7 mai 2012

Lucidité, mon oeil!

Quelques jours avant les élections, Nicolas Sarkozy faisait confiance à la lucidité des Français. De cela je doute fort, car si vraiment cela était vrai, il eut été réélu sans problème.
Plus de la moitié des électeurs qui se sont exprimés sont aveugles, ou bien miros.
La démocratie a parlé, mais le peuple n'a pas toujours raison sur certains sujets, j'en suis persuadé.
Dans une élection où une vision globale des affaires et des problèmes de la la France est nécessaire, chaque électeur voit plutôt sa situation personnelle et prend toujours des vessies pour des lanternes quand on lui parle futur ensoleillé et pouvoir d'achat augmenté.
Tout comme le soupirant fait miroiter monts et merveilles à sa dulcinée pour l'attirer dans ses filets, le candidat Hollande a promis des lendemains enchanteurs à ses électeurs.
Il est évident que dire à sa fiancée que les fins de mois seront difficiles, que l'épée de Damoclès du chômage plane au-dessus de sa tête, qu'elle va rouler en Panda, que la maison de ses rêves restera dans Archicad, que ses enfants deviendront peut-être drogués ou SDF, n'augmentent pas les chances d'obtenir sa main.
Mais dans la réalité, les conseillers du président Hollande devront bien lui dire la vérité.
Il aura deux solutions s'il ne veut pas couler la France: mettre ses promesses d'embauche et distribution d'argent à la trappe, et garder les personnels compétents en poste pour continuer la politique de redressement qu'avait commencé Nicolas Sarkozy, ou virer tout le monde, mettre ses amis absents du pouvoir depuis 17 ans et faire plaisir pendant un année, peut-être deux à tous les assistés du Maghreb et d'Afrique, ainsi qu'aux fainéants de tous bords.
La sentence viendra alors, il faudra payer et vraiment se battre pour s'en sortir, mais peut-être sera-t-il trop tard.
Mais bon, nous ne sommes que le premier du jour de gloire de Hollande, laissons-le jouir de cet état de grâce, je ne suis pas certain que cela dure longtemps.
La France est malgré tout un peuple de droite, avec quelques idées de gauche.
Si François Hollande a été élu, c'est parce que le phénomène anti-Sarkozy a été incroyablement violent et long.
Il suffit de feuilleter les unes de Marianne ou de Libé , entre autres, depuis cinq ans pour s'en convaincre.
Prendre un dirigeant par dépit et par rejet d'un autre est une grave erreur.
Nous mettons à la retraite un homme compétent ainsi qu'une équipe aguerrie. Les adversaires sont aux aguets.
Le visage de la guerre a changé, tout se passe sur le plan économique, mais les méthodes sont les mêmes.
Je ne suis pas certain que Hollande, avec son charisme de Bisounours, ait les capacités d'un chef de guerre.
Mais il est là par la voix du peuple, laissons-lui une chance.
Maintenant, autre chose:
Je regarde en ce moment même les spéculations sur les personnes qui constitueront le gouvernement.
Là, ce sera son choix, et quand j'entends le nom des candidats, j'en frémis.
Madame 35 heures en premier ministre et Ségolène en challenger. Cette dernière, d'ailleurs, convoite plutôt la direction de l'assemblée nationale.
Je rêve...Vous savez ce qui m'embête le plus?
C'est de voir sa tête de poissonnière ou d'entendre ses inepties habituelles pendant 5 ans encore...
On verra si Manuel Valls fera mieux que Guéant à l'intérieur. Des milliers de clandestins  en ont les larmes aux yeux, j'en suis sûr.
Quant au vieux Fabius aux affaires étrangères, il pourra aller saluer ses chers amis de Nouvelle-Zélande, qui seront ravis de l'accueillir comme il se doit...
(Quand on va là-bas, si on est français, on nous fait obligatoirement visiter l'épave du Rainbow Warrior).
Vu sur France-Soir

Au niveau des ministères régaliens, les hypothèses foisonnent. Manuel Valls, toujours considéré comme le plus à droite des socialistes, pourrait atterrir au ministère de l'Intérieur, à moins que Hollande ne lui préfère François Rebsamen, « monsieur Sécurité » de l'équipe de campagne hollandaise. Le ministère de la Défense paraît déjà attribué à Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne.
Le quai d'Orsay, où siège le ministre des Affaires étrangères, semble promis à Laurent Fabius, la Justice à André Vallini, l'Éducation à Vincent Peillon, les Affaires sociales à Marisol Touraine. L'Agriculture pourrait échoir à Stéphane Le Foll, le Travail à Arnaud Montebourg, l'Industrie à Michel Sapin, les Collectivités à Marylise Lebranchu, la Culture à Aurélie Filippetti.
L'objectif de rassemblement, promis par Hollande, imposera aussi d'ouvrir le gouvernement à des non-socialistes. La secrétaire nationale d'Europe Écologie – Les Verts, Cécile Duflot, pourrait ainsi gagner un ministère (Transports ?) tout comme Clémentine Autain, ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon (Écologie ?) et le radical Jean-Michel Baylet (Jeunesse et Sport ?)
Il y en a encore d'autres, beaucoup d'autres, présents sans relâche aux côtés du candidat socialiste durant toute la campagne, tel Bernard Cazeneuve, Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho, Claude Bartolone, Fleur Pellerin, Jean-Marie Le Guen, etc. Ceux-là pourraient bien se voir confier quelques secrétariats d'État. Mais il ne s'agit encore – évidemment – que de suppositions...
Allez, comme je le disais hier, au boulot, les gars, la France a besoin de vous...

5 mai 2012

Et voilà...

C'est demain le grand jour, celui où la moitié de la France va être déçue, et l'autre jubilatoire.
Que pourrais-je dire pour décider les derniers indécis à rejoindre ce que j'espère être la majorité.
 Cette semaine, je l'ai passé à essayer de convaincre des personnages issus de la tranche ouvrière et fonctionnariale du secteur des transports.
Pour eux, la question ne se pose même pas, voter Sarkozy relève de la haute trahison.
 Je doute même qu'ils aient eu l'occasion, dans leur vie quotidienne et professionnelle, de rencontrer un adhérent UMP comme moi.
 Pour eux, ayant voté Mélenchon au premier tour, je n'aurais même pas du travailler dans le même espace sidéral qu'eux. J'ai entendu les invectives habituelles, sur les pertes de pouvoir d'achat et de retraite, de prélèvements indus et de primes oubliées ou passées à la trappe
. Il m'a semblé opportun de leur rappeler qu'ils étaient mal placé pour se plaindre , eux qui étaient privilégiés parmi les protégés de la République. Ils ne partent toujours pas à 60 ans en retraite, mais avant, et depuis Les dernières élections, il ne me semble pas que leur statut soit moins à envier.
 Ceci dans l'hypothèse où quelqu'un ayant envie de vraiment participer à l'essor de la France voudrait leur envier leurs carrières.
 Pas moi en tout cas.
 Mais je ne veux pas me mettre à dos des gens avec qui je bosse souvent, et je mentirais en prétendant qu'ils sont tous à mettre dans le même sac.
 Mais de ma rencontre avec eux j'ai retenu une chose: C'est que la désinformation, la propagande marchent bien.
 Très bien même.
 Et les pressions internes contre les dissidents de l'entreprise qui s'aventureraient à ne pas penser de même sont énormes.
Je suis certain, que beaucoup de personnes ont voté et voteront pour le canditat-président.
 Le secret des urnes est une bonne chose, on verra si la lucidité supposée des français fera la différence.

1 mai 2012

1er mai, fête du compte à rebours.

En ce jour où normalement, je devrais être au Trocadéro, je suis en balade entre Brive et Vierzon...C'est déjà bien que je me rappelle où je me trouve...
Voyez plutôt:
En une semaine, je suis allé de Castelnaudary à Lausanne en passant par Bordeaux, puis retour à Toulouse, Montauban, de nouveau en Suisse chez moi vendredi dans la nuit.
Dimanche matin, direction Paris, je repars le lundi pour Brive et aujourd'hui, je vais à Vierzon passer la nuit. Demain, me voici reparti à Rambouillet.
Je vais m'amuser à faire une carte de mes déplacements depuis le début de l'année, ça va ressembler à celle des candidats, à mon avis...
Ceci m'amène à une observation évidente, au fil de mes voyages et conversations. La France est un bien beau pays, les gens sont heureux, mais ne s'en rendent pas compte, aveuglés qu'ils sont par les œillères de leur propre échelle de valeur.
Se rendent-ils compte que tout ce qui fait le confort de leur existence est le fruit du travail de leurs aînés?
Trois rassemblements dans la capitale, avec des participants qui ont tous une carte d'électeur, une carte d'identité française, mais une vision de la future France tout à fait différente. De l'actuelle aussi, d'ailleurs.
Certains syndicats, toujours dans leurs espérances de France égalitaire, qui n'ont pas encore compris la chute du communisme et pensent, sous l'égide de Mélenchon le tribun, que tout est possible avec le drapeau rouge.
Qu'on peut gagner suffisamment d'argent rien qu'en faisant des manifestations et en réclamant des indemnités, sans contreparties?.
Si on prend des initiatives, qu'on veuille être patron, et qu'on réussisse, c'est qu'on passe de l'autre côté, avec notre nouveau pouvoir d'achat.
C'est quoi un syndicaliste? C'est un homme qui se bat contre le patronat, essayant d'améliorer les conditions de salaire et de travail de ses camarades , mais c'est aussi un râleur qui prend bien soin, avant de faire grève, de ne pas risquer de perdre son précieux emploi qu'il met tant de hargne à dénigrer.
Un gars comme j'en ai connu dans l'usine RVI de Blainville, travaillant à la chaîne depuis 20 ans, pas assez ambitieux pour monter en grade, et pas assez d'aplomb pour partir et chercher un emploi qui lui plaise.
Je sais que je fais fort en disant ces mots et que ce n'est pas si simple pour beaucoup de gens de quitter leur travail.
Que d'un autre côté, les patrons ne jouent pas le jeu, souvent, comme on peut le voir dans d'autres pays. Ils se contentent de payer leurs employés au tarif "syndical", et non pas en fonction de leurs possibilités et de leurs bénéfices. Voilà l'opinion que j'ai maintenant de ces gens, qui souvent, ont des emplois sûrs dans de grosses entreprises, ou des postes qui leur permettent en toute impunité de nuire à la quiétude de leurs compatriotes. Voire même de les empêcher de travailler eux-même, le comble!
Ceux-là veulent le changement pour eux -même, d'abord, pas pour leurs enfants qu'ils vont gravement mettre dans la mouise.
"L'oisiveté est mère de tous les vices", cette citation me vient à l'esprit.
Et que m'apprend-elle?
On travaille moins, on a du temps libre, et que fait-on quand on a rien pour s'occuper, on réfléchit à son sort, et on finit par croire qu'on est à plaindre.
Un homme débordé ne se plaint pas, il n'a pas le temps.
Le progrès, ce n'est pas de travailler moins, c'est de travailler mieux. Beaucoup de gens travaillent longtemps, ont de grosses journées, mais si le métier plaît et que le jeu en vaut la chandelle, quel est le problème?
Je veux que les gens aient le choix de leur vie.
Si certains privilégient la vie de famille, d'autres ne s'en satisfont pas et trouvent leur équilibre dans le travail. Pendant ce temps-là, des millions de travailleurs dans le monde bossent comme des tarés et rattrapent à grande vitesse notre (ancien)style de vie.
Ensuite, avec les milliers d'euros gagnés, ils viennent au zoo de France, admirer ce que les ancêtres de ces drôles de français savaient faire.
Bientôt, on va se retrouver dans le même état que les égyptiens à montrer aux touristes notre gloire passée, nos seules ressources venant de ce secteur...
A l'Opéra, Marine, elle, se rend bien compte du phénomène et a quelques bonnes réponses à l'état dans lequel nous nous trouverons. Pas tant que ça, mais en tout cas, rien à voir avec la politique molle et presque liquide de la gauche hollandienne.
Mais sa "haine" viscérale du pouvoir en place, apprise depuis des décennies auprès de son père, lui obscurcit l'esprit.
De leur côté, de mon côté aussi, les sympathisants du président, sommes plus lucides sur la situation exacte de notre pays.
Pourquoi y-a-t-il tant de travailleurs acharnés, d'ambitieux, de personnes aimant la culture et l'histoire?
A gauche aussi, il y a de tout ceci, mais la différence, c'est l'utopie, elle n'existe plus, elle est morte.
Nous savons lire les erreurs du passé, y réfléchir et tenter de ne pas les reproduire.
Mais la constante que je retrouve, c'est le travail, la tâche, le labeur, le moteur de toute satisfaction.
Nous sommes fiers du travail accompli, nous aimons profiter des choses que nous procure le fruit de notre labeur.
La meilleure façon de profiter de la vie, c'est de se la construire soi-même, pas en demandant à l’État de pourvoir à ses besoins.
Encore une fois, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais c'est quoi la vie, sinon un combat? Si tout le monde accepte cet état de fait et participe au bien commun, on sortira de l'impasse.
Quoiqu'il en soit, les deux choix qui se proposent à nous amèneront de toute manière les français à faire des sacrifices.
Par contre, la posologie sera différente.
Nicolas Sarkozy nous propose un plan que nous élaborons nous-même, qui nous permet de garder la main sur notre avenir.
Par contre, à ignorer l'évidence, ce sera dans les pleurs et les grincements de dents avec Hollande, d'ici un an ou deux, que nous aurons à faire face. Peut-être plus rapidement, selon le bon vouloir des vautours qui n’attendront que le moment de passer à table. Mais il y a un hic.
Si le président est réélu, le traitement sera vécu comme un échec, et quoiqu'il fasse, les critiques actuelles ne seront que berceuses d'enfants à côté de celles qui l'attendent.
Tous ses adversaires s'accorderont pour lui chercher noise et l'enfoncer. Parfois, je souhaiterais presque que Hollande passe pour prouver à tous ses sympathisants combien cet homme est incompétent Voir l'état des finances de la Corrèze.
Et s'il est battu, il aura beau jeu de dire que lui aurait mieux réussi.

29 avril 2012

Elysée 2012...La messe est dite, pensez-vous?

"Dans un point de l'espace inaccessible aux hommes, Il est un autre monde, un élysée, un ciel".

[Lamartine, Mort de Socrate] 

Je n'ai pas écrit depuis le premier tour sur les élections, je voulais laisser passer quelques jours pour voir l"évolution de la campagne et laisser de meilleures plumes se charger d'en commenter les derniers potins.
Si on écoute les gens bien informés, les sondages et les ragots, il semblerait que oui, la France changera de président le 6 mai prochain.
Vous croyez? Moi non.
J'ai déjà écrit que la France était mal habitée, que la mentalité française est autiste.
Mais les premières impressions que j'ai ressenties au soir du premier tour ont été plutôt du soulagement.
Bien sûr, Nicolas Sarkozy ne sort pas vainqueur, mais les idées de ce trublion de Mélenchon n'ont pas trouvé preneur, à part dans les rangs de la SNCF, et parmi les décombres de la CGT. Pas plus que les autres petits joueurs.
Seule, Marine tire son épingle du jeu, et contrairement à d'autres, je ne pense pas que ce soit un vote de protestation ou de rejet.
De plus en plus de gens sont d'accord avec les arguments qu'elle invoque et que je précisais en début de mois, sur l'immigration, les abus et les cadeaux faits aux assistés.
Ce n'est pas de la colère, c'est un fait.
Je ne suis pas au front national, mais il faut avouer que la mentalité a changé, et que le parti est plus fréquentable. Moi, je pense qu'il ne faut pas les rejeter. Nous avons beaucoup de points en commun.
Mais eux aussi doivent arrêter d'être contre tout ce qui est au pouvoir et qui n'est pas des leurs.
Ne hurlez pas avec les loups.
A écouter jour après jour, mois après mois les dizaines de personnes que j'ai rencontrées par le biais de mon travail, à lire les journaux depuis que le président occupe son poste, j'ai pu constater que le travail de désinformation, de médisances, calomnies et autre gracieusetés a porté ses fruits.
Je n'ai jamais vu autant de haine et de volonté de détruire que dans cette campagne et même depuis 2007.
Normalement, quand on fait un travail de dirigeant, on reçoit des compliments si ça fonctionne, et même si ça ne fonctionne pas, on est remercié pour les efforts fournis.
Dans le cas présent, il suffit de voir l'état dans lequel se trouve  nos voisins pour comprendre à quoi nous avons échappé.
24 % de chômage en Espagne, la Grèce en faillite, l'Italie aux abois et nous qui vivons comme avant, indifférents aux problèmes qui hantent nos voisins.
Personne, à part les partisans du président sortant, n'a l'air de comprendre que les qualités de celui-ci, qu'on a injustement décriées, en l’occurrence son hyperactivité, ont été une bénédiction dans la période difficile que nous traversons.
Nous l"avons vu sur tous les fronts, dans tous les endroits où il a fallu se battre pour nos compatriotes.
Et ce, sous les lazzis et les quolibets, faisant le bonheur des humoristes et imitateurs, critiqué et malmené dans nombre de magazines et quotidiens.
Je suis toujours impressionné par sa capacité à continuer à aller de l'avant malgré cette adversité incroyable.
En ce moment même, au journal télévisé, il est en train de vanter les qualités de ce peuple qui le critique tant.
Il a, comme je l'ai dit il y a quelques jours, une vision globale, celle qu'il faut pour se détacher des sentiments qu'on peut ressentir après des attaques personnelles.
Je voudrais tant croire que le président est sincère quand il dit que les français sont lucides.
Il est mieux placé que moi, en tout cas, pour émettre un avis là-dessus.
Ça, on le verra la semaine prochaine...

24 avril 2012

Montauban

Le siège de Montauban

Vous connaissez l'expression:"faire les 400 coups"?
Eh bien, c'est ici qu'elle est née, lors du siège de Montauban le 17 août 1621 .
Le 17 août 1621, Louis XIII et le connétable (le duc de Luynes) installent leur quartier général dans le château de Piquecos, à une dizaine de kilomètres au nord de Montauban, d'où ils dirigent le siège à la tête d'un troupe de 25 000 hommes et de 38 canons, faisant face à 6000 montalbanais armés de 40 canons et 32 couleuvrines.
De leur château, le roi, alors âgé de 20 ans, dispose d'une vue imprenable sur la ville de Montauban.
En arrivant en ces lieux, le roi n'a oublié ni ses plus fidèles conseillers militaires François de Bonne de Lesdiguières, François de Bassompierre, Henri de Mayenne, ni ses chiens de chasse. La prise des villages alentour ayant été accomplie, le siège de la citadelle peut commencer.
Ce que le duc de Luynes ne sait pas encore, c'est que les Protestants sont bien préparés : la récolte de l'été a été bonne, et le bétail a été rapatrié à l'intérieur de la cité.
Le matin du 17 aout, les guetteurs montalbanais voient arriver les premiers soldats provenant du village de Loubejac. De Luynes entend mener un siège très classique : des canonnades régulières s'effectueront en même temps que des sapeurs creusent des tranchées vers les murailles de la ville.
Les protestants montalbanais, qui sont commandés par d'Orval, Alexander Du Puy et le duc de La Force, mettent en place une défense acharnée de la ville, motivée par la foi religieuse.
Tous les jours, les treize pasteurs de la ville haranguent leur troupe, tout devient alors signe de protection divine : un arc en ciel après une tentative d'assaut infructueuse des Français, deux boulets tirés de extrémités opposées de la ville se cognent en l'air.
 Le Bret, historien montalbanais, pointe aussi le rôle des femmes qui ont eu un rôle actif lors du siège, telle une jeune fille qui coupe les doigts d'un assaillant alors qu'il monte à l'assaut des murailles avec une échelle ; ou encore Guillaumette de Gasc, qui après avoir tué deux officiers ennemis avec une pique, meurt d'une décharge de mousquet.
 Les assauts face aux solides murailles montalbanaises et à une population survoltée, s'avèrent aussi inutiles que gourmands en vies humaines : Le 27 aout, un assaut donné au bastion du Moustier laisse 600 soldats royaux à terre, et le 4 septembre, un assaut sur la rive gauche du Tarn (faubourg Villebourbon) laisse 300 morts, dont le marquis de Thémines.
Le 16 septembre, Mayenne est blessé à mort d'un éclat de plomb dans l’œil. Les sorties des soldats montalbanais, fréquentes et meurtrières, seront telles des épines dans le pieds des soldats royaux. La peste, fréquente à l'époque parmi la soldatesque, fait aussi des ravages dans les rangs royaux, et sera pour beaucoup dans la décision de lever le camp.
D'après la légende, Louis XIII, espérant encore une reddition rapide, ordonne une nuit d'octobre de faire tirer simultanément quatre cents coups de canon sur la ville.
Mais cela ne vient pas à bout de la défense montalbanaise. Les arrières de l’armée royale sont de plus harcelées par Henri II de Rohan basés dans la région de Renyès.
Après des tentatives de négociation avortées entre le duc de Luynes et Rohan, Louis XIII se voit contraint de lever le siège le 13 novembre 1621 et de gagner Toulouse, après avoir mis le feu aux installations de siège et aux villages alentours, dont le château de Montbeton.
 Mais le roi ne s'avoue pas vaincu. L'année suivante, il revient dans la région en changeant de stratégie, préférant s'attaquer aux cités environnantes. Il prend Nègrepelisse, puis Saint-Antonin-Noble-Val, en juin 1622.
 Montauban se retrouve alors isolée dans sa propre campagne, et les consuls de la ville sont de plus en plus enclins à négocier avec le roi.
 La prise de La Rochelle en 1628 confirme le choix des consuls, et le 20 août 1629, la ville signe sa reddition au cardinal de Richelieu, sans pour autant avoir perdu de siège.
Dès lors, les autorités catholiques mettront un point d'honneur à recatholiciser Montauban, notamment par la construction de la cathédrale Notre-Dame, puis plus tard par une répression du culte protestant.



Observez la souche au milieu
Centaure mortellement blessé
Monument aux morts 1870
Impacts de boulet datant du siège
Choeur de la cathédrale 

22 avril 2012

Sculptures en Aquitaine.

Poterie Gradignan
Ces derniers jours, par hasard, je passe devant un vieux four bouteille de dix mètres de haut et devant lui, une sculpture étonnante.
Elle représentait une femme et son pot à la rivière, dotée d'un arrière-train gigantesque, mais dont les proportions restaient agréables à l’œil, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer.
Je m'arrête et je pénètre dans un atelier de poterie, avec ses petits tours, une dizaine.
Nous voici accueillis,  mon amie et moi, par un homme d'une soixantaine d'années, barbu et fortement sympathique, pourrais-je dire, tellement son sourire était avenant.
Nous apprécions et savourons cet instant rare de nos jours de la part d'une personne inconnue.
Il nous fait la visite de l'atelier, nous expliquant qu'il forme des personnes de tous âges à l'art de la poterie, nous présentant les œuvres de ses élèves.
Évidemment, la question que nous posons porte sur la femme à l'extérieur, et il explique que cela est venu par hasard, par petites touches et nous invite à rentrer dans une autre salle.
Et nous voici devant un autre four, désaffecté mais imposant, dont l'intérieur est vitrifié par la chaleur intense qui régnait là lors des cuissons-1200°C-.
Quelques œuvres sont là, magnifiques, dont je n'ai pu rendre grâce malheureusement, avec mon petit appareil photo.
J'en ai même ratées, mais je reviendrai avec un matériel digne de la qualité des objets que j'avais devant moi.

Source de vie




Il s'appelle Alain Denis, au fait. Cliquez sur le lien pour contempler quelques œuvres originales

20 avril 2012

Cité de l'espace-Toulouse

Toulouse abritant le siège de nombreuses entreprises en rapport avec l'aéronautique, le spatial, l'armement et la haute-technologie, je me suis dit qu'une petite balade au centre spatial s'imposait. Ce doit être le dernier que je n'avais pas vu en France, après Le Bourget et Kourou.
Malheureusement, je n'ai pas découvert grand-chose de nouveau, à part les maquettes grandeur nature de Mir, de lanceurs, satellites et réservoirs.
Ce site, me semble-t-il, est plus dédié à l'enseignement, la vulgarisation à des fins scolaires et ludiques. Rien de transcendantal, ce qui est étonnant pour un musée de l'espace, mmm?.....Même le cinéma Imax, impressionnant comme à son habitude, ne m'a pas montré un film inédit...Hubble 3D. Je l'avais déjà vu à la Géode au parc de la Villette.
Le temps m'étant compté, j'ai parcouru au pas de charge les allées envahies par des cohortes de bambins déchaînés, qui posaient des questions très pertinentes à des parents un peu débordés et dont les réponses frisaient l'ignorance la plus totale.
Pas tous, heureusement...


Mais comme le montre la vidéo ci-dessus, il n'est pas simple de faire appréhender par exemple à un enfant la taille de l'univers. Il faut un grand pouvoir d’adaptation pour admettre que la Terre, berceau de notre humanité et de la vie toute entière telle que nous la connaissons, n'est même pas un atome à l'échelle universelle.






Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...