11 mars 2016

Loi du Travail, mise au point... Personnelle

La loi sur le travail est une bonne initiative, mais elle passe très mal. Il y a plusieurs facteurs en cause, à mon humble avis.
Tout d'abord, je suis sûr que peu de gens, encore moins les ados descendus dans la rue hier, ont lu et compris la totalité du projet de loi. Ensuite, il y a des clauses qui n'ont pas encore été définies, même dans le texte actuel.
Laissez-moi dire que beaucoup d'articles dans ce projet sont tout à fait progressistes et courageux. Leur nombre et leurs détails suggèrent que la ministre du travail n’était pas encore au gouvernement quand elles furent concoctées...
Qui parlait de bouc émissaire, de "minorités" dans un précédent article ?
 Le président a une façon bien particulière de fêter la journée de la femme en envoyant ses collaboratrices au casse-pipe...
Ensuite, il eût été bien plus courageux de présenter cette loi en 2012, car j'ai dans l’idée que les grandes lignes de ce projet sont sur le bureau présidentiel depuis longtemps(voir ici)... Mais qui sacrifier?
Je vais citer quelques lignes du lien ci-dessus, et qui montre bien que tout est préparé depuis 2003:

"Une loi qui n’est que la dernière étape d’un long processus de réformes successives :
En réalité, il faut une certaine mauvaise foi pour être surpris des principes de cette nouvelle loi, dont l’architecture a été annoncée dans le rapport de la Commission Badinter remis au Premier ministre en janvier 2016, qui a défini les 61 principes juridiques essentiels, auxquels il ne sera pas possible de déroger (61 principes scrupuleusement repris par le projet de Loi El Khomri).
La structure du droit du travail retenue par ce projet découle des conclusions d’une précédente commission, la Commission Combrexelle, qui avait remis son rapport le 9 septembre 2015. Il suffit de relire les conclusions de ce rapport pour y trouver le cœur de la réforme actuelle. Là encore, peu de réactions à l’époque alors que les objectifs et moyens de cette énième « modernisation » du droit du travail était déjà transparents
Le projet de Loi El Khomri constitue donc la dernière étape d’une véritable révolution du droit du travail, poursuivie par petites touches dans une succession de réformes.

Il s’est agi de transformer un droit du travail reposant sur la Loi, un code regroupant un nombre important de règles diverses, par un droit formé de normes négociées dans les entreprises ou les branches d’activité entre partenaires sociaux.
Et tout a commencé en 2003, lorsque revenant sur la tendance législative précédente durcissant les licenciements économiques (dont la dernière expression a été la Loi du 22 janvier 2002), une Loi n° 2003-6 du 3 janvier 2003 portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques est venue autoriser « à titre expérimental » des accords de méthode dérogeant à certaines dispositions du code du travail en matière de consultation du comité d’entreprise dans une procédure de licenciement collectif pour un motif économique."
(Source: Mediapart)

Car il ne faut surtout pas oublier que c'est juste pour faire réélire un président que ce charivari se produit. Une utopie qui ne convainc que lui..
Les bonnes idées de ce projet concernent les temps de travail et de repos, les abus prudhommaux, la remise à plat des modalités de licenciement, toute cette ancienne réglementation qui pénalisait l'embauche par la complexité de la débauche.
Voici le projet de loi en pdf:
 A vous de voir... Schroeder en son temps n'avait pas que des amis...
Quant à moi, le donneur de leçon, je n'ai pas à rougir, je ne suis même pas concerné. Ni par le texte futur, ni par l'actuel,...Par exemple sur le respect des repos, les 11 heures consécutives ne peuvent pas être prises dans de nombreuses circonstances.
Je n'ai pas envie de parler de mon travail, il est tout à fait spécifique à une branche d'activité, et depuis de nombreuses années, ma vie n'est constituée que d'arrangements et d’adaptations au jour le jour.
Demandez à un ouvrier d'une plate-forme offshore, ou un mécanicien piste sur un chantier de pipeline en Inde, ce qu'il en pense...
Mais j'assume et comme tout un chacun, j'ai le choix d'arrêter si je n'y trouve pas mon compte. A chaque fois que les conditions de travail ne me plaisaient pas, je suis parti.
Pour un travailleur régulier, qui fait 35 heures par semaine, plus les déplacements, qui exécute correctement son travail, rien ne devrait changer. Pour un jeune qui arrive sur le marché du travail, pour moi, les choses devraient s'améliorer en matière de travail intérimaire que je trouve bien trop utilisé et qui devrait être plus encadré.
Dans la plupart des pays européens, les travailleurs sont moins privilégiés qu'en France, et si cela peut générer du stress, cela peut amener aussi une certaine motivation. Les employés tentent de rester compétitifs et optimisent leurs connaissances.
 La vie est devenue de toute manière plus difficile. Personne ne peut plus se reposer sur ses lauriers et attendre tranquillement l'heure de la retraite. 
Il faut se battre... Les jeunes l'ont bien compris, mais ce n'est pas en contrariant des projets de réforme sévères, d'ignorer des sacrifices qu'il faudra de toute façon faire, qu'on pourra avancer.
Regardez, la vie que vous critiquez, l'avenir qui vous fait peur, attire chaque jour 2000 migrants aux portes de l'Europe. Eux la veulent, notre existence. Il faut donc améliorer la nôtre en montrant l'exemple. 
Et, rêve ultime, leur donner envie de faire la même chose chez eux, plutôt que de récupérer les miettes de notre société d'insatisfaits.

10 mars 2016

Rouen, Normandie, France.

Heureusement, dans beaucoup de régions françaises, il y a l'histoire de nos ancêtres qui rendent agréable et prolifique la visite d'un endroit exceptionnel. Rouen en fait partie et ses monuments, rescapés de multiples conflits et désordres inhérents au passage de l'Homme sur terre, nous laissent une archive exceptionnelle de ce que ce dernier et ses semblables sont aussi capables d'accomplir entre deux invasions barbares...
Johannes Bosboom : The Quay de Paris in Rouen, 1839.

La cathédrale Notre-Dame, magnifique, entre sa tour de Beurre, qui comme son nom l'indique, fut édifiée avec les offrandes des riches normands qui ne voulaient pas faire carême et qui, en contrepartie du péché mortel que cela impliquait, payaient la dîme au clergé, et la tour St-Romain qui contient un très gros bourdon, une cloche de 10 tonnes...
La tour St-Romain.
Sa flèche de 151 m


Vue du pont levant.

Le pont ascensionnel est aussi un exploit technique plus moderne, dont la machinerie, que je n'ai pu visiter, doit être exceptionnelle.



Magnifique tympan, avec ses statues, choses rares sur les cathédrales.
Souvent détruites et ensevelies dans l'enceinte durant la révolution.

3 février 2016

Patience et longueur de temps...

Rien ne sert de courir... Il suffisait de demander...
L'ex-indépendantiste guyanaise Taubira est partie, bon débarras.
Elle a quand même pris le temps de mettre en scène son départ, et d'aller faire un triomphe chez les Américains, en l’occurrence les bobos new-yorkais, donc ça ne compte pas.
Et surtout d'écrire pendant son temps de travail des inepties à la jeunesse, publiées sous le titre de murmures...
Je pourrais et j'en ai déjà écrites, je suppose, des incongruités, mais jamais autant que celles citées par cette femme pendant sa période au gouvernement. Auparavant, heureusement pour moi, cette amatrice de mots alambiqués, de phrases et de tournures pleines de circonvolutions incompréhensibles au commun de mortels, n'a jamais heurté mon ouïe, ni ma vue, puisqu'elle m'était totalement inconnue.
Retournez d'où vous venez, madame, et ne venez plus m'importuner, votre présence contemporaine à la mienne m'indispose au plus haut point.
Retournez bayer aux corneilles près de vos ouailles à Cayenne, ils ont besoin de d'éducation, là-bas.

23 janvier 2016

Pour garder votre job, faites partie des minorités.

Quand je dis minorités, c'est tout à fait relatif, vu l'augmentation exponentielle de la population d'origine sub-saharienne, antillaise, pour tout dire extra-européenne , dans notre pays.
Mais comme c'est interdit de faire des statistiques de ce genre, l'hypocrisie est totale.
C'est ce que doit se dire Mme Taubira, après ses déclarations et l'orage médiatique que cela a provoqué... Pourquoi ne démissionne-t-elle pas et pourquoi Hollande ne la vire pas?
C'est simple, pourtant. Pendant qu'on s'agite et qu'on vitupère contre elle, on le laisse tranquille.
Un bouc émissaire, cela s'appelle...
Même critiquée et villipendée, elle a encore des responsabilités et du pouvoir, elle peut donc faire des réformes. Et puis, elle obéit quand même au "chef".
Hollande a tout compris, mettre des gens à peine compétents pour faire diverger les attaques, et surtout se taire quand la politique gouvernementale est bousculée...Qui l'a entendu lors des régionales?
Manuel Valls a fini par laisser tomber son appui à madame Taubira, qu'il n'a d'ailleurs jamais voulue dans son gouvernement, mais comme on dit dans mon entreprise(ou plutôt, c'est ce qui devrait se dire), la solidarité fait le ciment de la réussite. Donc, officiellement, il la soutenait.
Maintenant, quand une ministre qui déclare à une télévision étrangère que la déchéance de nationalité ne sera pas appliquée, et que le lendemain, de retour au "pays"(est-ce vraiment le sien, vu son parcours de jeunesse?), elle est désignée pour défendre ce même projet, on se demande si nos dirigeants n'ont pas une araignée dans le plafond. Donc, à suivre...

12 janvier 2016

Hécatombe artistique

Hier, David Bowie nous laissait l'héritage de son oeuvre, immense et variée. Ce fut une surprise deux jours après la sortie de son album anniversaire....
La semaine dernière disparaissait Michel Galabru, qui lui aussi, ne nous abandonna qu'après une longue carrière, riche et prolifique.

Il y eut le grand chef d'orchestre Pierre Boulez, célèbre même parmi les néophytes.
Et enfin, Michel Delpech, chanteur populaire que je respecte, mais qui ne m'a pas laissé un souvenir inoubliable, à mettre dans les mêmes bals de province  et émissions télés que Lenormand ou Marcel Amont...
Plus l'on vieillit, plus nos contemporains s'éteignent les uns après les autres, et si certains nous paraissent immortels, la mort nous rappelle qu'elle a toujours le dernier mot.
Mais pour certains, la tristesse laisse le pas à la reconnaissance, celle du plaisir que nous a procurée leur talent, leur humour, et les satisfactions qu'ils nous ont procurées.
Ces personnages ne disparaissent pas vraiment, heureusement. Depuis des siècles, nous avons l'honneur de pouvoir entendre et lire des oeuvres éternelles. Depuis la moitié du dix-neuvième siècle, les images se joignent à ces souvenirs.
D'autres évènements se sont produits, qu'on aimerait oublier, mais il ne vaut mieux pas se laisser aller à cette facilité de peur de les voir se reproduire, ce qui arrive inéluctablement, de toute manière.
Je remercie donc tous ces artistes qui ne font que passer, comme nous tous, et leur souhaite un repos paisible et éternel.

6 janvier 2016

Narbonne, à l'abri des soucis, pas du vent...

Je recommence l'année à Narbonne, et nous allons rester dans le sud et le sud-ouest quelques semaines...
Le temps est frais mais pas tellement pour un mois de janvier (il faut parler de la météo quand on a rien à dire, le temps que la machine à penser se remette en route), mais comme souvent ici, le vent rafraîchit considérablement le ressenti.
Cette vieille ville médiévale est agréable à parcourir et son marché couvert donne envie de s'y attarder.

 J'ai aimé la cathédrale, du moins ce qu'il en reste, car elle a eu son heure de gloire et ses vestiges en témoignent. Ici aussi, la révolution a laissé ses marques, pas plus glorieuses que les dégradations de Daesch au moyen-Orient maintenant.


7 décembre 2015

Bon, et maintenant ?

Au lendemain de la victoire écrasante du Front National, il serait temps de réagir dans le bon sens.
Tout d'abord, ce n'est pas l'extrême droite qui arrive au pouvoir, mais plus certainement un nouvel organigramme de la géographie politique française. Il a fallu des années pour que le sursaut apparaisse, mais il est à la hauteur des ressentiments de la population.
Je ne suis pas un politicien, mais moi aussi, je voyage beaucoup, et j'entends beaucoup également. Les gens parlent de tout et de rien dans leur vie quotidienne, mais surtout de leur environnement proche, de leurs revenus, de l'avenir de leurs enfants et des irrégularités qui parsèment leur existence.
Les seuls qui entendent cela et osent mettre un nom dessus, c'est le Front National. Le leitmotiv que j'entends (et que je partage) revient à l'afflux d'étrangers qui depuis trente ans sont arrivés en masse et ont profité du laxisme inexplicable des gouvernements successifs.
Le principe d'éthique, la peur d'être accusés de racisme nous empêche de savoir exactement combien d'africains, de maghrébins, de gens de l'est, doux euphémisme pour nommer les hordes de roumains venus piller nos chaumières, sont arrivés parmi nous, et ont obtenu pour la plupart, la nationalité.
Les plates excuses d'un gouvernement à propos de colonialisme ont attirés ces ressortissants des anciennes colonies à venir retirer les dividendes. Je ne parle pas des populations des Antilles qui font partie de la nation française depuis longtemps, mais de tous les autres, nigériens, maliens, et autres ressortissants francophones.
Je suis bien aise de savoir que la femme française a un taux de fécondité de 2,3 enfants, mais je serai encore plus à l'aise avec des vrais chiffres sur les origines comme toutes les nations proches de nous le font. Demandez à n'importe quel touriste américain, russe, brésilien ou chinois, s'ils ne sont pas stupéfaits quand ils arrivent à Paris. Eux aussi ont des populations d'origine étrangère, mais pas en telles proportions.
Attention, je ne suis pas contre l'immigration !!!
Depuis la nuit des temps, les peuplades et les civilisations se sont construites autour de ce mouvement des hommes.
Mais je ne veux pas d'une arrivée massive qui change la donne dans la culture des pays.
Quand nous sommes allés chercher, ou que nous avons demandé à des chinois, des polonais, des italiens ou des algériens de venir en France, c'est que nous avions besoin d'eux, et qu'eux avaient besoin de nous. Il s'agissait d'un échange. Les compétences n'ont pas de frontière, les tares, si.
Je ne veux pas d'incompétents sur notre sol.
Et que voit-on maintenant en France ? Des millions de désoeuvrés qui rôdent et qui profitent de la manne. Des amis étrangers étaient sidérés de voir les primes qui sont distribués sans contrepartie à qui le demande. L'oisiveté mise à l'honneur, c'est ce qu'il en ressort et qui semble être, aux yeux extérieurs, la marque de fabrique de la nation française.
C'est cela que j'entends.
Les politiques qui parlent aujourd'hui, nous disent qu'il comprennent notre colère, mais qu'il ne faut pas persister à aller en ce sens. Personnellement, je ne vote pas Front National, mais je n'en suis pas loin.
J'ai trouvé des satisfactions (pas toujours)dans les idées républicaines de Nicolas Sarkozy, et je suis persuadé qu'il n'y aurait pas eu cette débâcle s'il avait pu continuer cinq ans de plus. Mais la vindicte populaire de 2012 était si forte, si destructrice, que les électeurs ont préféré un bouffon inexpérimenté à un leader incontesté...
D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas entendu la voix de notre "chef de guerre", comme le répètent à l'envi les chaines de télévision. Sur ce sujet, d'ailleurs, se référer à mon dernier article, il exprime assez mon ressentiment à l'égard de ce qualificatif, tout à fait usurpé, à mon goût.
"Et maintenant", disais-je...
Je voudrais tellement avoir l'imagination d'un romancier, par exemple un Houellebecq optimiste, tiens, ça changerait. Je me mettrais à l'ouvrage et je concocterais une merveille d'histoire où les valeurs de la République seraient en chacun de nous, où les gens bien éduqués et travailleurs feraient de leur mieux pour améliorer leur passage sur terre et laisser à leurs descendants un endroit plus propre que celui qu'ils ont trouvé. Comme en Suisse, par exemple. Tout le monde devrait prendre exemple sur eux, mais il faut une discipline de fer, celle qu'on avait auparavant, quand notre pays ressemblait à une nation homogène.
La pluralité ne nous rassemble pas, elle nous divise. Quand des pans entiers de notre civilisation partent en morceaux, que des villes entières changent de couleur de peau et de religion, il ne peut y avoir de consensus. C'est cela qui est perçu dorénavant. Les personnes bien intégrées, qui font partie du paysage français ne sont pas concernées, car justement, elles se sont adaptées. Mais quand on nous demande à nous, de faire des efforts pour les accueillir, il n'en est pas question.
Dans certaines régions, vous ne pouvez pas construire une maison qui ne soit pas dans la culture locale, tuiles, ardoises, colombages et j'en passe...Et on voudrait y planter des mosquées... Pour ne pas froisser la population musulmane? Plus certainement par peur, voilà tout.
La peur est ce qui guide notre pays depuis des années. Personne ne dit vraiment ce qu'il pense, à part dans les urnes. Avec 40% des voix, il n'est plus tabou d'avoir voté FN, mais ce n'est pas si vieux.
Une partie des électeurs votaient à gauche par tradition, les enseignants, les notables, les écolos, mais pas vraiment par conviction.
A l'ENA, les étudiants reçoivent tous la même formation, et pourtant dans une même promotion, vous aurez souvent les opinions des parents desdits étudiants, qui eux, en fonction de leurs objectifs respectifs, calculeront leurs chances d'être un jour au pouvoir.
Le Front National ne faisait pas partie de l'échiquier, cela va changer.
Que se passera-t-il la semaine prochaine? Confortera-t-il son extraordinaire progression et sa popularité? Ou est-ce que les abstentionnistes feront la démarche de venir en aide à leurs élus, eux qui les réclament à cor et à cri.
Nous avons fait confiance à un homme qui représentait un vieux parti et qui a profondément déçu.
Peut-être qu'un jeune parti en pleine évolution aura plus de succès et ne sera pas victime des minorités anti-démocratiques, qui en sont encore à l'épouvantail que représentait le patriarche.
On verra bien, à dimanche...

Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...