29 octobre 2013

L'écotaxe anticipée

Taxe poids lourds
L'idée est bonne, le nombre exponentiel de camions que l'on voit sur nos routes est impressionnant, mais il aurait fallu que l'on pense d'abord aux alternatives possibles.
Je ne suis pas sûr que l'argent récolté va aller dans les caisses d'entreprises qui construiront des voies de ferroutage, des trains et des systèmes de transport de marchandises plus économiques et écologiques.
Non pas pour laisser la place aux voitures qui roulent pour la majorité sans passagers et la plupart du temps sans raison valable.
Je ne veux pas renouveler les inepties d'une assemblée nationale aidée par les lobbies pétroliers (hé oui, déjà...) des années 20 qui a fait supprimer les tramways et trolleybus sous prétexte que ceux-ci empêchaient la circulation des voitures.
Maintenant, alors que le réseau ferré superbement organisé est tombé en désuétude progressivement par l'abandon de l'entretien, les camions ont envahi le territoire routier mondial.
On va faire payer aux contribuables les inepties de politiciens, les envies de monopoles des grands constructeurs et jouer sur l'égoïsme latent des citoyens qui préfèrent prendre leur voiture plutôt que les transports en commun.
Je ne suis certainement pas le meilleur exemple à ce sujet, parcourant l'hexagone en long et en large depuis plus de dix ans, prenant le train régulièrement, mais mes impératifs de travail et d'horaires ne m'en laissent pas toujours l’occasion.
Cela me permet de constater le laisser-aller des infrastructures ferroviaires, construisant les lignes TGV et laissant à l'abandon les petites lignes régionales qui seraient tant utiles en cette période de disette générale.
Je vais me joindre à la meute qui hurle contre le gouvernement actuel, ce qui est la moindre des critiques que je puisse faire.
Je suis de plus en plus désolé, inquiet et soucieux de l'avenir de la France tel qu'il se présente. Les méthodes employées par les sbires de la majorité pour tenter de remonter les marches du progrès semblent complètement inadaptées.
Et quand une décision telle que l'écotaxe se présente, qui fera payer l'ensemble des transporteurs routiers, et qui à mon avis, est une taxe intelligente, le président recule dès la première protestation. Une hésitation inacceptable à ce niveau de pouvoir. De plus, j'ai appris que le prestataire  Ecomouv qui encaissera ces taxes n'est pas l'état, alors que les impôts doivent être perçues par celui-ci. Nul intermédiaire ne doit prendre sa dîme sur un impôt. Les frais de collecte sont faramineux, et, cerise sur le gâteau, une clause d'annulation de 800 M€ a été conclue en cas de rupture de contrat par les constructeurs des portiques.
Tout n'est que gabegie, manque de synergie et incompétence dans ce gouvernement.
Je ne parle même pas de Léonarda, une adolescente de 15 ans qui défie l'autorité en direct sur les chaînes de télévision, des lycéens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas, à savoir l'intégration des clandestins, et de tout ce qui se passe chaque jour sur le terrain de jeux d'un apprenti président, entouré de ministres passés de l'ombre à la lumière sans une once de préparation.
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7 octobre 2013

Après l'hypocrisie, l'incompétence.

Comme promis, je me lance dans l'autre sujet qui fâche, le travail dominical, pour lequel on cherche encore de faux prétextes pour sauvegarder un jour de repos que nous avons déjà. Seulement, il est morcelé.
Les 35 heures, la généralisation des emplois à mi-temps laissent beaucoup de temps libre à des travailleurs qui n'en demandent pas tant. Du moins une bonne partie. Ils préféreraient travailler avec des horaires normaux plutôt que de faire des horaires du genre 9:00-12:00---17:00-20:00, comme cela arrive souvent dans les grandes surfaces. On va chercher des poux dans la tête à des employés qui sont ravis de gagner plus d'argent un jour férié.
Quelle est la valeur du dimanche maintenant? Ce n'est plus pour aller à la messe ni pour le gigot de belle-maman. Les grandes surfaces sont les nouveaux parcs d'attraction.
C'est lorsque les horaires ont commencé à diminuer, que le gouvernement de Mitterrand a décrété que travailler moins ferait baisser le chômage, qu'on a commencé à marcher sur la tête. Tous les autres pays se sont mis au boulot, sauf nous. Du moins officiellement.
Car les travailleurs ne sont pas fainéants, mais pour s'en sortir, on travaille au noir, on fait soi-même ce qu'on aurait fait faire par un professionnel auparavant.
Et les arnaques ont explosé par la même occasion. Quand les temps sont durs, la débrouille est de mise.
L’hypocrisie et l'incompétence est de croire que les français vont rester à bronzer le dimanche ou buller dans leur petit jardin à se demander comment ils vont pouvoir s'en sortir. Il y a des dizaines de milliers de personnes qui bossent jour et nuit chaque minute de chaque année. Et cela  va continuer, évidemment.
Alors, pondre des lois iniques et invraisemblables à l'opposé du fonctionnement du reste du monde, c'est de l'aveuglement, et surtout de la bêtise.
Je travaille moi-même largement au-dessus des 35 heures, que je fais allègrement régulièrement en moins de trois jours, souvent la nuit, parfois le dimanche.
C'est un choix de l'entreprise, c'est aussi le mien. C'est aussi un impératif de compétitivité, de disponibilité aussi. Il y a des métiers qu'on ne peut exercer que quand les usagers dorment ou sont en repos.
Ceux-là même qui interdisent aux gens de travailler le soir ou le dimanche siègent des nuits entières à l'assemblée, alors que ce n'est, à mon avis aucunement nécessaire.
Laissez-nous avoir le choix de travailler selon nos besoins et nos capacités, pas selon un barème général complètement fantaisiste.

30 septembre 2013

Belle hypocrisie

Depuis le temps que je n'ai pas sévi sur mon blog, je reprends les rênes avec le sujet qui fâche, les Roms, qui ont déjà du mal à mériter la majuscule dans l'énoncé de leur nationalité, tellement ces personnages sont au-dessous de tout.
Que ce soit au niveau indépendance, hygiène, éducation, valeurs éthiques et respect d’autrui et de soi-même, ils ne valent rien. Pour parler poliment, il y a un défaut de fabrication chez ces gens.
La France n'a pas vocation à accueillir tous les laissés-pour-compte de la nature, expression d'usage courant. L'hypocrisie à laquelle je fais allusion est celle de croire que tout le monde est sur la même marche à la naissance , "tous les hommes naissent libres et égaux devant la loi".
Oui, en France et dans la plupart des pays civilisés. Mais pas pour les Roms, d'origine bulgare et roumaine où la plupart des gens roulent en charrette et la paysannerie vit comme au moyen-âge.
Alors, pour l'égalité, vous repasserez...
Les organisations humanitaires bien-pensantes nous cassent les bonbons avec leur leitmotiv sur la solidarité. Mais la solidarité commence quand le respect est réciproque. Pas quand le vol , la prostitution, la mendicité et le trafic d'enfant sont élevés au rang d'art. Les enfants ne vont pas à l'école, mais sont des artistes du vol à l'astuce, comme ils disent en Suisse.
Je n'ai absolument aucune pitié pour cette population et les "sévices" dont ils se disent victimes depuis des temps immémoriaux ont tous la même raison. Ils sont inadaptables à notre société, ne savent pas se tenir, se vêtir et se laver, encore moins se loger. Ils vivent comme des rats, se nourrissant des déchets des agglomérations. Pourquoi les asiatiques, les orientaux et les africains sont plus capables de s'intégrer à notre style de vie?
Il n'est pas question de recueillir une population qui n'a aucune compétence, met ses enfants sur le trottoir, balade ses nourrissons de femme en femme assise devant les distributeurs bancaires.
Dont des parrains richissimes exploitent sans vergogne depuis le pays les profits générés par les larcins et les trafics.
Non, nulle commisération, nulle envie de les voir envahir nos contrées, il  n'y a aucun aspect positif à les fréquenter et les accueillir.
Que les pays d'où ils viennent les assument, au lieu de les exclure comme des parias. Ils les ont enfantés, qu'ils les gardent, ou les stérilisent (j'entends d'ici les hurlements outrés, mais il faudrait songer à cette solution dans pas mal de cas sociaux).
J'aurais pu encore continuer avec d'autres arguments, mais je ne suis pas tenté de perdre mon temps avec ce sujet. Je voulais juste exprimer ce que j'entends partout et les belles paroles de la Duflot ne font rien pour m'en dissuader. Comme le dit si bien le Figaro de ce matin, si Hollande en avait, il la virerait bien vite. Les raisons ne manquent pas.
Demain, je m'attaque au travail dominical, ça va être chaud, surtout avec mon métier...

23 août 2013

Reims, la ville des rois

Il n'y a pas que le Champagne en Champagne-Ardenne, il y a la cathédrale de Reims et ses couronnements de rois,  et de Louis le Pieux en 816 jusqu'à Charles X en 1825, 56 monarques ont été sacrés ici. Et ils ne l'ont pas tous été...
Combien pouvez-vous me citer de rois de France sur ce chiffre? Voir Wikipedia




Mais Reims a d'autres atouts. Une promenade bucolique dans les rues de la ville promet de beaux moments.


19 août 2013

Crapaud sédentaire.

Quel drôle de titre, non?...Mais je vais vous narrer une anecdote à propos d'un habitant du jardin de ma maman, ou de la descendance de celui-ci parce que je l'ai toujours vu ici .
Tout commence dans l'orifice qui est dans le sol, à côté du portail d'entrée, et où se trouve le compteur d'eau.
Et un crapaud.

Je ne crois pas qu'il y ait eu des fuites, mais il y a toujours de la condensation sur les tuyaux et l'humidité de ceux-ci suffit certainement à son bonheur.
Ce petit amphibien y habite depuis les années 70, et comme nous n'y voyions pas d'inconvénients, nous le laissions là, ne l'apercevant que lorsque le préposé venait relever le compteur. Nous l'accompagnions pour ne pas qu'il l'écrase ou par inadvertance ou par méchanceté.
Il se passait parfois des années sans que j'y pense, puisque je suis parti par-delà les mers à plusieurs reprises, et quand je revenais et que les circonstances me le rappelaient, j'allais voir si monsieur se portait bien.
Bon, jusque là, rien d'exceptionnel, ce ne sont pas des pythons ou un alligator de banlieue.
Mais l'an dernier, ma mère a fait faire des travaux sur la conduite d'eau, qui arrive maintenant dans la maison, ce qui est plus pratique.
Ce qui fait que le soupirail a été condamné, et une plaque de béton recouvre le trou.
Fin de l'épisode crapaud ? Pas du tout... Nous sommes en 2013, et si je compte bien, cela fait quarante-trois ans que nous avons ce locataires très discret.
Ce dernier samedi, je faisais quelques travaux de jardinage dans le jardin, plus précisément du débroussaillage afin de dégager le terrain. Tout pousse et n'importe comment.
A côté de la grille, donc pas loin de l'ancien compteur, que vis-je tranquillement en train de somnoler dans les ronces et le lierre? Un crapaud... Impossible de ne pas faire le lien avec notre vieux compagnon.
Du coup, je regardais s'il y avait un accès vers la plaque de béton, mais je ne trouvais rien.
Mon agression envers la végétation laissait le terrain sans ombre protectrice et je me suis dit que j'allais lui trouver un endroit plus propice.
Le terrain de ma mère jouxte des petits bras de la Seine, à peu près inextricables tellement la végétation est dense et ici c'est très humide. Je me suis dit que l'endroit serait idéal pour le crapaud  et qu'il allait refaire son univers dans cette simili-mangrove.
Je l'ai déplacé donc de quelques centaines de mètres et par-dessus un mur de deux mètres cinquante.
La surprise, c'est que le lendemain, quand je continuais mon petit ménage autour la maison, je retrouve mon sautillant locataire presque revenu près de son trou!
Je me demande encore comment il a retrouvé le chemin et surtout, surtout, comment il a sauté le mur...
J'ai d'étonnantes surprises avec les animaux ces-temps-ci!
L'araignée à bosses le mois dernier, le crapaud maintenant, que des bêtes charmantes et douées de capacités étonnantes.
Bon, comme je suis curieux, je viens de me renseigner, et les crapauds vivent 35 ans! Si ça se trouve, c'est le même depuis le début, et comme ils restent toujours à l'endroit où ils sont nés pour la reproduction, ceci explique cela. Ce n'est pas une exception, les crapauds sont bien sédentaires, et ils n'ont pas besoin d'une mare.
Bon, promis, je le laisse où il est, je ne vais pas l'obliger à refaire à nouveau un trekking !!!

18 août 2013

Epernay

Epernay, la ville du Champagne, le vrai, nectar magique synonyme d'évènement majeur  qui fait fondre les femmes et entraîne la fête. Les vignes sont belles, alignées au cordeau, entretenues avec le soin qu'on imagine. La terre blanche et crayeuse vaut de l'or ici. 
Je m'y suis promené pour la contempler et la sentir, essayer d'y comprendre ce qui en fait sa spécificité.


Mais bien sûr, tout n'est que géologie, et si l'on regarde la carte des 33000 hectares de vignoble d'appellation Champagne, c'es très morcelé et très étendu. Et surtout très peu, en fin de compte, eu égard aux quantités produites...





Faire du Champagne, c'est faire des mélanges, surtout. Et un savoir-faire exceptionnel. De toute façon, en règle générale, les plaisirs de la bonne chère exigent un grand professionnalisme.
Que ce soit en cuisine ou en viticulture, ou même dans d'autres spécialités plus légères, la tradition française excelle dans l'art de se faire plaisir.

14 août 2013

Vous avez dit pénible ?

Notre premier ministre s'est offert une incursion dans le milieu des constructions de tunnels, c'est un scoop, et la ministre qui l'accompagnait à 5h du matin, Marisol Touraine avait vraiment l'air d'être tombée du lit.
 Je ne sais pas s'ils se lèvent souvent à cette heure pour aller bosser, mais c'est un bel effort que je salue. Ce qui me fait sourire , ce sont toutes les années de travail en moins auxquelles je pourrais prétendre. Dans le sujet télévisé sur les métiers pénibles et leurs exemples, je m'aperçois que je les ai pratiquement tous faits...
Eboueur à mineur travaillant de nuit dans la poussière des tunnels et exposé au produits toxiques et aux explosions journalières, mécanicien d'engins oeuvrant en région polaire ou tropicale, routier-manutentionnaire à poseurs de câbles dans les égouts parisiens, monteur en grue ou échafaudages perché à des altitudes indécentes, tout cela à des centaines ou milliers de kilomètres de la maison,  je me demande si la position assise à un bureau ne constitue pas pour moi le summum de la singularité.
Mais la dangerosité n'est pas forcément là où on l'attend.
Il y a probablement plus de suicides dans les tours de la Défense que sur un chantier d'autoroute ou de pont à haubans. Les conditions de travail sont telles qu'il ne faut se méfier que de soi-même, des engins ou des intempéries. Surveiller ou conduire des machines bruyantes et potentiellement dangereuses n'est qu'une question de formation et de professionnalisme.
Elles sont prévisibles, elles, du moins quand elles sont bien entretenues.
Rien à voir avec l'atmosphère délétère dont j'entends parler dans les sociétés, où la course à l'efficience est la norme, où la guerre pour la promotion est totale.
J'ai fait peu d'incursions dans ce milieu à part une fois en Israël, dans la société où mon frère travaillait et où je faisais un stage d'informatique. Là, c'était assez convivial et j'avais apprécié.
Mais c'était une boîte américaine avec des objectifs et des méthodes complètement différents.
En France, le marché du travail saturé de gens en théorie hyper-compétents les oblige à une surenchère de compétitivité où ce ne sont que les meilleurs qui gagnent. Ou les plus impitoyables.
Dans les métiers manuels aussi, il y a de la concurrence, mais il est beaucoup plus facile de voir qui est compétent et qui ne l'est pas. Et la plupart du temps, il n'y a pas d'individualité, le travail d'équipe prime et la difficulté crée des liens plutôt que des divisions.
Les conditions même d'un travail à risque et éreintant font fonctionner la solidarité et l'entraide. Il faut se surveiller mutuellement et ne pas laisser un collègue se débrouiller seul quand on peut l'aider.
La pénibilité au travail est un concept qui est à analyser attentivement avant de faire des lois inadaptées.
Il  y a des métiers moins dangereux à priori que je n'aurais fait pour rien au monde...
Passer ses journées au téléphone à essayer de vendre des produits et se faire insulter, conduire un bus scolaire ou RATP en Ile-de-France, travailler dans un open space, caissier de supermarché, un élevage de poulets, employé à France-Telecom, la liste est infinie, il y a comme cela des métiers que je trouve épouvantables et il me suffit dans les moments difficiles d'y penser pour que j'apprécie mon parcours.
Au moins, j'ai appris des tas de choses, j'ai vu du pays et surtout vu ailleurs ce que sont vraiment de conditions de travail difficiles.
Et j'ai toujours dit que je n'ai pas fait des métiers pénibles, j'ai exercé des métiers physiques, nuance...

Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...