est sympathique aussi, et on ne peut dire quelle est la plus belle région quand on visite cette contrée privilégiée.
C'est la première fois que je viens à Lille à cette époque et je suis assez heureux de ces circonstances, l'endroit est joliment décoré.
Je me demande seulement, en voyant tous les magasins bondés, les gens chargés de cadeaux, la réelle ou fictive apparence de prospérité, où se trouve la crise que tout le monde craint et subit...
Ou est-ce la posture habituelle de tout le monde, dire que l'on est heureux est d'une vulgarité sans nom.
Il est vrai que je n'ai pas entendu depuis longtemps quelqu'un dire que tout allait bien...
Et pourtant...Les voitures sont neuves, les chantiers de construction pullulent, les hôtels sont bondés de gens très occupés.
Mais les gens qui travaillent sont des personnes qui ont des choses à perdre, puisqu'ils investissent dans des biens de société.
La meilleure façon d'être heureux, c'est de ne rien posséder, il n'y a rien à perdre .
Ou plutôt d'accepter son sort, avec sérénité, se dire que tout pourrait être pire, au lieu de croire que tout pourrait être mieux. Ce que l'on vit est souvent source de plaisir, il faut savoir le voir et vivre les instants comme ils se présentent.



Alors joyeuses fêtes à tous, je ne sais pas si je reviendrai cette année raconter mes élucubrations. Certainement, l'année n'est pas finie, et j'ai encore des choses à voir d'ici là.

11 décembre 2013

Pic du midi

En repos presque forcé, je me suis permis une petite incursion pyrénéenne au pic du Midi, que je n'avais pas revu depuis le mois de juin 2011. Et qui avait précédé de peu un grand évènement de ma vie. J'y avais effectué un stage d'apprentissage à l'astrophotographie, art que je n'ai que peu pratiqué depuis mais qui reste un de mes loisirs favoris, car il y en a d'autres, heureusement...
J'ai eu le plaisir de profiter d'un soleil exceptionnel et du manque d'entrain des visiteurs, car nous étions très peu au départ du téléphérique. Ce qui est appréciable quand on désire profiter du panorama alentour. La vue et le dégagement jusqu' à plus de 300 km n'ont été voilés que par les contreforts du Massif Central et de l'océan.
Splendide, assurément!



Star Wars est passé par là...
La brèche de Roland

Quand on ne reste qu'un moment là-haut à 2900 m, et qu'on n'y revient pas régulièrement, le souffle peut vous manquer et il faut vous déplacer tranquillement...en tant que visiteur lambda, vous êtes de toute façon confiné dans un petit périmètre comprenant la terrasse, le restaurant, la boutique et le musée. Quand j'ai fait mon stage d'une semaine, j'avais accès à beaucoup plus d'espaces et de lieux d'intérêt.
Mais on peut facilement rester des heures à regarder les alentours, les skieurs s'élancer et les suivre avec le télé-objectif.

Observer non pas les aigles, mais les corbeaux, opportunistes invétérés, qui trouvent ici le gîte et le couvert.

8 décembre 2013

L'amour et la sagesse

En vérité, je devrais écrire l'amour de la sagesse, traduction de philosophie.
Si j'ai connu l'un, c'est l'autre que je devrais maitriser au fil des années qui passent.
Je viens de fêter mes 56 années de vie et je suis heureux d'être en bonne santé. Il s'agit là d'un constat, mes gènes sont ainsi faits que je n'ai pas développé de maladie grave. Mais on ne vit pas une existence sur les lauriers de son ADN.
Les épreuves de la vie sont là pour vous faire redescendre sur terre et vous obliger à vous battre et apprendre d'elles. Ceci ne s'acquiert pas en un jour ni même en dix ans.
On peut s'endurcir ou devenir moins vulnérable. On peut se préparer aux pires des situations possibles suivant le métier qu'on exerce, la région où on habite, les gens que l'on fréquente.
L'homme a une faculté d'adaptation exceptionnelle, et suivant sa naissance, il s'habituera au froid arctique ou aux fournaises sahariennes.
Il apprendra  de son environnement à survivre et à se nourrir.
Mais ce qu'il aura le plus de mal à gérer, à comprendre et à apprivoiser, c'est la pensée humaine, le conscient et l'inconscient. Il ne saura jamais vraiment comment évoluera une idée, un sentiment, une émotion.
Les plus grandes catastrophes sont l'oeuvre de cette entité voyageant dans notre tête, nul animal n'a provoqué autant de dégâts que notre propre humanité, mot qui perd ici tout son sens.
Des hommes ont passé leur vie à essayer de comprendre ces mécanismes, et n'ont pu que constater et subir sans vraiment les cerner. Cela les amène d'ailleurs à des questions existentielles vraiment perturbantes. Mais ce n'est pour cela qu'ils Savent...
La plupart des autres n'a fait que subir sans comprendre.
Alors, si on ne peut comprendre avec précision le cheminement de la pensée de ses contemporains, la nécessité d'en maîtriser la sienne devient vital.
A 20 ans, on est impulsif et on ne réfléchit pas trop sur l'essence de la vie. On se croit immortel, et nombre de jeunes gens apprennent prématurément que c'est faux. Au fil du temps, les vicissitudes se chargent de vous conforter dans le fait que tout n'est pas gagné d'avance.
Il faut savoir aimer les épreuves pour apprécier la victoire. Ce ne sont que des échantillons de ce qui nous attend en vérité.
La plus grande difficulté arrive quand il s'agit de sentiments amoureux. La plupart des espèces ne tend qu'à se reproduire et s'il existe des preuves d'amour dans les couples d'animaux, rien n'est plus inextricable que les relations humaines en matière de couple.
Je le disais plus haut, on peut s'habituer au chaud, au froid, au vent et la pluie. Au bout d'un moment, tant que cela reste dans des conditions acceptables, on gère.
En amour, il n'existe pas de routine ni d'habitude, l'âge et l'expérience ne font rien à l'affaire. Le tsunami sentimental généré par une relation peut être destructeur autant qu'il peut se transformer en grande vague qui traverse les ans.
Je sais bien que la société évolue et qu'en se modifiant, nos histoires deviennent plus volatiles de part la diversité, les opportunités et que là aussi, nous devrions nous adapter et évoluer.
Mais c'est là que le bât blesse, il n'y aura jamais d'évolution ou est-ce une bénédiction?
Il est peut-être bon que rien de ce que peut faire l'homme ne vienne entraver les émotions qu'il peut ressentir.
Apprendre de sa douleur que la vie est quand même belle est un pas vers la sagesse, non?
Il faut le crier très fort, parfois, mais je suis persuasif avec moi-même.
Bonne route à ceux que j'aime

7 décembre 2013

Nelson Mandela, le héros nécessaire.

Nelson Mandela
Un héros (ou, au féminin, une héroïne) est un personnage réel ou fictif de l'Histoire, de la mythologie humaine ou des arts, dont les haut faits valent qu'on chante son geste. Ces derniers, édulcorés par la légende dorée des hagiographes, sont passés dans la légende populaire.
Selon les cultures, un héros est un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne courageuse, faisant preuve d'abnégation.
Le rôle du héros se situe entre l'aspiration métaphysique, presque religieuse, de dépasser la condition humaine, notamment d'un point de vue physique et entre l'aspiration plus réaliste d'œuvrer pour le bien de la communauté, d'un point de vue moral. Un troisième rôle, peut être aussi celui de propagande pour une idéologie politique ou religieuse.

(Source Wikipedia)

Durant les derniers conflits mondiaux, il était courant qu'on mette en valeur l’héroïsme des soldats pour motiver les combattants et récolter des fonds de la part de la population.
Il fallait des héros.
Il nous en faut encore, je le constate comme une évidence à la vue des unes des journaux écrits et télévisuels ainsi que des reportages dithyrambiques sur ce personnage exceptionnel.
Le film de Clint Eastwood "La mémoire de nos pères" (Flags of our fathers-drapeaux de nos pères- littéralement), retraçant la vie des quatre soldats qui hissèrent le drapeau étoilé sur l'île d'Iwo-Jima en est le parfait exemple.
Nous aimons savoir que certains ont les qualités qui nous manquent pour être de temps en temps fiers de notre statut d'Homme.
Avant Nelson Mandela, le nom de Jean-Paul II me vient à l'esprit.
Auparavant, il nous fallait des saints pour apaiser la violence des héros guerriers et satisfaire autant les femmes et les religieux que les soldats.
L'homme d'État, ancien prisonnier d'un régime prônant des valeurs ségrégationnistes plus sévères encore que dans les états sudistes américains, a toutes les qualités requises: le charisme, la séduction, un sourire enjôleur et imperturbable qui cachent un caractère d'acier. Il a vécu des expériences rudes et les a pardonnées à ses geôliers. Il a réussi à réunir un peuple déchiré, du moins en apparence.
Je ne vais pas retracer la vie de ce grand homme, mais à nouveau Clint Eastwood, le surdoué, un héros lui aussi, a retracé cette période dans Invictus, au travers du sport et de la vie de Nelson pendant cette période.
Le réalisateur a bien saisi la valeur fédératrice d'un jeu national pour rassembler un pays.
Opportunité en or pour le président, premier noir à à accéder à la magistrature suprême en Afrique du Sud, berceau et linceul de l'Apartheid.
Kennedy avait eu l'honneur de ce déferlement de messages de sympathie et d'admiration. Il avait été ce héros.
Jean-Paul II, avec ses messages de paix, ses interventions vis-vis de la Chine et de l'URSS, avait grandement contribué à l'ouverture des frontières.
Ces personnes ne sont pas rares, mais peu arrivent à la reconnaissance mondiale tellement les inimitiés entre les cultures ont du mal à rassembler tous les suffrages.
Il faut une cause universelle, comme les conflits raciaux, la faim dans le monde, une religion pour que le sujet parle à tous.
Et à ce moment seulement on peut parler au genre humain, à l'Homme en tant que tel, et que celui-ci reconnaîtra son représentant sur Terre.
Alors Nelson, repose en paix, au moins, tu auras durant quelques jours généré un mouvement planétaire de paix et d'entente. Même la Corée du Nord, c'est quand même ahurissant...
Comme le prochain être humain à mériter notre admiration et notre respect n'est peut-être même pas encore né, réjouissons-nous!!!

30 novembre 2013

Calais, Douvres, Canterbury

Arrivé à Calais pour le travail, j'étais trop près de cette île britannique  pour ne pas y aller faire un tour et tenter d'effleurer durant une journée les coutumes étranges de ce peuple, voisin du nôtre mais tellement différent par certains côtés.
Mais je suis allé voir une des choses que nous avons en commun dans toute l'Europe, les cathédrales gothiques. Celle de Cantorbéry s'imposait par sa proximité, je n'avais pas une grande marge de manœuvre.
Mais commençons par le commencement, c'est-à-dire la traversée de la Manche.



Je n'ai pas pris le tunnel, c'était trop long et peu pratique pour mes projets, puisque je ne comptais passer que quelques heures outre-manche, et je n'avais pas non plus envie d'aller à Londres en voiture. Un ferry me convenait parfaitement et je ne l'ai pas regretté. Le temps était pourri, mais pas assez pour remuer notablement le navire équipé de barres anti-roulis, comme tout transporteur de véhicules. A l'heure matinale de mon départ, peu de monde, pas d'attente et une fois les véhicules garés, de confortables fauteuils m'ont permis de dormir un peu, vu que j'avais bossé la nuit précédente.
A l'arrivée, je me suis souvenu d'une mésaventure vers Cairns en Australie à propos de la conduite à gauche.
Je me répétais, et le Gps me l'a confirmé, roule à gauche!!!!!!
Une fois sur la chaussée, ça ne pose pas trop de problème, j'ai pas mal de km de ce côté de la route, et même les miles se convertissaient facilement, c'est simple.
Canterbury se situe à environ 60 km de Douvres et j'y suis arrivé bien avant l'ouverture. Ça m'a permis de prendre un breakfast avec saucisses et bacon. Bon, c'est pas mon truc, trop gras, je trouve.
Après, j'ai pu rentrer moyennant finances, dans l'enceinte de la cathédrale, mais pas de souci, j'ai apprécié et j'en suis sûr la cathédrale aussi, le chauffage central. Elle est magnifique et très bien entretenue. Pleine de plaques commémoratives, les vieilles dames qui la nettoient avec amour sont attendrissantes...Plusieurs plaques en français faisant part des travaux après l'incendie de 1174 par Guillaume de Sens rappellent qu'au moins l'union existait chez les bâtisseurs...
A chaque fois que je sors des frontières de ma patrie, je remarque combien les autres sont souriants et agréables à fréquenter... Pourquoi est-ce qu'on fait toujours la gueule, nous autres? Du moins certaines régions, pas tout le monde.









Ici, on peut tout voir et même accéder à l'autel, pas comme en France où l'on met des barrières partout, sûrement pour de bonnes raisons, d'ailleurs.
L'ambiance, le confort, la sérénité de l'endroit m'ont incité à y rester une bonne partie de la matinée, prenant mes photos et réfléchissant au plaisir que j'aurais eu à partager ces moments.
Mais ensuite, ce lieu magique est devenu un peu trop fréquenté et je suis reparti vers le centre de la ville, déjà  animé par des  attractions de Noël  et des musiciens. Quelques courses dans un supermarché local afin de me sustenter et je suis reparti vers l'est.
Je me suis dit que la campagne anglaise, également, valait sûrement le détour.
Les routes très étroites bordées de haies ou de grands arbres, sans aucune possibilité d'élargissement m'ont un peu refroidi. Mon véhicule est imposant et les croisements sont hasardeux.
La journée avançait et j'ai décidé que le retour vers Calais serait opportun. 
La traversée fut encore plus sympa qu'à l'aller, puisque le soleil m'a fait l'honneur de sa présence jusqu'à mi-parcours. La mer était peu agitée et le navire, un modèle récent, traversait la houle en se balançant nonchalamment...Moins de monde, juste quelques routiers habitués de la traversée.







En définitive, une journée bien sympa, dépaysante à souhait, une parenthèse inattendue et bienvenue.

28 novembre 2013

Calais

C'est bien ce que je pensais, je ne suis jamais venu à Calais, l'Hôtel de Ville avec son beffroi gigantesque me serait revenu à l'esprit. Il est magnifique et très bien entretenu. La ville en son centre est sympathique et les décorations de Noël y sont certainement pour quelque chose.

La gare est un terminus, chose assez peu courante dans mes souvenirs, les voies s'arrêtent en plein centre-ville. Quoique, Lille aussi.
J'ai aimé les longues plages, les bunkers presque enfouis et de ginguois dans le sable. Le petit marché de Noël et les sourires des ch'tis.


21 novembre 2013

De quoi me mêle-je ?

La situation est suffisamment difficile en France pour la plupart des gens sans que viennent se rajouter un tireur déjanté, une météo exécrable, des manifs un peu partout pour des raisons plus que douteuses, et surtout un président qui donne des instructions coulant de source ou en dehors de ses prérogatives, à mon sens..
En voyage en Asie, celui-ci ne trouve rien de mieux à faire que de donner des conseils à des gouvernements étrangers sur des sujets qui ne le concernent pas. Ni nous, d'ailleurs.
Je n'ai jamais compris cette manie qu'ont tous les présidents américains et français à vouloir régler le conflit israélo-palestinien. On dirait que c'est dans l'agenda en prenant leurs  fonctions.
J'ai bien une idée, mais on va me traiter d'antisémite primaire...
"Bon, Coco, dès que t'as une minute, tu vas faire un coucou sur la tombe du terroriste Yasser, et pour ne pas fâcher son voisin Ben Gourion dans le cercueil à côté, tu leur dis que ce n'est pas bien de copier sur les maçons russes à Berlin!"
Et, entre deux discours à la Knesset,  vouloir apprendre son métier à un ministre de l'intérieur en France très compétent, alors que lui  n'a jamais été autre chose que l'équivalent d'un moniteur de colonie de vacances.
Son rôle est de nommer des gens capables à des postes, puis de les laisser faire. Pas de leur dire ce qu'ils doivent décider par médias interposés. 
"J'ai donné l'ordre au ministre de l'intérieur d'arrêter au plus vite ce malfaiteur", a-t-il décrété, parlant du tireur.
Ahahah!!! Les policiers attendaient fébrilement l'aval de Flamby pour exercer leur métier !
Malheureusement, lui-même n'écoute pas la voix du peuple, à savoir de retourner pêcher la truite en Corrèze...
Il a quand même eu le temps de voir la fin du match des "bleus", performance qui devrait l'inspirer. Mais je doute qu'il ait la niaque nécessaire pour changer le cours de son quinquennat.
L'illusion qu'il a cultivée et qui a bluffé une majorité d'électeurs crédules a laissé place à sa vraie nature. Il suffit de voir sa silhouette, aussi rondouillarde et replète que son autorité, il a dû prendre un kilo par mois, je pense... Même la Trierweiler a laissé tomber le coaching et le contraste entre la belle et le mou est de plus en plus prononcé.
Son intelligence, que je ne nie pas, doit être accompagnée : de l'étincelle qui fait un bon président, du charisme qui est indispensable pour convaincre et rassurer, et aussi, c'est important, d'un bon plan de bataille, longuement réfléchi. Pas celui qu'on prépare sur un coin de table en 2011 quand on s'aperçoit, surpris, des chances à la présidentielle, alors qu'on ne l'a jamais envisagé sérieusement. Contrairement à tous ses prédécesseurs, persuadés depuis la fac ou devant leur miroir  que leur place était à ce niveau.
Les mauvais présages que j'annonçais dans mon précédent article s'avèrent inévitables, et j'attends la suite. Les agriculteurs à Paris, que nous reste-t-il? Une belle grève des routiers le 24 décembre, pourquoi pas ?
Mais j'ai davantage de doutes quant au suivi d'une telle éventualité, car la grande majorité des conducteurs ne sont pas français et ils ne seraient certainement pas ravis de passer les fêtes dans leur camion un jour de Noël. 
A ce propos, les routiers et les sociétés de transport avaient déjà anticipé la taxe en mettant en place les balises et transpondeurs GPS nécessaires et se retrouvent avec du matériel hors de prix sur les bras en attendant une éventuelle remise en service de l'Ecotaxe.
Ce n'est pas que je les plaigne, la filière a l'air prospère et les camions,  eux aussi hors de prix, pullulent sur nos routes. Mais il serait temps que tous ces prélèvements qui existent partout en Europe se généralisent et fassent enfin réfléchir à une alternative ferroviaire, la seule valable.

15 novembre 2013

Ah! L'histoire! Eternel recommencement.

Il me semble que des évènements tels que ceux que nous connaissons se sont déjà produits à différentes périodes, au fil des siècles, sous des formes à peine différentes. Avec des variables dues aux progrès de la science, mais qui dans le fond, relèvent toujours des déviances de l'âme humaine.
Une période difficile, des évènements climatiques ou des mauvaises conditions de vie exaspèrent la population. Nous supportons beaucoup de choses, mais nous aimons savoir que quelqu'un, au-dessus de nous, mène la barque en sécurité et qu'un jour, les choses s'arrangeront.
Mais par-dessus tout, nous voulons un guide, un meneur, une personne ou un système dignes de confiance. Les conditions peuvent être difficiles, comme lorsqu'une guerre éclate, et le passé a démontré que la population est capable de beaucoup de sacrifices pour son pays et ses habitants.
Mais il faut que l'union sacrée existe, que le sentiment de faire partie d'une nation solidaire et équitable soit fort.
Où les ressortissants de cette nation aient le même objectif pour le futur, la même conception de l'existence, la même vision que leurs concitoyens de la cohabitation sur son sol.
Et surtout que leurs dirigeants également s'entendent sur tous ces points. Et qu'ils sachent transmettre ces valeurs.
Mais voilà! Tout ce que je viens d'énumérer, de citer et d'espérer, tout cela ne relève que du domaine de l'utopie.
Rien ne correspond à la réalité.
Ni les buts communs, ni la manière de vivre en France, ni la cohabitition de cultures séculairement opposées.
Une guerre contre nos anciens ennemis est totalement inimaginable, mais par contre, une guerre interne, entre les diverses populations n'est pas à écarter. Une "révolution"que je mets entre parenthèses, car l'éthymologie est inadaptée, ne serait par contre, pas à balayer d'un revers de manche.
Tout comme une classe est turbulente parce que le professeur manque d'autorité, comme des parents baissent les bras parce qu'ils ont trop laissé la bride sur le cou de leur progéniture, le président français, avec ses hésitations et ses reculades, va voir se fomenter des mouvements de protestation de toutes parts et de tous bords.
Chacun, dans son coin, qui ruminait en silence, subissait des contraintes, mais faisait son devoir de citoyen malgré tout, va se dire qu'il n'a qu'à protester pour se voir attribuer des facilités, des faveurs ou des bienfaits par l'état-providence.
Telle la rumeur, la colère et le tumulte sont des entités propres qui enflent et prennent de l'ampleur par la faveur des réseaux sociaux, toile immense qui échappe dorénavant à tout contrôle.
Les voyous et les casseurs les utilisent, les nations et les gouvernements bien plus encore.
Et ce sera par ce biais que nous verrons venir l'apocalypse ou le salut!
Une phrase sur Twitter, une photo sur Facebook, l'une ou l'autre relayée par milliers, peut soit émouvoir, soit pulvériser une carrière, ou provoquer l'ire générale par son caractère tendancieux, la réponse est immédiate.
Ces derniers jours ont été marqués par les allusions au racisme, les incitations à la haine, largement relayées par tous les médias, parfois au détriment d'évènements bien plus dramatiques.
Je le sens, la colère gronde, mais pas celle qui est salutaire et qui mènera à la résolution des problèmes du pays.
Elle va grandir jusqu'à des excès déplorables et irréversibles, malheureusement.
Le sort en est jeté, et l'avenir nous le dira.
Cela fait partie de l'histoire du monde.
Elle se répètera tant que les hommes ne regarderont pas derrière eux pour apprendre du passé..

14 novembre 2013

En long et en large...

Maintenant à Montauban, demain à Bordeaux ou Tarbes, rien n'est fixé, je tourne en rond en France.
A vrai dire depuis pas mal de temps, si vous suivez ce blog, mais ces derniers temps, je fais vraiment le colimaçon.
De Suisse à Bordeaux, de Vesoul à Toulouse, Lourdes , Montauban... Ce week-end en aquitaine et retour en Suisse lundi pour aller à Paris mardi et de nouveau à Dole, mercredi. Jeudi à Arras, et vendredi Paris.
Est-ce que j'habite quelque part?
La question mérite d'être posée, car je ne suis jamais au même endroit plus de trois jours, en ce moment.
Est-ce que j'ai envie d'habiter quelque part en vérité? Bien sûr que oui, mais quand et où? J'ai une adresse en Suisse, une maison, un "chez moi" qui n'est pas chez moi. Je n'ai jamais été chez moi quelque part. Juste de passage, toute ma vie. Et cela va continuer encore un moment, je le crains.
Pourtant, je l'ai voulu et je l'espérais. Voir du monde, des horizons différents et des cultures diverses.
J'ai appris qu'il n'était pas utile de parcourir le monde pour découvrir, même si c'est bien agréable.
On commence par les extrêmes, les plus lointaines contrées, comme je l'ai fait, et on finit par explorer sa propre patrie, parce que c'est là qu'on est le mieux. Nos racines sont là, et s'en éloigner pour mieux y revenir est la finalité de notre existence, de la mienne, en tout cas..
Par contre, je n'ai pas encore la destination finale de mon périple d'une vie. A part celle de tout être vivant, de perpétuer par sa propre fin la continué de son espèce.
En attendant, je voudrais juste être heureux quelques années, et de préférence avant ma mort.
Et, ça, ce n'est pas gagné.

29 octobre 2013

L'écotaxe anticipée

Taxe poids lourds
L'idée est bonne, le nombre exponentiel de camions que l'on voit sur nos routes est impressionnant, mais il aurait fallu que l'on pense d'abord aux alternatives possibles.
Je ne suis pas sûr que l'argent récolté va aller dans les caisses d'entreprises qui construiront des voies de ferroutage, des trains et des systèmes de transport de marchandises plus économiques et écologiques.
Non pas pour laisser la place aux voitures qui roulent pour la majorité sans passagers et la plupart du temps sans raison valable.
Je ne veux pas renouveler les inepties d'une assemblée nationale aidée par les lobbies pétroliers (hé oui, déjà...) des années 20 qui a fait supprimer les tramways et trolleybus sous prétexte que ceux-ci empêchaient la circulation des voitures.
Maintenant, alors que le réseau ferré superbement organisé est tombé en désuétude progressivement par l'abandon de l'entretien, les camions ont envahi le territoire routier mondial.
On va faire payer aux contribuables les inepties de politiciens, les envies de monopoles des grands constructeurs et jouer sur l'égoïsme latent des citoyens qui préfèrent prendre leur voiture plutôt que les transports en commun.
Je ne suis certainement pas le meilleur exemple à ce sujet, parcourant l'hexagone en long et en large depuis plus de dix ans, prenant le train régulièrement, mais mes impératifs de travail et d'horaires ne m'en laissent pas toujours l’occasion.
Cela me permet de constater le laisser-aller des infrastructures ferroviaires, construisant les lignes TGV et laissant à l'abandon les petites lignes régionales qui seraient tant utiles en cette période de disette générale.
Je vais me joindre à la meute qui hurle contre le gouvernement actuel, ce qui est la moindre des critiques que je puisse faire.
Je suis de plus en plus désolé, inquiet et soucieux de l'avenir de la France tel qu'il se présente. Les méthodes employées par les sbires de la majorité pour tenter de remonter les marches du progrès semblent complètement inadaptées.
Et quand une décision telle que l'écotaxe se présente, qui fera payer l'ensemble des transporteurs routiers, et qui à mon avis, est une taxe intelligente, le président recule dès la première protestation. Une hésitation inacceptable à ce niveau de pouvoir. De plus, j'ai appris que le prestataire  Ecomouv qui encaissera ces taxes n'est pas l'état, alors que les impôts doivent être perçues par celui-ci. Nul intermédiaire ne doit prendre sa dîme sur un impôt. Les frais de collecte sont faramineux, et, cerise sur le gâteau, une clause d'annulation de 800 M€ a été conclue en cas de rupture de contrat par les constructeurs des portiques.
Tout n'est que gabegie, manque de synergie et incompétence dans ce gouvernement.
Je ne parle même pas de Léonarda, une adolescente de 15 ans qui défie l'autorité en direct sur les chaînes de télévision, des lycéens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas, à savoir l'intégration des clandestins, et de tout ce qui se passe chaque jour sur le terrain de jeux d'un apprenti président, entouré de ministres passés de l'ombre à la lumière sans une once de préparation.
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7 octobre 2013

Après l'hypocrisie, l'incompétence.

Comme promis, je me lance dans l'autre sujet qui fâche, le travail dominical, pour lequel on cherche encore de faux prétextes pour sauvegarder un jour de repos que nous avons déjà. Seulement, il est morcelé.
Les 35 heures, la généralisation des emplois à mi-temps laissent beaucoup de temps libre à des travailleurs qui n'en demandent pas tant. Du moins une bonne partie. Ils préféreraient travailler avec des horaires normaux plutôt que de faire des horaires du genre 9:00-12:00---17:00-20:00, comme cela arrive souvent dans les grandes surfaces. On va chercher des poux dans la tête à des employés qui sont ravis de gagner plus d'argent un jour férié.
Quelle est la valeur du dimanche maintenant? Ce n'est plus pour aller à la messe ni pour le gigot de belle-maman. Les grandes surfaces sont les nouveaux parcs d'attraction.
C'est lorsque les horaires ont commencé à diminuer, que le gouvernement de Mitterrand a décrété que travailler moins ferait baisser le chômage, qu'on a commencé à marcher sur la tête. Tous les autres pays se sont mis au boulot, sauf nous. Du moins officiellement.
Car les travailleurs ne sont pas fainéants, mais pour s'en sortir, on travaille au noir, on fait soi-même ce qu'on aurait fait faire par un professionnel auparavant.
Et les arnaques ont explosé par la même occasion. Quand les temps sont durs, la débrouille est de mise.
L’hypocrisie et l'incompétence est de croire que les français vont rester à bronzer le dimanche ou buller dans leur petit jardin à se demander comment ils vont pouvoir s'en sortir. Il y a des dizaines de milliers de personnes qui bossent jour et nuit chaque minute de chaque année. Et cela  va continuer, évidemment.
Alors, pondre des lois iniques et invraisemblables à l'opposé du fonctionnement du reste du monde, c'est de l'aveuglement, et surtout de la bêtise.
Je travaille moi-même largement au-dessus des 35 heures, que je fais allègrement régulièrement en moins de trois jours, souvent la nuit, parfois le dimanche.
C'est un choix de l'entreprise, c'est aussi le mien. C'est aussi un impératif de compétitivité, de disponibilité aussi. Il y a des métiers qu'on ne peut exercer que quand les usagers dorment ou sont en repos.
Ceux-là même qui interdisent aux gens de travailler le soir ou le dimanche siègent des nuits entières à l'assemblée, alors que ce n'est, à mon avis aucunement nécessaire.
Laissez-nous avoir le choix de travailler selon nos besoins et nos capacités, pas selon un barème général complètement fantaisiste.

30 septembre 2013

Belle hypocrisie

Depuis le temps que je n'ai pas sévi sur mon blog, je reprends les rênes avec le sujet qui fâche, les Roms, qui ont déjà du mal à mériter la majuscule dans l'énoncé de leur nationalité, tellement ces personnages sont au-dessous de tout.
Que ce soit au niveau indépendance, hygiène, éducation, valeurs éthiques et respect d’autrui et de soi-même, ils ne valent rien. Pour parler poliment, il y a un défaut de fabrication chez ces gens.
La France n'a pas vocation à accueillir tous les laissés-pour-compte de la nature, expression d'usage courant. L'hypocrisie à laquelle je fais allusion est celle de croire que tout le monde est sur la même marche à la naissance , "tous les hommes naissent libres et égaux devant la loi".
Oui, en France et dans la plupart des pays civilisés. Mais pas pour les Roms, d'origine bulgare et roumaine où la plupart des gens roulent en charrette et la paysannerie vit comme au moyen-âge.
Alors, pour l'égalité, vous repasserez...
Les organisations humanitaires bien-pensantes nous cassent les bonbons avec leur leitmotiv sur la solidarité. Mais la solidarité commence quand le respect est réciproque. Pas quand le vol , la prostitution, la mendicité et le trafic d'enfant sont élevés au rang d'art. Les enfants ne vont pas à l'école, mais sont des artistes du vol à l'astuce, comme ils disent en Suisse.
Je n'ai absolument aucune pitié pour cette population et les "sévices" dont ils se disent victimes depuis des temps immémoriaux ont tous la même raison. Ils sont inadaptables à notre société, ne savent pas se tenir, se vêtir et se laver, encore moins se loger. Ils vivent comme des rats, se nourrissant des déchets des agglomérations. Pourquoi les asiatiques, les orientaux et les africains sont plus capables de s'intégrer à notre style de vie?
Il n'est pas question de recueillir une population qui n'a aucune compétence, met ses enfants sur le trottoir, balade ses nourrissons de femme en femme assise devant les distributeurs bancaires.
Dont des parrains richissimes exploitent sans vergogne depuis le pays les profits générés par les larcins et les trafics.
Non, nulle commisération, nulle envie de les voir envahir nos contrées, il  n'y a aucun aspect positif à les fréquenter et les accueillir.
Que les pays d'où ils viennent les assument, au lieu de les exclure comme des parias. Ils les ont enfantés, qu'ils les gardent, ou les stérilisent (j'entends d'ici les hurlements outrés, mais il faudrait songer à cette solution dans pas mal de cas sociaux).
J'aurais pu encore continuer avec d'autres arguments, mais je ne suis pas tenté de perdre mon temps avec ce sujet. Je voulais juste exprimer ce que j'entends partout et les belles paroles de la Duflot ne font rien pour m'en dissuader. Comme le dit si bien le Figaro de ce matin, si Hollande en avait, il la virerait bien vite. Les raisons ne manquent pas.
Demain, je m'attaque au travail dominical, ça va être chaud, surtout avec mon métier...

23 août 2013

Reims, la ville des rois

Il n'y a pas que le Champagne en Champagne-Ardenne, il y a la cathédrale de Reims et ses couronnements de rois,  et de Louis le Pieux en 816 jusqu'à Charles X en 1825, 56 monarques ont été sacrés ici. Et ils ne l'ont pas tous été...
Combien pouvez-vous me citer de rois de France sur ce chiffre? Voir Wikipedia




Mais Reims a d'autres atouts. Une promenade bucolique dans les rues de la ville promet de beaux moments.


19 août 2013

Crapaud sédentaire.

Quel drôle de titre, non?...Mais je vais vous narrer une anecdote à propos d'un habitant du jardin de ma maman, ou de la descendance de celui-ci parce que je l'ai toujours vu ici .
Tout commence dans l'orifice qui est dans le sol, à côté du portail d'entrée, et où se trouve le compteur d'eau.
Et un crapaud.

Je ne crois pas qu'il y ait eu des fuites, mais il y a toujours de la condensation sur les tuyaux et l'humidité de ceux-ci suffit certainement à son bonheur.
Ce petit amphibien y habite depuis les années 70, et comme nous n'y voyions pas d'inconvénients, nous le laissions là, ne l'apercevant que lorsque le préposé venait relever le compteur. Nous l'accompagnions pour ne pas qu'il l'écrase ou par inadvertance ou par méchanceté.
Il se passait parfois des années sans que j'y pense, puisque je suis parti par-delà les mers à plusieurs reprises, et quand je revenais et que les circonstances me le rappelaient, j'allais voir si monsieur se portait bien.
Bon, jusque là, rien d'exceptionnel, ce ne sont pas des pythons ou un alligator de banlieue.
Mais l'an dernier, ma mère a fait faire des travaux sur la conduite d'eau, qui arrive maintenant dans la maison, ce qui est plus pratique.
Ce qui fait que le soupirail a été condamné, et une plaque de béton recouvre le trou.
Fin de l'épisode crapaud ? Pas du tout... Nous sommes en 2013, et si je compte bien, cela fait quarante-trois ans que nous avons ce locataires très discret.
Ce dernier samedi, je faisais quelques travaux de jardinage dans le jardin, plus précisément du débroussaillage afin de dégager le terrain. Tout pousse et n'importe comment.
A côté de la grille, donc pas loin de l'ancien compteur, que vis-je tranquillement en train de somnoler dans les ronces et le lierre? Un crapaud... Impossible de ne pas faire le lien avec notre vieux compagnon.
Du coup, je regardais s'il y avait un accès vers la plaque de béton, mais je ne trouvais rien.
Mon agression envers la végétation laissait le terrain sans ombre protectrice et je me suis dit que j'allais lui trouver un endroit plus propice.
Le terrain de ma mère jouxte des petits bras de la Seine, à peu près inextricables tellement la végétation est dense et ici c'est très humide. Je me suis dit que l'endroit serait idéal pour le crapaud  et qu'il allait refaire son univers dans cette simili-mangrove.
Je l'ai déplacé donc de quelques centaines de mètres et par-dessus un mur de deux mètres cinquante.
La surprise, c'est que le lendemain, quand je continuais mon petit ménage autour la maison, je retrouve mon sautillant locataire presque revenu près de son trou!
Je me demande encore comment il a retrouvé le chemin et surtout, surtout, comment il a sauté le mur...
J'ai d'étonnantes surprises avec les animaux ces-temps-ci!
L'araignée à bosses le mois dernier, le crapaud maintenant, que des bêtes charmantes et douées de capacités étonnantes.
Bon, comme je suis curieux, je viens de me renseigner, et les crapauds vivent 35 ans! Si ça se trouve, c'est le même depuis le début, et comme ils restent toujours à l'endroit où ils sont nés pour la reproduction, ceci explique cela. Ce n'est pas une exception, les crapauds sont bien sédentaires, et ils n'ont pas besoin d'une mare.
Bon, promis, je le laisse où il est, je ne vais pas l'obliger à refaire à nouveau un trekking !!!

18 août 2013

Epernay

Epernay, la ville du Champagne, le vrai, nectar magique synonyme d'évènement majeur  qui fait fondre les femmes et entraîne la fête. Les vignes sont belles, alignées au cordeau, entretenues avec le soin qu'on imagine. La terre blanche et crayeuse vaut de l'or ici. 
Je m'y suis promené pour la contempler et la sentir, essayer d'y comprendre ce qui en fait sa spécificité.


Mais bien sûr, tout n'est que géologie, et si l'on regarde la carte des 33000 hectares de vignoble d'appellation Champagne, c'es très morcelé et très étendu. Et surtout très peu, en fin de compte, eu égard aux quantités produites...





Faire du Champagne, c'est faire des mélanges, surtout. Et un savoir-faire exceptionnel. De toute façon, en règle générale, les plaisirs de la bonne chère exigent un grand professionnalisme.
Que ce soit en cuisine ou en viticulture, ou même dans d'autres spécialités plus légères, la tradition française excelle dans l'art de se faire plaisir.

14 août 2013

Vous avez dit pénible ?

Notre premier ministre s'est offert une incursion dans le milieu des constructions de tunnels, c'est un scoop, et la ministre qui l'accompagnait à 5h du matin, Marisol Touraine avait vraiment l'air d'être tombée du lit.
 Je ne sais pas s'ils se lèvent souvent à cette heure pour aller bosser, mais c'est un bel effort que je salue. Ce qui me fait sourire , ce sont toutes les années de travail en moins auxquelles je pourrais prétendre. Dans le sujet télévisé sur les métiers pénibles et leurs exemples, je m'aperçois que je les ai pratiquement tous faits...
Eboueur à mineur travaillant de nuit dans la poussière des tunnels et exposé au produits toxiques et aux explosions journalières, mécanicien d'engins oeuvrant en région polaire ou tropicale, routier-manutentionnaire à poseurs de câbles dans les égouts parisiens, monteur en grue ou échafaudages perché à des altitudes indécentes, tout cela à des centaines ou milliers de kilomètres de la maison,  je me demande si la position assise à un bureau ne constitue pas pour moi le summum de la singularité.
Mais la dangerosité n'est pas forcément là où on l'attend.
Il y a probablement plus de suicides dans les tours de la Défense que sur un chantier d'autoroute ou de pont à haubans. Les conditions de travail sont telles qu'il ne faut se méfier que de soi-même, des engins ou des intempéries. Surveiller ou conduire des machines bruyantes et potentiellement dangereuses n'est qu'une question de formation et de professionnalisme.
Elles sont prévisibles, elles, du moins quand elles sont bien entretenues.
Rien à voir avec l'atmosphère délétère dont j'entends parler dans les sociétés, où la course à l'efficience est la norme, où la guerre pour la promotion est totale.
J'ai fait peu d'incursions dans ce milieu à part une fois en Israël, dans la société où mon frère travaillait et où je faisais un stage d'informatique. Là, c'était assez convivial et j'avais apprécié.
Mais c'était une boîte américaine avec des objectifs et des méthodes complètement différents.
En France, le marché du travail saturé de gens en théorie hyper-compétents les oblige à une surenchère de compétitivité où ce ne sont que les meilleurs qui gagnent. Ou les plus impitoyables.
Dans les métiers manuels aussi, il y a de la concurrence, mais il est beaucoup plus facile de voir qui est compétent et qui ne l'est pas. Et la plupart du temps, il n'y a pas d'individualité, le travail d'équipe prime et la difficulté crée des liens plutôt que des divisions.
Les conditions même d'un travail à risque et éreintant font fonctionner la solidarité et l'entraide. Il faut se surveiller mutuellement et ne pas laisser un collègue se débrouiller seul quand on peut l'aider.
La pénibilité au travail est un concept qui est à analyser attentivement avant de faire des lois inadaptées.
Il  y a des métiers moins dangereux à priori que je n'aurais fait pour rien au monde...
Passer ses journées au téléphone à essayer de vendre des produits et se faire insulter, conduire un bus scolaire ou RATP en Ile-de-France, travailler dans un open space, caissier de supermarché, un élevage de poulets, employé à France-Telecom, la liste est infinie, il y a comme cela des métiers que je trouve épouvantables et il me suffit dans les moments difficiles d'y penser pour que j'apprécie mon parcours.
Au moins, j'ai appris des tas de choses, j'ai vu du pays et surtout vu ailleurs ce que sont vraiment de conditions de travail difficiles.
Et j'ai toujours dit que je n'ai pas fait des métiers pénibles, j'ai exercé des métiers physiques, nuance...

1 août 2013

Cathédrale de Nantes

J'ai pour habitude en me promenant de m'arrêter là où j'aime, même sur le chemin du retour. La cathédrale St-Pierre et St-Paul de Nantes a une importance particulière pour moi, des souvenirs y sont associés, et je ne  manque pas d'aller saluer les saints qui y vadrouillent encore certainement. Un ou deux cierges pour faire un souhait et de l'admiration pour celles et ceux qui participèrent à sa construction et sa rénovation.
Toutes les cathédrales me font réfléchir.
Tous ces édifices construits pour un Dieu (ou plusieurs) me fascinent. Les hommes ne se construisent pas des temples pour y habiter, sauf les mégalomanes, mais pour une entité réelle ou supposée, ils déplacent des montagnes.
Les plus grandes constructions sont dédiées à des Dieux. Il est légitime de se demander comment on peut créer de telles merveilles sur des convictions sans preuves, sur des croyances en général sans retour.
Mais chacun a remarqué qu'en cas de crise, celles-ci reprennent vie. Je ne parle pas de la crise normale, c'est-à-dire la vie quotidienne, mais de grands malheurs, de ceux que nos générations n'ont pas connu en dehors de drames personnels. Dans ces circonstances, la spiritualité revient à l'ordre du jour, les gens se tournent vers le Ciel.
Et c'était encore plus vrai lorsque les moyens de communication limitaient au village  les infos du jour et que les catastrophes mondiales ou européennes restaient lointaines et ignorées. Même une guerre mettait des jours avant d'être connue de tous.
Et encore...Lorsque je suis arrivé en Suisse en 2001, j'ai commencé à travailler sur un chantier de tunnel à Ferden, dans le Haut-Valais. Cette bourgade, ainsi que les trois qui se suivent dans la vallée, ne sont devenues accessibles par la route que dans le milieu du siècle, (je n'ai pas trouvé la confirmation) malgré le chemin de fer de 1906. Les habitants n'ont su qu'il y avait eu une guerre mondiale qu'en 1916. A mon avis, ils ne s'en portèrent pas plus mal...
Ce qu'on ne sait pas ne peut nuire. J'aime m'informer, connaître comment fonctionne tout ce que je vois, mais je me demande si la vie n'était pas plus "confortable" sans toutes ces connaissances.
Ce qu'on n'expliquait relevait du Divin, et il y avait tant de choses inexplicables.
Les seuls frustrés devaient être les scientifiques.
Maintenant, tout arrive à la vitesse de la lumière devant nos yeux, et tout est expliqué.
Nulle place pour le mystère, encore moins pour un Créateur.







Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...