17 septembre 2020

En attendant le pire

 Elections US 2020

On pourrait se dire de quoi je me mêle quand j'envisage d'exprimer des opinions les élections présidentielles de novembre prochain. Mais je pense sincèrement que le monde dans sa totalité est concerné par les enjeux en cours. Cela relève du même degré d'importance que les années qui ont précédé la deuxième guerre mondiale. Les positionnements, les déclarations intempestives et irréfléchies du locataire de la maison-blanche sont un danger réel pour la démocratie mondiale. 

J'ai remarqué que depuis son investiture, nombre de dirigeants plus ou moins légitimes et probablement inconscients des enjeux, se mettent à se comporter à l'identique. J'en veux pour preuve le cher dirigeant brésilien, qui se comporte comme un dictateur et met de plus la planète tout entière en danger. Déclarer que le forêt ne sert à rien en l'état et faire tout pour la brûler et y cultiver du soja est d'une monstruosité et d'une méconnaissance totale des risques que cela comporte. J'ai déjà déclaré ici même que la forêt amazonienne devrait être confisquée au Brésil et être déclarée zone protégée dans son entièreté. Intouchable. Inviolable. Ainsi que quelques autres zones dans le monde, comme l'Alaska, et toutes les forêts primaires encore quelque peu épargnées. S'il en reste.

Revenons au président US, qui, je le disais, donne l'exemple malheureux de ce qu'il ne faut pas faire en matière de comportement, de relations publiques, de politique, et de pépiements sur la toile.

Il cherche la guerre, pas la paix, ne considère la négociation que comme une faiblesse, et fait tout pour diviser la population. Les experts sont unanimes en déclarant que la guerre civile au lendemain de élections est une probabilité qu'il ne faut pas négliger. Son besoin de pouvoir est immense et il est prêt à tout pour le garder. Il a bien compris qu'il faut envahir l'espace et le temps, être au coeur du débat, provoquer la polémique. IL n'y a pas une personne au monde et dans l'histoire qui n'ait autant fait parler de lui. Chacune de ses déclarations, vrai ou fausse, inventée ou vérifiée, ramène l'actualité sur sa propre personne. La Covid elle-même, pandémie mondiale s'il en est, est ramenée au président Trump et à sa gestion, ou non-gestion, de l'expansion de ce fléau. 

Les votes ont commencé et le nom de Trump est tellement imprimé dans le cerveau de ses concitoyens, ou plutôt de ses sujets comme il les considère, qu'il est fort possible qu'ils votent pour lui sans réfléchir plus loin que les arguments basiques qu'il leur assène.

"Law & order", "America great again"... La loi et l'ordre sont l'apanage des dictateurs, égalité, fraternité, celle des démocraties. Quand l'Amérique était "great" et respectée, pour quelles raisons était-ce ? Puissance mondiale pendant la guerre, elle a fournie tout ce qui a pu servir à tuer, bombarder, couler, et même annihiler,  les nations ennemies. Puis elle nous a appris ce qu'était une civilisation qui vit au-dessus de ses besoins et surtout de ses capacités. La loi du fort est toujours la référence. Et l'illusion que la Terre est inépuisable une notion enracinée dans l'esprit de ce dirigeant borné.

Il existe des dizaines de raisons pour lesquelles la reconduction de Trump à son poste serait une catastrophe, mais une de celles qui m'importe, c'est l'image qu'il donne à tant de gens sur le relationnel. Cet air de mépriser tout autre que lui qui n'est pas un fou furieux, dictateur, ou dirigeant à la main de fer, car ce sont les seuls qu'il respecte. 


7 juin 2020

Trouvaille archéologique à Draveil

C'est avec une grande émotion que je vous fais part d'une découverte qui va enfin résoudre un grand mystère.
Depuis longtemps, l'entourage de AMG, accorte quinquagénaire, qui vit au confins de la Seine-et-Marne sudiste, restait toujours ébaubi devant les magnifiques plantes que celle-ci parvenait à cultiver, tomates XXL, courgettes et légumes de toutes sortes à l'avenant...Et surtout, surtout cette fascination pour les canards qui la vénéraient comme une mère et dont elle surveillait jalousement les pontes et les éclosions, pour les voir grandir et batifoler par dizaines dans sa propriété.
Éclosion
Après de patientes recherches et quelques fouilles archéologiques dans la résidence de ses parents à l'époque, le doute n'est plus permis, dès l'enfance, dans le secret d'une allée mitoyenne, elle creusa sa première mare à canards, la bétonna et permit par là, des générations plus tard, à ses petits-enfants de découvrir la naissance d'une vocation... Et à nous, pauvres hères ignares, de tenter de comprendre la magie de la nature....
Daté probablement de la période post-soixante-huitarde(Nixon-Pompidou)


25 octobre 2019

Chengdu, loin du mythe

Dernièrement, je suis allé faire un court séjour dans la capitale du Sichuan.
Auparavant, comme tout bon voyageur soucieux de sa sécurité et de sa santé, je me suis renseigné sur l'environnement et les conditions de vie là-bas. Comme je m'y attendais, il était écrit que le taux de pollution était élevé. J'avais lu comme tout le monde que les centrales au charbon pullulaient et que la nombreuse population de 14 millions d'habitants souffrait des rejets délétères des usines environnantes...
Après un agréable voyage en surclassement Business Air China, nous sommes arrivés à l'aéroport de Chengdu.
Au matin de ce nouveau jour, un chauffeur nous attendait pour nous mener au Hilton du quartier d'affaire.


C'était le matin, il faisait un brumeux mais pour les rejets...Il n'en était rien, et j'ai été agréablement surpris à mon arrivée par l'espace et la qualité de vie...
C'est une ville flambant neuve que nous avons découvert, de grandes avenues et beaucoup de véhicules récents et électriques. Les scooters sont électriques également.
La ressemblance avec les autres mégalopoles du monde est flagrante, les autres vieux tacots en moins.
Les chinois ont évolué plus vite que nous. Ils ont vite compris que leur nombre était incompatible avec la pollution générée par une motorisation dépassée et des centrales à charbon traditionnelles.
Le déclic s'est fait lors des jeux olympiques de Pékin, lorsque qu'ils ont dû arrêter toutes les usines aux alentours.
La pollution et le ressenti que j'en ai eu était bien moindre qe ce que je ressens à Paris où des milliers de véhicules hors d'âge et mal entretenus circulent.
Je ne dis pas que tout est parfait, mais je constate qu'ils font beaucoup d'efforts.
Les jours suivants, puisque j'avais un agenda presqu'aussi serré qu'un chinois en visite en Europe, nous avons visité le centre des Pandas puisqu'ils sont originaires de cette région, le Bouddha géant et le fameux système d'irrigation de Dujianjyang. Et pour ma part le Global Center, plus grand bâtiment du monde avec ses 1.7km² de surface au sol.


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10 mars 2019

Come-back

Il s'en est passé des choses depuis mon dernier passage...Je fustigeais l'ancien président et même le petit jeune qui croyait prendre sa place...Comment aurais-je pu y croire ? De même que je ne supposais pas une seconde que le nouveau président des États-Unis ne serait pas une présidente...Et que les électeurs de chaque côté de l'Atlantique seraient aussi inaptes à l'analyse les uns que les autres. Sans parler du Brexit qui ôte l'envie à tout dirigeant un tant soit peu réaliste d'utiliser le référendum.
Bon, soit, tout ceci est arrivé et vogue la galère, si je peux me permettre cette expression, que je trouve d'actualité.
De quoi vais-je parler alors ? Des gilets jaunes ? Rien à foutre. Tout le monde a tout dit, et quelques-uns ont eu leurs moments de gloire. Ils auront quelques coupures de presse et des vidéos à regarder plus tard, ça leur fera des souvenirs. Tout le monde a droit à un quart d'heure de célébrité dans sa vie. Même moi j'y ai eu droit, mais pas en gueulant, ce n'est pas mon style, je préfère bosser.
Entre temps, je me suis penché sur les divers événements qui se produisent de par le monde de temps à autre et je constate une chose étonnante... Au bout de quelques années, voire quelques mois, tout le monde a oublié. Et ce, quelle qu'en soit la gravité. Pour les jeunes gens, les 55 millions de morts de la dernière guerre mondiale, c'est la préhistoire, alors  que nombre de témoins et participants sont encore de ce monde. Et un poilu, ça cohabitait avec les mammouths. Qui se rappelle du tsunami de 2004 et de ses 250000 morts ? Les touristes qui se rendent à Puket n'en voient plus trace, à part quelques stèles commémoratives.
Tout ceci pour dire que rien ne vaut le présent et que rien ne sert de se faire de la bile inutilement.
Je vais faire comme les joueurs du Loto, la semaine prochaine, c'est sûr, je gagne.
Quoique nous fassions pour améliorer notre sort et celui de la planète, il y a dix fois plus de personnes qui meurent de faim et qui la détruisent pour survivre.
Heureusement, on a la télé pour voir tout ça.
Ils devaient être malheureux les gens qui, il n'y a que quelques décennies, tiens quand j'étais jeune, n'avaient que les nouvelles locales à se mettre sous la dent. Pas moyen de savoir qu'un méchant  assassin trucidait les petits enfants en Mongolie Extérieure, ou que la neige avait bloqué les routes au Yukon.
Non, je plaisante, c'est moi qui essaie de me couper de toutes ces infos parasites. Mais c'est impossible pour qui est un tant soit peu féru de technologie. Même avec un maximum de filtres, on encombre son cerveau de données inutiles.
Voyons, comme la Corée du Nord est à la mode en ce moment, qui est le moins bien loti de ces enfants ? Le coréen du Sud , poussé aux études jusque 60 heures par semaine, entraîné comme un sportif à toutes les matières, musique, sport, jusqu'à la saturation et l'épuisement, ou un enfant, fils de pêcheur dans une bourgade reculée de  Munchon ? Sans smartphone ni télé, ignorant des vicissitudes de la planète et de ses soi-disant bienfaits technologiques. Ce qu'on ne sait pas ne suscite pas l'envie, ni la jalousie. L'hyper-connectivité a fait de nos enfants des éponges à conneries, voulant ressembler à tel ou telle star, régissant leur style, leur langage, leurs idées.La machine s'est emballée, que ce soit dans nos cerveaux ou sur Terre. Le point de non-retour est atteint, et même si toutes les machines s'arrêtaient maintenant, l'inertie prise par le climat et la démographie continueront pour des centaines d'années, pour ne pas dire des millénaires.
En attendant, je cherche des idées pour raconter des histoires de fées, d'amour et papillons qui batifolent dans la nature, comme les auteurs de "Minuscule", Mais à chaque fois, le pessimiste en moi resurgit. Ce sera ma seule touche d'humour :-)

7 août 2017

Génération miraculée

Après de nombreux mois pendant lesquels  je ne savais quoi dire à propos du monde qui nous entoure et dont je fais partie, je vais m'autoriser à parler de ce que je ressens et de ce que je crains.
Normalement, j'aurais dû dire "de ce que je souhaite", mais nous sommes passés au-delà.
Le titre de mon mot d'aujourd'hui vient du constat que j'ai fait depuis de nombreuses années et qui saute aux yeux des plus obtus dorénavant.
Je suis né en 1957, soit douze petites années après une guerre mondiale, moins de quarante ans après la première guerre, mondiale aussi.
Si nous remontons le temps de cette manière, nous trouverons toujours une guerre à moins d'une génération, qu'elle soit sur notre sol ou pas, contre un autre pays ou pas. Tous mes ancêtres qui ont vécu depuis des générations sur le sol français sont partis combattre ou ont souffert des causes d'un conflit ou d'un mouvement social.
Par conséquent, votre serviteur et mes contemporains européens, sommes des privilégiés et je savoure cet état.
Quand j'étais plus jeune, je ne m'en rendais pas compte, évidemment, puisque de tout temps, les personnes en vie à un moment "T", râlent à tout propos, étant persuadés que le bonheur et la joie de vivre ne sont qu'à un pas. Et qu'ils en sont empêchés par les riches patrons profiteurs ou les politiciens retors et incompétents. Et que chacun d'entre nous, insatisfait congénital, espère le meilleur.
Mais au fil de ces presque soixante années, et jusqu'à une période récente, nulle menace ne m'a fait craindre pour ma vie, celle de ma famille et de mes biens.
À chaque moment de mon existence, j'ai pu faire ce dont j'avais envie, changer de métier ou de pays, manger à ma faim, posséder ce que je pouvais me payer, et de ce point de vue, personne ne pouvait m'empêcher d'aller chercher l'argent où il était. Voyager pour gagner plus, tenter des expériences inédites dans des contrées lointaines.
Chacune et chacun d'entre nous, qui sommes nés dans les années cinquante et soixante, devrions remercier le ciel de la vie qui nous a été offerte. Etant petits, nos parents, survivants d'une terrible épreuve, avaient envie de vivre  intensément, de reconstruire un pays et une Europe, et nous ont offert une enfance comme il ne s'en produira probablement plus. Il suffit pour s'en convaincre d'égrener la liste sans fin des découvertes, des inventions, des spectacles et évènements qui ont parsemé notre quotidien.
Que sommes-nous devenus pour la plupart ? Des retraités aigris, des sexagénaires vaillants ou des papis inquiets de l'avenir de leurs petits-enfants ? Liste non exhaustive, bien évidemment.
Mais voilà, l'âge d'or du disco est révolu, le sexe libre a vécu pour cause de Sida, la population change de religion et de couleur, et les traditions moyenâgeuses de nouveaux inquisiteurs redeviennent d'actualité. Tout ce qui était important en termes d'éducation, de respect, et de culture a volé en éclat. Je parle pour moi, puisque pour certains tout semble normal.
Deux hommes ont changé le monde, sans guerre et sans combat. Bill Gates et Steve Jobs ont bouleversé le comportement humain. A cause d'eux, mais aussi grâce à eux, le monde s'est mis à tourner bien plus vite.
Bien trop vite. Il serait bien trop fastidieux de faire la liste de tout ce que l'invention du PC et de l'Iphone ont généré comme développements annexes. Un des plus marquants, tout de même, vint quelque temps plus tard et d'une idée à priori sympathique, il en découla les réseaux sociaux avec les conséquences que l'on connait maintenant.
Ah, qu'il était paisible le temps où seules les nouvelles du village vous parvenaient quotidiennement et que le journal vous informait des péripéties du monde épisodiquement...
Que va-t-il se passer maintenant et dans le futur, et plus prosaïquement, dans celui de nos enfants ?
Les découvertes qui ont bouleversé le monde paraissent naturelles à notre jeunesse et je ne saurai les blâmer du comportement qu'ils ont acquis par le résultat des technologies inventées par ma génération. Mais d'autres ont utilisé ces mêmes moyens pour propager une nouvelle guerre "sainte"...
La guerre à nouveau pointe son museau meurtrier sur notre sol, les vicissitudes liées à notre protection commencent à devenir fatigantes, et le risque de voir sa famille décimée par un déséquilibré resurgit.
Le melting-pot ethnique et religieux finira peut-être un jour par se stabiliser, mais je préfère être absent ce jour-là, je préfère de loin la diversité. Le jour où la Terre ressemblera à une gigantesque termitière, les habitants se replongeront dans les images révolues de celle qu'on peut encore voir maintenant, tels les protagonistes du film prémonitoire "Soleil Vert".
Nous sommes émerveillés par la découverte de nouvelles terres au fin fond de l'espace. Il y a des trillions de terres compatibles juste dans notre galaxie, et alors ?
Pour aller ne serait-ce qu'à l'étoile la plus proche, Proxima Centauris à 4,2 AL, il faudrait des dizaines de milliers d'années avec notre technologie. Oublions les terres compatibles et sauvons la nôtre, plutôt.
Les dinosaures ont vécu 200 millions d'années sur cette terre sans la perturber et y seraient certainement encore si un malencontreux caillou n'était pas venu percuter le Yucatan. Stephen Hawkins prévoit la fin de notre civilisation pour dans mille ans, c'est réaliste et généreux.
C'est pour cela que ma vie, moins qu'une infime fraction d'un clin d'oeil dans cette durée géologique, aura été un bon moment.
Ce qui m'aurait plu encore davantage, c'eut été de laisser à nos descendants une planète pérenne, en bonne santé et la certitude que leurs existences puissent se dérouler paisiblement.
Mais oups !!! Comme nous avons chamboulé le cycle de la vie et de la sélection naturelle, du haut de notre intelligence supérieure, à trop laisser vivre, nous allons tout détruire.
Chacun veut sa part du gâteau, nous épuisons les ressources et l'air devient irrespirable. La population explose, au détriment de tout ce qui nous nourrit et partage le territoire avec nous.
Mais que l'on se rassure, une fois partis ou disparus, la vie sur Terre reprendra son cours, sous une forme ou une autre.
Mais en attendant l'inéluctable, combien de temps encore nos enfants pourront regarder l'avenir sereinement ? Je me demande s'ils le sont, sereins, déjà...
Merci, maman, merci papa...Ou bande d'enf.., c'est quoi ce bordel que vous nous laissez ?

31 décembre 2016

Avant de finir l'année...

Ce fut une année difficile pour tout le monde, je pense.
Pour le premier des français d'abord, mais c'est de bonne guerre, il l'a mérité largement. Un tel niveau d'incompétence n'a jamais été atteint à un tel poste. Fin du commentaire.
Ensuite, pour l'ex-futur président, qui a perdu les primaires parce qu'on a laissé voter la population entière, alors que seuls les Républicains étaient concernés. Il est avéré que le mouvement anti-sarkoziste mène la danse lorsqu’il s'agit de la probabilité de sa réélection. Il va bien s'ennuyer, Nicolas, alors qu'il avait tant de choses à faire, et lui aussi doit maudire les électeurs parasites. Dure année.
Bonne chance, Nicolas.
Dure année pour moi aussi, qui ai dû faire des choix de vie et quitter mon emploi pour rester ce que je suis. Le futur me dira si j'ai eu raison, mais ce n'est pas une première pour moi et jusqu'à présent, je n'ai jamais eu à regretter mes décisions.
Dure année encore pour ceux qui subissent les folies meurtrières de ces malades mentaux qu'on laisse vivre parmi parmi nous. Il y a les morts, et même si c'et triste à dire, les souffrances sont finies pour eux, pour elles. Ce qui n'est pas le cas pour les blessés, qui auront à vivre avec le souvenir et les traumatismes de ces secondes et minutes, celles qui ont fait la différence entre vivre et mourir.
Il y a deux choses qu'on ne peut regarder en face sans séquelles, le soleil et la mort.
Ensuite, à plus long terme, mais qui concerne pourtant maintenant des millions d'êtres humains ou pas, l'état de la planète, ou plus précisément, l'équilibre qui nous permet d'y vivre.
Je l'ai déjà dit, je crois faire partie de la dernière génération à vivre et à voir la planète dans toute sa splendeur.
Les voyages que j'ai effectués autour celle-ci m'ont permis de voir des merveilles qu'on ne verra plus jamais. Même mes jeunes camarades qui font des hivernages en Terre Adélie ne vivent plus dans les mêmes conditions climatiques que moi en 82. Surtout pas les manchots Adélie pour qui les températures trop chaudes empêchent les poussins de survivre.
Nous parlons de pics de pollution de plus en plus souvent, mais il ne faut pas oublier qu'à Paris, ceci est relativement supportable. N'importe quelle ville asiatique, envahie par des millions de scooters pétaradants, de voitures coincées dans des embouteillages monstres, supporte des valeurs vingt ou cent fois supérieures.

J'aurais aimé écrire que ce n'est qu'une mauvaise passe, et que tout va rentrer dans l'ordre, mais personne n'est dupe, le monde plonge dans l’abîme. Auparavant, les scientifiques parlaient d'ères en termes de millions d'années, voire milliards. Il  faudra, pour la période concernant la présence de l'homme, parler centaines et en milliers d'années. Et le pluriel ne s'applique qu'au passé, car dans mille ans, ce sera fini.
Pessimisme ? Non, réalisme. Je n'aurai aucun regret de quitter cette Terre quand l'heure sera venue. Je ne la quitterai d'ailleurs pas, puisque les atomes de carbone me constituant se recycleront à l'infini. Et quand il se rassembleront en autre chose de vivant, souhaitons que ce soit après l'apocalypse.
Je vais encore passer pour le vilain casseur de rêves, mais je sais lire, et j'ai beaucoup abusé de ce privilège. La plupart de ceux qui possèdent ce même avantage ne s'en servent pas comme ils le devraient car les bonnes lectures font un bonne éducation et nous apprennent l'histoire. Et quand on étudie l'histoire de l'homme, on y voit le parcours d'une course vers la destruction. Nous avons modifié les règles de la nature sur l'auto-régulation, sur l'évolution, édicté des valeurs dont la nature n'a cure habituellement.
Je suis moi-même en colère envers mes ancêtres de manière générale, pas forcément directs, mes ancêtres génétiques, ceux qui ont conquis le monde depuis des millénaires pour se l'approprier.
Je m'excuse auprès des générations qui vont nous succéder, qui vont grandir dans un monde en déliquescence, pire que dans les romans d'anticipation les plus sordides.
Ils n'auront que des millions d'archives et de selfies de gens faussement heureux à contempler.
Pourtant il reste de beaux endroits, j'y ai vécu, je les ai visités, je les ai respirés. De la Suisse à l'Antarctique, du Cap Horn au Groenland, toutes ces merveilles ne se pérenniseront que si l'homme disparaît de la surface de la Terre. Difficile n'est-ce-pas ?
On cherche des planètes de secours alors que nous vivons sur la seule qui soit vivable à des dizaines de milliers d'années de route de chez nous. Nous avons supprimé la selection naturelle ? Pas sûr,..
A plusieurs reprises, le destin s'est chargé de faire un reset total sur cette jolie planète bleue. Il suffit de revenir après 20 millions d'années et la planète sera comme neuve, entièrement recyclée par la magie de la tectonique des plaques. Je ne m'inquiète pas pour la Terre, pas du tout. Juste pour ceux qui croient la maîtriser et la connaître.
Pour le moment, je vais faire comme tous mes contemporains, je profite de ce que la vie m'offre comme plaisirs, et en bon égoïste, oublier ce que mes descendants vont connaître, que je ne veux pas savoir.
Bonne année 2017 !!!

13 septembre 2016

Tout le monde sur le pont

Et voilà, nous y voici.
Il y a ceux qui y croient, ceux qui voudraient y croire, et ceux qui ne doutent pas, mais sans y croire.
Je vais commencer par le petit nouveau, le benjamin, le prodige des finances qui s'est aperçu que, à force d'effleurer le pouvoir, il pouvait le prendre. Comme conseiller du président, ayant toute sa confiance, il a vu quelles responsabilités, quelles décisions le président devait prendre, quelles étaient ses charges et ses obligations. Et lui, le surdoué s'est dit: "mais je peux le faire, ça ! "
Et voilà comment on va assister en direct au remake de la tragédie romaine, le parricide.
Sauf que Emmanuel Macron n'a jamais considéré François Hollande comme son père.
C'est un homme prêt à tout, un calculateur, un opportuniste, qui ne respecte aucune des règles tacites qui ont cours habituellement en politique. Il y a des échelons à gravir, des alliances à faire, des accords à respecter. Quelle confiance pourrait-on accorder à un homme qui poignarde son mentor ? Même si celui-ci a une longueur d'avance en matière de vilenies et de coups tordus.
Il ressemble à ces milliers de femmes et d'hommes  aux dents longues qui veulent tout et complètement. Pourquoi partager quand on peut posséder ?
Tout le monde l'aime bien, Macron, mais je m'en méfie comme la peste, il me fait penser à ces pervers narcissiques qui sont des hommes, gendres et compagnons idéaux en période de séduction et qui montrent leur vrai visage une fois le but atteint. J'aurais aimé avoir des retours de collaborateurs de cet homme si parfait. Tous ces employés qui l'admirent savent-ils comment il a créé sa fortune ?
Il n'a jamais été de gauche, c'est certain, pas avec un parcours comme le sien:  la grande finance, les marchés boursiers. L'Ena génère, elle, tous les courants, à part le communisme, peut-être...Mais l'opportunité était trop belle et le gouvernement en place l'était, du moins sur le papier. Nicolas Sarkozy aurait été réélu qu'il aurait tenté sa chance de ce côté, j'en suis persuadé.
L'histoire nous dira ce qu'il en adviendra, s'il arrivera à importer les méthodes américaines des réussites éclair. Mais il a en face de lui des hommes rompus aux ficelles de la politique qui ne laisseront pas faire.
Je me méfierai plutôt de la versatilité des électeurs, des jeunes femmes sensibles au charme de l'individu, des personnes prêtes à croire un homme qui laisse à penser qu'il fait de la politique autrement. En pratique, il veut prendre le pouvoir comme on fait une OPA hostile, sans pourtant avoir eu une seule fois l'aval de ces électeurs qu'il convoite. Méfiance aussi de la part de gens qui ont élu un personnage sans aucune expérience et qui s'en mordent les doigts. Il suffit de revenir sur mes posts de l'époque sur ce même blog pour y lire mes réserves plus qu'appuyées. Les hommes politiques se gardent bien de critiquer ces électeurs qui les emmènent sur leur siège de député, maire ou président, mais ils n'en pensent pas moins, j'en suis certain.
Pour en revenir au sujet de cet article, je soutiens Nicolas Sarkozy, je l'ai déjà écrit ici et même si j'admire Alain Juppé pour son parcours politique et ce qu'il a fait à Bordeaux, je préférerais qu'il continue dans cette voie. Les meilleurs présidents sont ceux qui ont consacré leur vie à cette quête, à l'instar de MM. VGE, Giscard,Chirac (j'attends encore pour la validation de M.Sarkozy;-). Pas ceux qui sautent sur l'occasion ou qui retournent leur veste à chaque élection comme MM.Mitterrand ou Hollande.
Le poste est difficile, la position risquée en matière de popularité, mais quelles satisfactions !
Nous sommes dans un démocratie monarchique, nos élisons notre roi qui, une fois en place, est tout-puissant, la place est convoitée, c'est certain.
Il est des candidats qui sont là mais qui n'ont que peu de chances d'aller au-delà des primaires de gauche et de droite. Ils le savent mais sont prêts à négocier les quelques voix qu'ils rassemblent pour un poste préférentiel. La vie, la politique ne sont que des affaires de négociations et de confort personnel.
Quelle part de bonheur du pays entre dans les questionnements d'une femme ou d'un homme dans son choix de parcours politique ? Moins que celle de son bonheur personnel, n'est-ce-pas ? C'est humain.
Cela me fait penser à une ligne de conduite que je suis depuis toujours, c'est de penser à soi-même d'abord,  car on ne peut distribuer du bonheur sans l'être auparavant. Même si parfois on peut le devenir en même temps. Mais je préfère me servir avant.
En tout cas, cette campagne qui s'annonce nous réservera encore des surprises, pas de souci.
Les scores de la primaires des Républicains s'annoncent serrés, mais j'espère que le résultat final profitera au leader naturel.
Ceux de la primaire de la gauche ne m'intéresse pas outre mesure, et de toute façon, les trublions divers iront mettre leur grain de sel.
Puis, dans quelques mois, un président et une cohorte d'anciens ministres iront profiter de leur retraite bien mal acquise, ayant pris bien soin de placer leur amis encore actifs à des postes grassement rémunérés.
Une monarchie, je vous dis.

26 août 2016

De l'avenir de la personne..

Quand le destin s'en mêle, les parcours professionnels et personnels d'un individu peuvent être bousculés du jour au lendemain. Parfois, c'est bénéfique, parfois ça ne l'est pas.
Dans mon cas, je me pose encore la question, mais j'ai fait un choix et je vais me faire confiance pour la suite...
J'ai définitivement quitté la Suisse où je travaillais depuis 2002.
Depuis 2008, je me tenais compagnie dans ce blog, plutôt que je ne faisais la conversation avec de rares lecteurs autres que mes proches. Mes voyages en faisaient surtout le contenu, mais aussi mes états d'âme sur l'actualité et la politique telles que je les ressentais.
Depuis mes opinions sur la loi travail, rien n'a vraiment changé, puisque les grèves ont continué et beaucoup en ont subi les conséquences .
Mais bien plus grave, l'avenir du monde civilisé est en danger, des fous furieux de tous acabits mettent notre pays à feu et à sang et  épuisent nos forces de police et de gendarmerie, occupés à notre sécurité et à la gestion des insatisfaits qui défilent dans les rues
L'armée vient à la rescousse dans le cadre de l'opération Sentinelle, mais celle-ci ne fait pour la plupart que du travail de factionnaire. Les hommes affectés à ces tâches sont presque tous des professionnels aguerris, souvent ayant servi hors de nos frontières, et ce travail ingrat, qui doit être fait toutefois, devrait l'être par des professionnels privés, plus adaptés aux contraintes citadines. Nos militaires pourraient se concentrer sur les  points névralgiques et stratégiques.
Depuis mon dernier post, il y a plusieurs mois, je n'avais pas les mots pour exprimer mes sentiments avec l'objectivité nécessaire.
Ce que j'aurais écrit aurait été trop violent et probablement vilipendé par les bonnes âmes de notre pays, les mêmes qui laissent celui-ci se faire coloniser par la population d'origine étrangère.
je préférais laisser la parole aux professionnels de l'écriture, qui eux ont davantage d’esprit d'analyse et ont plus de données à leur disposition pour étudier les comportements de mes compatriotes.

11 juin 2016

Belgrade, ville européenne.

J'ai eu du mal à venir, les inondations m'ont obligé à retarder mon voyage, tellement le risque de submersion était élevé. Mais par un coup de chance quasiment "miraculeux", l'eau s'est arrêtée de monter arrivée à fleur de gazon. Le niveau de 4, 84m au barrage de Corbeil est donc le maximum pour notre rue. La zone inondable est bien là et je vais faire des travaux pour que je n'ai plus à trembler pour mes biens et aussi pour ne pas les déménager à l'étage à chaque sursaut de la Seine.
Il y a des systèmes très efficaces faits de bardage démontables qui pourront sécuriser le plain-pied. Fin de la parenthèse.
Elle n'en fait pas encore partie, mais mériterait de l'être, contrairement à la Turquie, dont la candidature, d'ailleurs, ne fait plus l'actualité, me semble-t-il...
Je ne suis pas dépaysé, ni surpris par les us et coutumes de ce pays, qui s'est mis à la page très vite, si j'en juge par les centres commerciaux et leur attractivité vis-à-vis de la jeunesse que j'y ai croisée.
Les chantiers pullulent et même le ministère de la guerre, bombardé en 1991 et laissé en l'état depuis lors, est en travaux.
Ils ont l'air de tenir à leur identité, ce que j'approuve totalement, car la population semble très homogène et en presque totalité de type caucasien. Ce qui fait qu'on y croise autant de jolies filles... Les hommes, par contre, semblent tous sortis du film "Taken", avec leur profil de videurs de boîte de nuit ou de militaires. Mais très sympas, d'ailleurs, je n'ai eu aucun souci avec eux... C'est curieux, cette différence.
Sinon, la population n'a pas l'air malheureuse (et pourquoi le serait-elle, d'ailleurs ?), même si le pouvoir d'achat et les salaires semblent au ras des pâquerettes. Comme quoi, souvent, ce sont ceux qui gagnent le moins qui se débrouillent le mieux. On commence à réapprendre ceci en France, la débrouille et l'autofinancement sont les mamelles de la survie. C'est pour cela que je suis allé voir  un marché aux puces chinois, semblant tout droit sorti du continent asiatique, dans une cité à proximité...De très nombreux immeubles d'une douzaine d'étages, une population qui se moque du repos dominical ou qui n'a pas les moyens d'en profiter, plutôt. Tous les magasins et centres commerciaux sont ouverts. Beaucoup de voitures, mais encore plus de tramways cacochymes et de bus, pleins à craquer à toute heure.




Le mois de juin voit sortir les filles superbes qui peuplent ce pays. Je ne suis pas là pour ça, mais pourquoi ne pas se faire la réflexion que ce que je vois de leurs toilettes ici, les femmes françaises ou plutôt les jeunes filles hésitent à les porter ? La régression que vit notre pays par l'afflux incessant de population subsaharienne a modifié les comportements. La montée de l'Islam radical qui nous amène aux frontières de l'intolérance est une hérésie.  La route des migrants passe par ici pourtant. Mais ils ne s'attardent pas, il n'y a rien à gagner. Et les débordements leur coûteraient la vie, car ici, on respecte la personne.

11 mars 2016

Loi du Travail, mise au point... Personnelle

La loi sur le travail est une bonne initiative, mais elle passe très mal. Il y a plusieurs facteurs en cause, à mon humble avis.
Tout d'abord, je suis sûr que peu de gens, encore moins les ados descendus dans la rue hier, ont lu et compris la totalité du projet de loi. Ensuite, il y a des clauses qui n'ont pas encore été définies, même dans le texte actuel.
Laissez-moi dire que beaucoup d'articles dans ce projet sont tout à fait progressistes et courageux. Leur nombre et leurs détails suggèrent que la ministre du travail n’était pas encore au gouvernement quand elles furent concoctées...
Qui parlait de bouc émissaire, de "minorités" dans un précédent article ?
 Le président a une façon bien particulière de fêter la journée de la femme en envoyant ses collaboratrices au casse-pipe...
Ensuite, il eût été bien plus courageux de présenter cette loi en 2012, car j'ai dans l’idée que les grandes lignes de ce projet sont sur le bureau présidentiel depuis longtemps(voir ici)... Mais qui sacrifier?
Je vais citer quelques lignes du lien ci-dessus, et qui montre bien que tout est préparé depuis 2003:

"Une loi qui n’est que la dernière étape d’un long processus de réformes successives :
En réalité, il faut une certaine mauvaise foi pour être surpris des principes de cette nouvelle loi, dont l’architecture a été annoncée dans le rapport de la Commission Badinter remis au Premier ministre en janvier 2016, qui a défini les 61 principes juridiques essentiels, auxquels il ne sera pas possible de déroger (61 principes scrupuleusement repris par le projet de Loi El Khomri).
La structure du droit du travail retenue par ce projet découle des conclusions d’une précédente commission, la Commission Combrexelle, qui avait remis son rapport le 9 septembre 2015. Il suffit de relire les conclusions de ce rapport pour y trouver le cœur de la réforme actuelle. Là encore, peu de réactions à l’époque alors que les objectifs et moyens de cette énième « modernisation » du droit du travail était déjà transparents
Le projet de Loi El Khomri constitue donc la dernière étape d’une véritable révolution du droit du travail, poursuivie par petites touches dans une succession de réformes.

Il s’est agi de transformer un droit du travail reposant sur la Loi, un code regroupant un nombre important de règles diverses, par un droit formé de normes négociées dans les entreprises ou les branches d’activité entre partenaires sociaux.
Et tout a commencé en 2003, lorsque revenant sur la tendance législative précédente durcissant les licenciements économiques (dont la dernière expression a été la Loi du 22 janvier 2002), une Loi n° 2003-6 du 3 janvier 2003 portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques est venue autoriser « à titre expérimental » des accords de méthode dérogeant à certaines dispositions du code du travail en matière de consultation du comité d’entreprise dans une procédure de licenciement collectif pour un motif économique."
(Source: Mediapart)

Car il ne faut surtout pas oublier que c'est juste pour faire réélire un président que ce charivari se produit. Une utopie qui ne convainc que lui..
Les bonnes idées de ce projet concernent les temps de travail et de repos, les abus prudhommaux, la remise à plat des modalités de licenciement, toute cette ancienne réglementation qui pénalisait l'embauche par la complexité de la débauche.
Voici le projet de loi en pdf:
 A vous de voir... Schroeder en son temps n'avait pas que des amis...
Quant à moi, le donneur de leçon, je n'ai pas à rougir, je ne suis même pas concerné. Ni par le texte futur, ni par l'actuel,...Par exemple sur le respect des repos, les 11 heures consécutives ne peuvent pas être prises dans de nombreuses circonstances.
Je n'ai pas envie de parler de mon travail, il est tout à fait spécifique à une branche d'activité, et depuis de nombreuses années, ma vie n'est constituée que d'arrangements et d’adaptations au jour le jour.
Demandez à un ouvrier d'une plate-forme offshore, ou un mécanicien piste sur un chantier de pipeline en Inde, ce qu'il en pense...
Mais j'assume et comme tout un chacun, j'ai le choix d'arrêter si je n'y trouve pas mon compte. A chaque fois que les conditions de travail ne me plaisaient pas, je suis parti.
Pour un travailleur régulier, qui fait 35 heures par semaine, plus les déplacements, qui exécute correctement son travail, rien ne devrait changer. Pour un jeune qui arrive sur le marché du travail, pour moi, les choses devraient s'améliorer en matière de travail intérimaire que je trouve bien trop utilisé et qui devrait être plus encadré.
Dans la plupart des pays européens, les travailleurs sont moins privilégiés qu'en France, et si cela peut générer du stress, cela peut amener aussi une certaine motivation. Les employés tentent de rester compétitifs et optimisent leurs connaissances.
 La vie est devenue de toute manière plus difficile. Personne ne peut plus se reposer sur ses lauriers et attendre tranquillement l'heure de la retraite. 
Il faut se battre... Les jeunes l'ont bien compris, mais ce n'est pas en contrariant des projets de réforme sévères, d'ignorer des sacrifices qu'il faudra de toute façon faire, qu'on pourra avancer.
Regardez, la vie que vous critiquez, l'avenir qui vous fait peur, attire chaque jour 2000 migrants aux portes de l'Europe. Eux la veulent, notre existence. Il faut donc améliorer la nôtre en montrant l'exemple. 
Et, rêve ultime, leur donner envie de faire la même chose chez eux, plutôt que de récupérer les miettes de notre société d'insatisfaits.

10 mars 2016

Rouen, Normandie, France.

Heureusement, dans beaucoup de régions françaises, il y a l'histoire de nos ancêtres qui rendent agréable et prolifique la visite d'un endroit exceptionnel. Rouen en fait partie et ses monuments, rescapés de multiples conflits et désordres inhérents au passage de l'Homme sur terre, nous laissent une archive exceptionnelle de ce que ce dernier et ses semblables sont aussi capables d'accomplir entre deux invasions barbares...
Johannes Bosboom : The Quay de Paris in Rouen, 1839.

La cathédrale Notre-Dame, magnifique, entre sa tour de Beurre, qui comme son nom l'indique, fut édifiée avec les offrandes des riches normands qui ne voulaient pas faire carême et qui, en contrepartie du péché mortel que cela impliquait, payaient la dîme au clergé, et la tour St-Romain qui contient un très gros bourdon, une cloche de 10 tonnes...
La tour St-Romain.
Sa flèche de 151 m


Vue du pont levant.

Le pont ascensionnel est aussi un exploit technique plus moderne, dont la machinerie, que je n'ai pu visiter, doit être exceptionnelle.



Magnifique tympan, avec ses statues, choses rares sur les cathédrales.
Souvent détruites et ensevelies dans l'enceinte durant la révolution.

3 février 2016

Patience et longueur de temps...

Rien ne sert de courir... Il suffisait de demander...
L'ex-indépendantiste guyanaise Taubira est partie, bon débarras.
Elle a quand même pris le temps de mettre en scène son départ, et d'aller faire un triomphe chez les Américains, en l’occurrence les bobos new-yorkais, donc ça ne compte pas.
Et surtout d'écrire pendant son temps de travail des inepties à la jeunesse, publiées sous le titre de murmures...
Je pourrais et j'en ai déjà écrites, je suppose, des incongruités, mais jamais autant que celles citées par cette femme pendant sa période au gouvernement. Auparavant, heureusement pour moi, cette amatrice de mots alambiqués, de phrases et de tournures pleines de circonvolutions incompréhensibles au commun de mortels, n'a jamais heurté mon ouïe, ni ma vue, puisqu'elle m'était totalement inconnue.
Retournez d'où vous venez, madame, et ne venez plus m'importuner, votre présence contemporaine à la mienne m'indispose au plus haut point.
Retournez bayer aux corneilles près de vos ouailles à Cayenne, ils ont besoin de d'éducation, là-bas.

23 janvier 2016

Pour garder votre job, faites partie des minorités.

Quand je dis minorités, c'est tout à fait relatif, vu l'augmentation exponentielle de la population d'origine sub-saharienne, antillaise, pour tout dire extra-européenne , dans notre pays.
Mais comme c'est interdit de faire des statistiques de ce genre, l'hypocrisie est totale.
C'est ce que doit se dire Mme Taubira, après ses déclarations et l'orage médiatique que cela a provoqué... Pourquoi ne démissionne-t-elle pas et pourquoi Hollande ne la vire pas?
C'est simple, pourtant. Pendant qu'on s'agite et qu'on vitupère contre elle, on le laisse tranquille.
Un bouc émissaire, cela s'appelle...
Même critiquée et villipendée, elle a encore des responsabilités et du pouvoir, elle peut donc faire des réformes. Et puis, elle obéit quand même au "chef".
Hollande a tout compris, mettre des gens à peine compétents pour faire diverger les attaques, et surtout se taire quand la politique gouvernementale est bousculée...Qui l'a entendu lors des régionales?
Manuel Valls a fini par laisser tomber son appui à madame Taubira, qu'il n'a d'ailleurs jamais voulue dans son gouvernement, mais comme on dit dans mon entreprise(ou plutôt, c'est ce qui devrait se dire), la solidarité fait le ciment de la réussite. Donc, officiellement, il la soutenait.
Maintenant, quand une ministre qui déclare à une télévision étrangère que la déchéance de nationalité ne sera pas appliquée, et que le lendemain, de retour au "pays"(est-ce vraiment le sien, vu son parcours de jeunesse?), elle est désignée pour défendre ce même projet, on se demande si nos dirigeants n'ont pas une araignée dans le plafond. Donc, à suivre...

12 janvier 2016

Hécatombe artistique

Hier, David Bowie nous laissait l'héritage de son oeuvre, immense et variée. Ce fut une surprise deux jours après la sortie de son album anniversaire....
La semaine dernière disparaissait Michel Galabru, qui lui aussi, ne nous abandonna qu'après une longue carrière, riche et prolifique.

Il y eut le grand chef d'orchestre Pierre Boulez, célèbre même parmi les néophytes.
Et enfin, Michel Delpech, chanteur populaire que je respecte, mais qui ne m'a pas laissé un souvenir inoubliable, à mettre dans les mêmes bals de province  et émissions télés que Lenormand ou Marcel Amont...
Plus l'on vieillit, plus nos contemporains s'éteignent les uns après les autres, et si certains nous paraissent immortels, la mort nous rappelle qu'elle a toujours le dernier mot.
Mais pour certains, la tristesse laisse le pas à la reconnaissance, celle du plaisir que nous a procurée leur talent, leur humour, et les satisfactions qu'ils nous ont procurées.
Ces personnages ne disparaissent pas vraiment, heureusement. Depuis des siècles, nous avons l'honneur de pouvoir entendre et lire des oeuvres éternelles. Depuis la moitié du dix-neuvième siècle, les images se joignent à ces souvenirs.
D'autres évènements se sont produits, qu'on aimerait oublier, mais il ne vaut mieux pas se laisser aller à cette facilité de peur de les voir se reproduire, ce qui arrive inéluctablement, de toute manière.
Je remercie donc tous ces artistes qui ne font que passer, comme nous tous, et leur souhaite un repos paisible et éternel.

6 janvier 2016

Narbonne, à l'abri des soucis, pas du vent...

Je recommence l'année à Narbonne, et nous allons rester dans le sud et le sud-ouest quelques semaines...
Le temps est frais mais pas tellement pour un mois de janvier (il faut parler de la météo quand on a rien à dire, le temps que la machine à penser se remette en route), mais comme souvent ici, le vent rafraîchit considérablement le ressenti.
Cette vieille ville médiévale est agréable à parcourir et son marché couvert donne envie de s'y attarder.

 J'ai aimé la cathédrale, du moins ce qu'il en reste, car elle a eu son heure de gloire et ses vestiges en témoignent. Ici aussi, la révolution a laissé ses marques, pas plus glorieuses que les dégradations de Daesch au moyen-Orient maintenant.


7 décembre 2015

Bon, et maintenant ?

Au lendemain de la victoire écrasante du Front National, il serait temps de réagir dans le bon sens.
Tout d'abord, ce n'est pas l'extrême droite qui arrive au pouvoir, mais plus certainement un nouvel organigramme de la géographie politique française. Il a fallu des années pour que le sursaut apparaisse, mais il est à la hauteur des ressentiments de la population.
Je ne suis pas un politicien, mais moi aussi, je voyage beaucoup, et j'entends beaucoup également. Les gens parlent de tout et de rien dans leur vie quotidienne, mais surtout de leur environnement proche, de leurs revenus, de l'avenir de leurs enfants et des irrégularités qui parsèment leur existence.
Les seuls qui entendent cela et osent mettre un nom dessus, c'est le Front National. Le leitmotiv que j'entends (et que je partage) revient à l'afflux d'étrangers qui depuis trente ans sont arrivés en masse et ont profité du laxisme inexplicable des gouvernements successifs.
Le principe d'éthique, la peur d'être accusés de racisme nous empêche de savoir exactement combien d'africains, de maghrébins, de gens de l'est, doux euphémisme pour nommer les hordes de roumains venus piller nos chaumières, sont arrivés parmi nous, et ont obtenu pour la plupart, la nationalité.
Les plates excuses d'un gouvernement à propos de colonialisme ont attirés ces ressortissants des anciennes colonies à venir retirer les dividendes. Je ne parle pas des populations des Antilles qui font partie de la nation française depuis longtemps, mais de tous les autres, nigériens, maliens, et autres ressortissants francophones.
Je suis bien aise de savoir que la femme française a un taux de fécondité de 2,3 enfants, mais je serai encore plus à l'aise avec des vrais chiffres sur les origines comme toutes les nations proches de nous le font. Demandez à n'importe quel touriste américain, russe, brésilien ou chinois, s'ils ne sont pas stupéfaits quand ils arrivent à Paris. Eux aussi ont des populations d'origine étrangère, mais pas en telles proportions.
Attention, je ne suis pas contre l'immigration !!!
Depuis la nuit des temps, les peuplades et les civilisations se sont construites autour de ce mouvement des hommes.
Mais je ne veux pas d'une arrivée massive qui change la donne dans la culture des pays.
Quand nous sommes allés chercher, ou que nous avons demandé à des chinois, des polonais, des italiens ou des algériens de venir en France, c'est que nous avions besoin d'eux, et qu'eux avaient besoin de nous. Il s'agissait d'un échange. Les compétences n'ont pas de frontière, les tares, si.
Je ne veux pas d'incompétents sur notre sol.
Et que voit-on maintenant en France ? Des millions de désoeuvrés qui rôdent et qui profitent de la manne. Des amis étrangers étaient sidérés de voir les primes qui sont distribués sans contrepartie à qui le demande. L'oisiveté mise à l'honneur, c'est ce qu'il en ressort et qui semble être, aux yeux extérieurs, la marque de fabrique de la nation française.
C'est cela que j'entends.
Les politiques qui parlent aujourd'hui, nous disent qu'il comprennent notre colère, mais qu'il ne faut pas persister à aller en ce sens. Personnellement, je ne vote pas Front National, mais je n'en suis pas loin.
J'ai trouvé des satisfactions (pas toujours)dans les idées républicaines de Nicolas Sarkozy, et je suis persuadé qu'il n'y aurait pas eu cette débâcle s'il avait pu continuer cinq ans de plus. Mais la vindicte populaire de 2012 était si forte, si destructrice, que les électeurs ont préféré un bouffon inexpérimenté à un leader incontesté...
D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas entendu la voix de notre "chef de guerre", comme le répètent à l'envi les chaines de télévision. Sur ce sujet, d'ailleurs, se référer à mon dernier article, il exprime assez mon ressentiment à l'égard de ce qualificatif, tout à fait usurpé, à mon goût.
"Et maintenant", disais-je...
Je voudrais tellement avoir l'imagination d'un romancier, par exemple un Houellebecq optimiste, tiens, ça changerait. Je me mettrais à l'ouvrage et je concocterais une merveille d'histoire où les valeurs de la République seraient en chacun de nous, où les gens bien éduqués et travailleurs feraient de leur mieux pour améliorer leur passage sur terre et laisser à leurs descendants un endroit plus propre que celui qu'ils ont trouvé. Comme en Suisse, par exemple. Tout le monde devrait prendre exemple sur eux, mais il faut une discipline de fer, celle qu'on avait auparavant, quand notre pays ressemblait à une nation homogène.
La pluralité ne nous rassemble pas, elle nous divise. Quand des pans entiers de notre civilisation partent en morceaux, que des villes entières changent de couleur de peau et de religion, il ne peut y avoir de consensus. C'est cela qui est perçu dorénavant. Les personnes bien intégrées, qui font partie du paysage français ne sont pas concernées, car justement, elles se sont adaptées. Mais quand on nous demande à nous, de faire des efforts pour les accueillir, il n'en est pas question.
Dans certaines régions, vous ne pouvez pas construire une maison qui ne soit pas dans la culture locale, tuiles, ardoises, colombages et j'en passe...Et on voudrait y planter des mosquées... Pour ne pas froisser la population musulmane? Plus certainement par peur, voilà tout.
La peur est ce qui guide notre pays depuis des années. Personne ne dit vraiment ce qu'il pense, à part dans les urnes. Avec 40% des voix, il n'est plus tabou d'avoir voté FN, mais ce n'est pas si vieux.
Une partie des électeurs votaient à gauche par tradition, les enseignants, les notables, les écolos, mais pas vraiment par conviction.
A l'ENA, les étudiants reçoivent tous la même formation, et pourtant dans une même promotion, vous aurez souvent les opinions des parents desdits étudiants, qui eux, en fonction de leurs objectifs respectifs, calculeront leurs chances d'être un jour au pouvoir.
Le Front National ne faisait pas partie de l'échiquier, cela va changer.
Que se passera-t-il la semaine prochaine? Confortera-t-il son extraordinaire progression et sa popularité? Ou est-ce que les abstentionnistes feront la démarche de venir en aide à leurs élus, eux qui les réclament à cor et à cri.
Nous avons fait confiance à un homme qui représentait un vieux parti et qui a profondément déçu.
Peut-être qu'un jeune parti en pleine évolution aura plus de succès et ne sera pas victime des minorités anti-démocratiques, qui en sont encore à l'épouvantail que représentait le patriarche.
On verra bien, à dimanche...

2 décembre 2015

22%, le prix du sang...

Cette valeur correspond à l'augmentation de la cote de popularité du président de la République...
Tout comme après les attentats de Charlie-Hebdo, les Français évaluent le prix du sang versé en pourcentage de sympathie, quelle ironie !
Ce sont pourtant des professionnels de la sécurité qui lui disent quoi faire, que ce soit en matière de décisions militaires ou de mesures de sécurité qui sont prévues dans le cadre du plan Vigipirate. Elaboré il y a des années, ce dispositif fait plus la fortune de fabricants de barrières que de résultas réels. Je serais curieux de savoir ce qu'en pense le président.
A son habitude, il va se dire qu'enfin, le temps lui donne raison.
Mais ceci n'est qu'un leurre, car pendant qu'on parle de la climatologie, des attentats, des régionales et qu'on s'acharne sur le FN, le chômage reprend des valeurs inégalées. Mais on distribue des primes de Noël, on continue à acheter les votes des défavorisés.
A plusieurs reprises, ici même, j'ai mis en avant la versatilité des français, qui ne voient pas plus loin que le périmètre de leur espace vital pour évaluer leurs opinions.
En plus, ces personnes concernées ne sont pas celles qui se déplacent à une élection régionale, à peine une présidentielle.
Ou sont victimes, comme je l'ai vu et lu,  de malversations par procuration. Sous prétexte d'aider les personnes âgées ou à mobilité réduite(que ça m'énerve, ces termes édulcorés pour dire aveugles, paraplégiques, handicapés, sourds ou déficients mentaux), des gens malintentionnés s'arrangent pour obtenir les coordonnées de ces personnes et voter selon leur propres idées.
Pour en revenir au sujet de mon article, François Hollande se prend vraiment pour ce qu'il n'est pas,  et finit par croire ce qu'on entend à longueur de journée sur les ondes: à savoir qu'il est un chef de guerre.
Un chef de parti, tout au plus. Il a pris de l'assurance, c'est certain, son regard a changé et c'est quand même lui qui prend les décisions finales.
Mais après les évènements du 13 novembre, c'est un minimum que de prendre des mesures d'exception, de relever les critères de sécurité, et de prendre un ton ferme vis-à-vis des ennemis de la République.
Je ne m'inquiète pas outre-mesure de la popularité du président, au moins, il y a consensus dans le pays, nous sommes tous derrière lui face à l'adversité, c'est une évidence. Mais au-delà, rien n'a changé pour moi.
Il est toujours le toutou de Ségolène, qui elle, a réussi à toucher le jackpot.
Se faire nommer ministre de l'écologie , sachant la COP 21 à Paris pour être sûre de figurer en bonne place sur la photo des dirigeants de la Terre, en bleu pour bien ressortir, et au premier rang, devant les présidents les plus puissants, est une manoeuvre digne des grandes manipulatrices de l'Histoire.
Sa veste noire est au pressing...
Cette femme m'étonnera toujours, autant qu'elle m'énerve. Elle outrepasse largement ses prérogatives et se permet des largesses protocolaires qui ne devraient même pas être.  Serrer la main de présidents au nom du peuple français ou accueillir des personnages sur le perron de l'Elysée.
Jamais mariée au père de ses enfants, qui ne vaut pas mieux qu'elle à ce niveau, elle n'en mène pas moins la barque.
Moi aussi, je pense que notre pays est d'obédience chrétienne, catholique et qu'il faut être marié pour exercer des fonctions présidentielles. Montrer les valeurs de la famille et de l'union parentale.
Mais les bases de la culture française, de la langue ont échappé à notre président.
S'il est bien conseillé par les militaires, il l'est bien moins par les gardiens du temple, les académiciens et les historiens, et serait bien avisé en les consultant.
Allez, à dimanche prochain, qu'on voit si les 50% d'opinions favorables d'aujourd'hui ont  un effet sur le résultat des urnes.
Si moi, qui n'ai jamais, au grand jamais, apprécié Hollande, et ne risque pas d'être déçu, je me demande si ce sera le cas des présidents de région virés de leur siège au lendemain des élections.

18 novembre 2015

Vu d'ici, rien n'est nouveau.

Je serais retourné en Inde, au Mali ou à Ushuaia, ce serait les mêmes images que je verrais en boucle sur les télévisons. Celles du fou furieux qui tracte des cadavres de "mécréants" mutilés à la place de quads ou de cadeaux pour la famille au Maroc, selon ses dires.
Que se passe-t-il donc dans la tête de ces hommes éduqués en France ou en Belgique, normalement entourés de règles empreintes de démocratie et de respect, de valeurs de valeurs sociétales pacifiques?
Depuis vendredi, des milliers d'articles ont été écrits sur la toile et dans les journaux.
Toutes les options ont été évoquées, les motivations explorées, les règles qui n'existent que chez nous bafouées.
Cela fait des années que ces hommes nous préviennent de leurs intentions et de leurs objectifs.
Tant que nous parlerons avec eux comme avec des soldats en uniforme, que nous ne nous mettrons pas dans leur esprit où nulle limite n'est imposée, nous aurons du mal à concevoir ce qui nous semble intolérable.
Dans toutes les armées, même si c'est tenu plutôt confidentiel, les hommes qui ont un potentiel meurtrier, psychopathe, manipulateur, qui ont des scrupules à l'état embryonnaire, sont utilisés pour les basses besognes.
Il n'y pas que les nazis à être passés maîtres dans cette utilisation de talents particuliers. Les psychologues et les profilers les connaissent bien et certains en font peut-être partie. Ce sont eux qu'il nous faut utiliser.
Dans mon esprit archi-cartésien, normal selon les critères judéo-chrétiens qui m'ont été enseignés dans les écoles que j'ai fréquentées, tout se qui se passe dans la tête de ces "soldats de l'Islam", de cet état islamique sans terre qui ressemble aux territoires des barbares moyenâgeux, dans leurs convictions et leur comportement vis-vis de l'histoire, me semble incompréhensible.
J'ai appris à vivre en bonne intelligence avec mes semblables, à me tenir droit, à manger proprement, à m'exprimer clairement, à me rendre utile par mes capacités intellectuelles et professionnelles, bref, à faire de mon passage sur terre en compagnie des quelques congénères qui me ressemblent, une parenthèse agréable qui laissera à la génération suivante un souvenir sympathique, sinon plaisant.
J'aurais rêvé de ressembler à Tex Avery, aux créateurs de Tom et Jerry, à Gotlib, tous ces gens qui ont fait hurler de rire des générations d'enfants et d'adultes. Cela, c'est une fierté. Aux scientifiques, aux inventeurs, aux artistes, tant de personnages qui font le bonheur de tant de gens.
Cela semble un objectif utopique chez ces gens-là.
Ils ne souhaitent que voir propager leurs idéaux destructeurs.
Pourtant, s'il on reste objectif, il ne faut remonter que de 145 ans pour retrouver pareil comportement sur notre territoire et ce par des parisiens opposés aux versaillais(je ne mets pas de majuscule aux malfaisants). Ils ont brûlé les Tuileries, les archives, l'Hôtel de ville et nombre de bâtiments, fait des milliers de morts. Auparavant, la révolution avait donné le ton et ses destructions massives d'édifices religieux. En parallèle, les victimes collatérales. Dans tous les cas, on veut détruire la culture, un style de vie, et surtout la liberté.
Celle de penser, d'exprimer, de s'extérioriser par son comportement, sa tenue ou  ses  opinions. De quel droit voudrait-on empêcher cela?
La liberté d'autrui s'arrête là où commence celle des autres. Cette maxime me revient à l'esprit. 
L'état islamique, pour en revenir à cette engeance, prépare le terrain depuis un moment, si je puis dire. 
Provoquer le déplacement de populations par centaines de milliers, déclencher le chaos et la destruction, affaiblir les nations fortes, sachant l'empathie naturelle chez nous vis-à-vis de ces réfugiés. Ainsi que la peur de reproduire le passé fera de ces pays des terrains fertiles pour introduire nombre de sympathisants. Et dont certains sont déjà en place. 
Ils nous ont forcé la main, mais je vois des dizaines de messages sur les réseaux sociaux disant qu'avec ce que ce subissent ces populations, nous fuirions nous aussi. 
Pas si sûr. 
Les assaillants sont moins nombreux que ceux qui partent, mais plus cruels.
Mais dans le domaine de la cruauté, nous avons de bonnes références, il me semble.
J'en ai assez aussi d'entendre  et de lire que ce serait s'abaisser que d'être aussi impitoyable qu'eux. Le temps des diplomates est révolu, l'ONU n'abrite des caciques obsolètes qui envoie des voitures blanches et des casques bleus au casse-pipe. Des soldats de verre qui ne peuvent tirer que dans certaines conditions, tout comme nos policiers d'ailleurs, mais c'est encore un autre sujet.
Vous vous souvenez de Chamberlain exhibant sa lettre au retour de Munich en 1938? Tout content d'avoir la promesse de Hitler que non, il ne cherchait pas la guerre et que les Sudètes, c'était juste une mise au point du Lebensraum.
Depuis Kissinger, c'est la même chose. Tous les ministres des affaires étrangères, les secrétaires d'état américains sont revenus avec des pourparlers de paix au Moyen-Orient.
On vend des armes en se disant qu'ils vont faire leur business chez eux, comme les iraniens et les irakiens, tant qu'ils ne touchent pas aux approvisionnements pétroliers.
Depuis que les USA deviennent autonomes à ce niveau, ça énerve les fournisseurs du Golfe et même comble du comble, l'Arabie Saoudite va emprunter!
Alors, moi, je me dis que les gens qui envoient des kamikazes analphabètes embobinés par des formateurs sont bien plus intelligents que nous pourrions le penser, et qu'ils ont quand même lu l'histoire du monde et des conquêtes.
Des guerres et de leurs conséquences.
Si l'on fait abstraction des pertes humaines, la guerre est une chose bénéfique (1000 morts, c'est une catastrophe, un  million, une statistique...dixit Hitler, si je ne m'abuse...). Cela rapporte énormément.
Et être un ennemi aujourd'hui ne veut pas dire qu'on ne va pas être copains dans 10 ou 20 ans...
Donc, tout se qui se passe n'est pas l'oeuvre de fous furieux, seulement fait partie d'une logique de guerre élaborée destinée à obtenir un résultat.
Ce résultat, quel qu'il soit, affectera la paix du monde...
Et malheureusement, ceci est l'empreinte de la nature humaine, celle du côté sombre, mais refera renaître, en contrepartie, ses meilleurs aspects pour la combattre.

5 novembre 2015

Rüeggisberg, La Suisse en Berne...

 Je suis en vadrouille dans le canton de Berne, dans le parc naturel de Gantrisch, et s'il est un endroit calme ici, c'est bien celui-là. Je réside dans un cottage sympathique tout plein, le cottage Holidays, à Rüeggisberg.

J'ai vu que nous sommes sur la route de Compostelle, je vérifie de ce pas....
En fin de compte, on peut passer par où on veut, du moment d'arriver à Genève...

Ruines d'un monastère clunisien


Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...