26 novembre 2014

Collection d'art Rosengart de Lucerne

Rien ne vaut l'oeil pour admirer les oeuvres que je viens de voir...
La collection Rosengart.
Un musée Picasso où sont exposés ses travaux, peintures, sculptures par dizaines, un panel de tableaux de Renoir, Monnet, Modigliani, Braque, Pissaro, Cézanne et Matisse, entre autres.
J'en ai pris plein la vue, et pouvoir les observer de très près change l'opinion qu'on peut avoir de ces artistes.
Picasso, tout le monde connait ses ouvres décalées et chaque enfant se dit qu'il peut en faire autant.
Mais c'est tout autre chose quand on peut voir dans ce musée créé par des amis de longue date de Picasso, la progression d'une peinture ou d'une sculpture grâce à la photographie, immortalisé dans son travail par l'objectif d'un photographe célèbre.
Je n'ose imaginer, outre la valeur artistique de ces créations, le prix que pourrait représenter une seule de ces peintures, sachant qu'avec juste celle ci-dessous, un gagnant de l'euromillion aurait bien du mal à l'acquérir.




































25 novembre 2014

Lucerne, Suisse.

Le lion mourant.

Lucerne 

 Je n'ai malheureusement pas pu profiter du soleil lors de ma visite de la ville, ou plutôt de la partie la plus emblématique. 
La falaise avec le lion, le "Löwendenkmal", creusé dans la falaise de granit est impressionnant par sa taille t par le travail que cela a dû représenter. Ci-dessous, l'histoire de cette sculpture magnifique qui illustre un période méconnue de l'histoire de France.
Il est courant, malheureusement, de voir que la mémoire d'un pays oblitère parfois des faits qui ne plaident pas en sa faveur...
Des hommes sont morts pour défendre un pays et un roi qui n'étaient pas les leurs.
Depuis le début du xviie siècle, un régiment de mercenaires suisses sert dans le cadre de la Maison du roi de France. Le 6 octobre 1789, le roi Louis XVI est contraint de déménager avec sa famille du château de Versailles au palais des Tuileries à Paris. En juin 1791, il tente de s'évader vers Montmédy.
Au cours de la journée du 10 août 1792, les révolutionnaires prennent d'assaut le palais. Des combats éclatent spontanément après que la famille royale ait été exfiltrée des Tuileries pour se réfugier avec l'Assemblée nationale législative. Les gardes suisses, à court de munitions, sont débordés par des adversaires en nombre supérieur. Une note écrite par le roi, qui a été retrouvée, ordonnait aux gardes suisses de se retirer et de retourner dans leurs casernes, mais ceci fut seulement pris en compte après que leur position fut devenue intenable.

 Mis à part une centaine de gardes parvenus à fuir les Tuileries, les seuls survivants du régiment sont un détachement de 300 hommes envoyé en Normandie quelques jours auparavant.

Les officiers suisses figurent parmi les gardes tués, bien que le major Karl Josef von Bachmann — aux commandes des Tuileries — a été formellement jugé et guillotiné en septembre, toujours vêtu de son manteau d'uniforme rouge. Deux des officiers suisses qui ont survécu ont atteint un grade supérieur sous Napoléon.
L'initiative de créer un monument est prise par Karl Pfyffer von Altishofen, un officier des gardes qui se trouvait en congé à Lucerne à l'époque des événements. Il commence à recueillir de l'argent en 1818.

Le projet est dessiné par le sculpteur danois Bertel Thorvaldsen et taillé en 1820-1821 par Lukas Ahorn, dans la falaise d'une ancienne carrière de grès près de Lucerne. Il mesure dix mètres de long sur six mètres de haut. (Wikipedia)



 Le Kapellbrücke est le plus ancien et, après celui de Bad Säckingen, le plus long pont couvert en bois d'Europe. Il s'étend sur l'embouchure de la Reuss dans le lac des Quatre-Cantons sur une longueur de 204 mètres. Sa construction remonte à 1333 et relie l'ancienne cité de Lucerne avec la nouvelle partie de la ville. On pense que le bois utilisé provient de crues importantes qui eurent lieu sur la région du Pilatus et qui avaient emporté les matériaux jusque dans la ville. Le pont figure dans la chronique d'Etterlin en 1507 ce qui permet d'avoir une estimation de sa forme à l'époque1.

Le pont était au départ plus long et reliait également la Peterskapelle avec la Hofkirche. En 1741, la crue de la rivière Krienbach endommagea quatre piliers du pont. Affaibli, l'ouvrage s'était en partie effondré. En 1835, il fut également raccourci. En 1869, le pont faillit être détruit suite à une demande au gouvernement qui visait à limiter les risques d'inondation. Les initiateurs du projet invoquèrent des problèmes d'écoulement des eaux, engendrés par le pont couvert. Le conseil municipal de la ville réussit à repousser cette demande et conserver ce patrimoine culturel. Le pont a été encore raccourci en 1898 lors de la construction d'un quai sur les rives du lac.

Le 18 août 1993, un incendie vraisemblablement provoqué par une cigarette se déclara sur le pont. Le sinistre détruisit une bonne partie de l'ouvrage, dont 78 des 111 peintures. Le pont fut reconstruit à l'identique et inauguré le 14 avril 1994.


23 novembre 2014

Balade helvétique, suite...

Programme des jours à venir

Toujours en territoire helvétique, je commence non pas à prendre mes marques, puisque je change régulièrement d'hôtel, mais à m'habituer provisoirement à cette vie de nomade privilégié.
Privilégié, car je pourrais, à l'instar des employés de STO en France, résider dans un wagon aménagé à côté de mon travail.
Mais je suis dans des hôtels corrects, et surtout équipés d'une connection internet de qualité qui me permet de rester en contact et de travailler sur mon Mac.
Je rentrerai probablement le 15 décembre et en attendant, voici ci-dessus mes zones de travail durant les vingt jours à venir. Je suis à Lucerne depuis trois jours et je papillonne autour jusqu'à Konstanz comme avant-hier.
En cliquant sur le lien:"plus d'options", on peut voir mes prochaines destinations.

17 novembre 2014

Hollande en Nlle-Calédonie...

Ou comment dire aux Français de l'autre bout du monde:"Qu'est-ce-que j'en ai à foutre de votre île?"
Je me demande s'il a suivi l'histoire de ce territoire que je connais assez bien, j'y ai vécu un moment en 1983, mais qui a bien changé...J'y suis retourné en 2008 avec mon fils et j'ai été fort déçu.
La première fois, j'y suis allé surtout pour faire le jeune désoeuvré, revenant de treize mois d'hivernage en Terre Adélie, et plutôt désireux de faire la fête et de profiter du soleil du Pacifique Sud. Mission accomplie, et ce fut, avec le recul, une bonne idée de faire cette folie.
Ce serait un très grand luxe de refaire la même chose maintenant et je n'ai plus le même âge. Aucun regret,  car la suite montra que ma vie ne fut plus du tout aussi amusante et exempte de soucis comme j'avais pu le connaître à cette période.
Le retour sur place était le fruit d'une longue réflexion sur la raison qui m'avait fait quitter le caillou au bout d'un an, alors que j'aurais pu faire carrière dans les mines de nickel.
Ce voyage sur place 25 ans plus tard m'a réconcilié avec le grand sentiment de regret que je trainais derrière moi. Je n'ai pas retrouvé ce dont je me souvenais, la magie et l'ambiance de 1983, malgré les évènements qui s'y déroulaient à l'époque.
Juste un petit bout de France avec les mêmes comportements incohérents et destructeurs qui en font la particularité.
Des bâtiments qui avaient poussé comme des champignons et, semble-t-il, dans le plus grand désordre. Contrairement à l'Australie que je venais de parcourir rapidement et dont j'avais visité la grande Barrière, celle de Nouvelle-Calédonie était laissée sans surveillance particulière et à la merci des touristes destructeurs et ignares de la fragilité de la faune et de la flore.
Le reste de l'Île était à l'avenant, parcourue par des véhicules pourris en fin de vie, bas de gamme pour la plupart, le centre de Nouméa laissé plus ou moins à l'abandon, pour ce que j'en ai vu, sillonnée par des canaques imbibés d'alcool, et vindicatifs. Au moins, cela n'a n'avait pas changé avec les Mélanésiens. Ils étaient aussi violents que dans mon souvenir.
François Hollande arrive dans ce territoire pour une visite éclair, louant nos ressortissants du bout du monde et félicitant nos avoirs en matière de gisements et la technologie qui fait de cette mine la troisième en tant que fournisseur de nickel dans le monde.
Il a pris soin de ne froisser personne, laissant aux Calédoniens le soin prendre la décision de l'indépendance, ce qui, à mon humble avis, serait une belle erreur. Le territoire comprenant les mines, les eaux territoriales est gigantesque , et déjà l'Australie et le Canada lorgnent dessus.
Les fortunes locales sont colossales et les spéculations lucratives sur le marché du nickel promettent de beaux jours aux investisseurs et font déjà des heureux..
Tout comme la Polynésie, les distances font de ces territoires un endroit rêvé pour y magouiller à loisir, jouant des permis de construire et des autorisations comme un territoire féodal laissé à la discrétion de son seigneur.
Jacques Lafleur y a construit un empire, sa fille continue, et ce sont ses possessions que j'ai découvert, éberlué, sur l'anse Vata, une page autrefois magnifique, maintenant, envahie de complexes de dix étages en bord de mer..

C'est pour cette raison que je ne regrette pas de ne pas y être resté. Et comme toutes les îles, on en fait le tour assez vite. Il faut avoir les moyens de posséder un bateau, une belle résidence et prendre le temps de parcourir l'océan alentour. Alors là, ce peut être une bonne idée de s'y installer.
Mais surtout, revenir en métropole de temps en temps.

16 novembre 2014

Mont Rigi


Quand je suis revenu dans la région hier, ce fut sous des trombes d'eau, transformant le terrain ou nous devions travailler en immense bourbier. La pluie a duré la nuit entière et c'est sans grande illusion que je suis parti me coucher. 
A mon réveil, j'ai eu le plaisir de voir le soleil au milieu de quelques nuages épars. Du coup, je suis parti voir ce qui faisait de cette région l'une des plus réputées de Suisse, et par conséquent, du monde asiatique. Et cela n'a pas loupé, ils sont là-haut...
Cela a commencé par une reconnaissance sur Google Maps, pour savoir ce qu'il y avait à voir et comment y aller. J'ai trouvé des stations de téléphériques qui pouvaient m'emmener en haut de cette montagne très particulière...
Déjà, elle est très accessible par des chemins de randonnées et elles habitée jusqu'en haut. Il y a des bains thermaux et le plus étonnant, c'est en montant que je le vois: elle est constituée entièrement de galets de rivières cimentés entre eux par du calcaire....

Géologie: Il y a environ 5 millions d’années, le plissement alpin soulevait ici même les vieux sédiments de la Reuss originelle. Les galets arrondis par la rivière sont bien visibles dans la roche (Nagelfluh = molasse). Lors des périodes glaciaires, l'énorme couche de glace atteignait jusqu’à 1000 mètres d'épaisseur. Elle a ainsi façonné les vallées et les lacs. En saison de mer de brouillard à une altitude d'environ 1000m, il est aisé d'imaginer voir cette étendue de glace jusqu'au Jura. À présent, le Rigi forme une «île» avancée, à l’orée des Préalpes, ce qui offre une vue exceptionnelle. Par temps clair, on voit la moitié de la Suisse, les Alpes, le Jura, la Forêt noire et les Vosges. 

Et c'est vrai que la vue est exceptionnelle








7 novembre 2014

Le Gotthard, Gran Gottardo.

Me revoici en Suisse, mais cette fois dans un endroit où je ne suis jamais allé, en l'occurence le Tessin, partie italienne helvétique, et qui donne vraiment l'impression d'avoir franchi les Alpes.
Nous sommes arrivés avec la neige, en très grande quantité, et qui m'a fait craindre un instant  de rester bloqué en des endroits comme le tunnel routier du Gotthard ou le train de la passe de Furka. Disons dans les accès à ces endroits, puisque un fois sur le train avec la voiture, tout roule. Et je suis content de la mienne, qui, contrairement à l'ancienne Mercedes, se comporte excellemment sur les routes enneigées. Il faut avouer que je n'étais pas chaud pour venir me perdre au début de l'hiver dans ces contrées lointaines, et avec des horaires qui me laissent peu d'espoir de rentrer avant plusieurs semaines.
Mais après quelques jours d'adaptation, cela m 'a rappelé que quand je suis venu en Suisse et surtout avant sur le chantier du tunnel du Mt-Blanc, j'avais encore moins de repères et de moyens de subsistance. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, et je retrouve assez vite mes facultés d'adaptation à tous les climats et les circonstances.
J'ai quand même quelques exigences en rapport avec le confort et la connectivité, essentielles pour moi. J'ai arrêté de bosser dans des conditions plus que précaires il y a quelques années, et il n'y a aucune raison que je recommence.
Donc, je peux maintenant me concentrer sur mon job sans interférences psychologiques, et profiter des moments libres pour faire connaissance avec la faune et la flore de la région..
La neige est tombée en quantité, je l'ai dit, et maintenant, elle fond, ce qui génère quantité de cascades exceptionnelles et magnifiques. Ici, la roche est plus sombre car la roche est la plus vieille des Alpes. C'est le massif du Gotthard, qui fait partie des massifs cristallins du Permo-carbonifère, ère primaire...Ces roches éruptives et métamorphiques viennent du fond des âges et des entrailles de la Terre, révélées par l'érosion et les mouvements tectoniques( je suis allé à la pêche ici).
Demain, je retourne me balader en matinée car je bosse l'après midi et la nuit de samedi. Les autres suivantes aussi d'ailleurs.
J'aimerai bien vous montrer les chamois dont j'ai vu les traces... Mais c'est une autre histoire.







4 novembre 2014

Brig, Valais, Suisse

Me revoici dans ma contrée d'adoption...Je suis à Brig, dont je garde le souvenir d'un accident de travail. C'était en 2002 et je venais de commencer sur le chantier du tunnel du Lötschberg. Nous allions y passer quatre ans à traverser la montagne sous la célèbre Jungfrau. Après quelques semaines de travail, où je m'occupais à l'époque des tapis convoyeurs, j'ai eu la main droite malencontreusement happée par un tapis et il s'en est fallu de peu que je perde celle-ci. Heureusement, les médecins de l'hôpital de Brig ont fait du bon boulot, et après quatre mois de convalescence et de rééducation, j'ai pu reprendre le travail.
J'ai eu plusieurs opérations ensuite, mais j'ai attendu la fin du chantier pour effectuer l'opération finale qui m'a permis de retrouver toute la souplesse de mes doigts.
Voilà pour les souvenirs, et depuis, je n'ai rien eu d'aussi grave, heureusement.
Brig est du côté allemand du Valais, où la frontière se situe virtuellement juste après Sierre, avant Leukerbad, Loèche les bains en français.
Il n'y a pas de territoire tampon où les autochtones parlent les deux langues, comme souvent aux frontières des pays. A Sierre, tout le monde parle français, les rues et les commerces sont tous affichés dans cette langue, les commerçants ne parlent que la langue de Voltaire, et à quelques kilomètres de là, tout est passé dans le langage de Goethe. Et dans le Tessin, l'histoire se répète en italien.
J'aime assez le Valais, c'est le premier canton où j'ai vécu, les gens sympathiques et le soleil est très présent, la vallée du jeune Rhône bénéficie d'un micro-climat privilégié.
En ce moment, mes obligations professionnelles m'emmènent dans des endroits suisses que je ne connaissais pas, et à chaque fois, je vais de surprise en émerveillement.
Pourtant, cette période entre deux saisons où la pluie peine à devenir  neige n'est pas la plus favorable aux sorties et aux impératifs de mon travail plutôt en extérieur.
Il suffit de faire les quelques kilomètres qui amènent à l'altitude adéquate, et l'environnement se métamorphose.


Ce n'est pas le Valais, mais il faisait tellement mauvais que
j'ai attendu le soleil pour faire des photos...On est plus vers le Tessin, là.

Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...