Le froid est la sensation que l'on ressent lorsque la température ambiante est plus basse que celle de la peau. Beaucoup de gens ont connu cette expérience dernièrement, vu la météo de ces dernières semaines.
De retour en Suisse, j'ai ressenti le piquant de -20° par un beau soleil, nullement désagréables quand les vêtements sont adaptés.
Puis allant à Cluses, j'ai goûté la neige glacée des pentes savoyardes, apprécié l'air vivifiant des montagnes alpines, et le froid plus vif par une légère brise...
A Chambéry, le mercure descendait jusqu’à -15°, le temps brumeux et l'horizon grisâtre ne me mettaient pas spécialement en joie, mais toujours cet air qui pénètre les poumons et semble les nettoyer de leur air vicié.
Lorsque je descendis ensuite vers Cavaillon en faisant une halte à Avignon, j'ai fini par redécouvrir ce que le vent peut faire quand les températures sont négatives...La sensation m'était connue, mais le lieu incongru.
Plus rien de cette sensation de pureté glacée, nulle trace de plaisir à sortir faire un tour.
J'avais entendu parler du mistral et l'avais écouté chanter lors de mes précédents séjours dans le région. Mais jamais je n'aurai cru ressentir à nouveau cette sensation terrible d'être transpercé par des aiguilles glacées.
A -7°, le ressenti du froid par un vent de plus de cent vingt km/h n'a rien d"agréable, et si on peut l'admettre quand on se trouve en montagne ou en Antarctique en été, l'absence de neige dans la région en soulignait la dureté de la morsure...Alors, c'est bien vrai, je préfère les conditions météos adaptées au saisons, mais également correspondantes aux lieux...
Avignon est une jolie ville, je l'ai déjà dit, mais pas du tout hospitalière dans de telles conditions, brrrr!
Comme dit dans la fable, le ramage ne correspondait pas au plumage, je m'attendais presque à voir surgir des flots gelés des bords du Rhône quelque manchot égaré de sa banquise natale...
13 février 2012
5 février 2012
Je disais froidure?
Dans mon dernier post, je disais apprécier les froidures de l'hiver suisse, hé bien, je suis exaucé au-delà de mes espérances. Toute l'Europe est figée par le froid, à l'heure où j'écris, plus de 220 personnes ont trouvé la mort par le froid, et depuis avant-hier, le mercure ne s'est jmais dilaté au-delà de -12°C ici...
Il flirtait avec les -20°C plus souvent.
Vers Buttes, en direction de La Brévine, où paradoxalement, la température n'était pas plus basse, la rivière ne devait qu'à son débit de ne pas être gelée comme l'un de ses affluents en aval...
Il flirtait avec les -20°C plus souvent.
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27 janvier 2012
Home, suisse home...
Après la neige et et la glace de Patagonie où c'est pourtant l'été, la neige du Jura suisse, le brouillard et le givre font un bel effet.
Autant j'ai pris plaisir à faire ce voyage, autant je le prends à revenir dans ce beau pays, surtout à cette époque.
J'aime le changement des saisons, j'aime la chaleur et le soleil sur la peau, mais j'apprécie volontiers les froidures de l'hiver.
Je l'ai déjà dit, mais le changement de saisons est pour moi nécessaire. J'ai vécu dans des endroits sans saison autres que la chaleur ou la pluie alternées, où il faisait soit trop chaud et sec, soit trop chaud et trempé.
Vivre dans ces endroits n'a pas trop d'intérêt, même si l'on s'habitue.
De toute façon, le changement est nécessaire pour pallier toute routine éventuelle.
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| il y a des réserves de nourriture devant la maison... |
| Le vigile est figé |
Au retour, la neige était là, et bien là...
23 janvier 2012
P...de Murphy
Maintenant que je suis revenu, je peux faire un flash-back sur les dernières heures de ma présence chilienne...Quand, à la dernière nuit de mouillage sur l'île Martinez, ou toute autre proche de là, accolée à la grande île Navarrino, nous nous sommes amarrés et apprêtés à passer la nuit.
Olivier commençait à préparer un ragoût, je crois. Il était 19:00.
J'avais décidé d'aller à terre faire des photos et voir cette drôle de cabane que les pêcheurs avaient construite et dont on devinait la forme. Pour ne pas garder l'annexe à terre, Olivier me débarqua et je commençais ma tournée..Pas difficile, il suffisait d'écouter le piaillement incessant des volatiles.
Je pris quelques clichés et repartis voir les goélands qui fouillaient la vase un peu plus loin, ils profitaient de la marée basse pour aller aux asticots, dirait-on...
Je portais mes bottes de pont, puisque je devais mettre les pieds dans l'eau pour monter et descendre de l'annexe. J'aurais dû me méfier..Les roches glissantes m'ont fait trébucher, et la nature même de celles-ci, qui par l'action du froid et de la chaleur du soleil, se brisent selon des formes très tranchantes, les rendent dangereuses. .
Je suis tombé en arrière, et ma main droite s'est entaillée sur ce genre de roche...
Ma première réaction fut la colère, car voyant l'entaille, j'ai su qu'il faudrait recoudre...Et bien qu'en face d'Ushuaia, à 2:00 de navigation, il nous était impossible d'y aller sans être passé par les douanes chiliennes, à la capitainerie de Puerto Williams.
J'ai appelé Olivier, qui après m'avoir donné les premiers soins et bandé la main, a décidé de lever l'ancre, et de repartir faire les 30 miles qui nous séparaient de l'hôpital...
Nous y sommes arrivés vers 2:00, juste à temps pour recoudre, le maximum étant de 7 heures entre la blessure et l'intervention.
L'avantage de cette mésaventure, c'est que nous étions à destination une nuit plus tôt.
Nous avons pu assister au retour des "héros" Bourgnon et Roubinet qui sont allés faire une virée au Cap Horn, ce qui en soi, n'est pas une terrible aventure, si le temps est clément, nous avons pu le constater.
Juste que faire croire qu'on a fait ceci avec 45 nœuds de vent et 7 mètres de creux fait bien rigoler les vrais horniers qui se trouvaient là, et qu'on en revienne sans casse encore plus....Mais les nombreux appareils photos qui ont immortalisé le départ me démentiront peut-être...Je ne suis quant à moi, pas qualifié pour émettre un avis.
Mais moi, j'ai vu ça... à Puerto Williams.
Juste que voir des mises en scène, des équipes de soutien suréquipées, pour faire un retour sur investissement à un sponsor me gonfle...
Dans le même temps, j'ai beaucoup plus de respect pour une dame suédoise de 35 ans qui a fait le même parcours en kayak de mer, toute seule, sans assistance et sans rien dire, on ne l'a su que parce qu'elle en parlait à la capitainerie pour ses papiers.
Ceci dit, pour en revenir à ma mésaventure, heureusement que ce n'était pas la fois où nous sommes restés coincés par le mauvais temps...Tout s'est bien terminé, et me voilà avec une cicatrice de plus et de beaux souvenirs.
Mais à la décharge de nos amateurs de catamarans, le vent souffle fort et souvent, voir ci-dessus...
Olivier commençait à préparer un ragoût, je crois. Il était 19:00.
J'avais décidé d'aller à terre faire des photos et voir cette drôle de cabane que les pêcheurs avaient construite et dont on devinait la forme. Pour ne pas garder l'annexe à terre, Olivier me débarqua et je commençais ma tournée..Pas difficile, il suffisait d'écouter le piaillement incessant des volatiles.
Je pris quelques clichés et repartis voir les goélands qui fouillaient la vase un peu plus loin, ils profitaient de la marée basse pour aller aux asticots, dirait-on...
Je portais mes bottes de pont, puisque je devais mettre les pieds dans l'eau pour monter et descendre de l'annexe. J'aurais dû me méfier..Les roches glissantes m'ont fait trébucher, et la nature même de celles-ci, qui par l'action du froid et de la chaleur du soleil, se brisent selon des formes très tranchantes, les rendent dangereuses. .
Ma première réaction fut la colère, car voyant l'entaille, j'ai su qu'il faudrait recoudre...Et bien qu'en face d'Ushuaia, à 2:00 de navigation, il nous était impossible d'y aller sans être passé par les douanes chiliennes, à la capitainerie de Puerto Williams.
J'ai appelé Olivier, qui après m'avoir donné les premiers soins et bandé la main, a décidé de lever l'ancre, et de repartir faire les 30 miles qui nous séparaient de l'hôpital...
Nous y sommes arrivés vers 2:00, juste à temps pour recoudre, le maximum étant de 7 heures entre la blessure et l'intervention.
L'avantage de cette mésaventure, c'est que nous étions à destination une nuit plus tôt.
Nous avons pu assister au retour des "héros" Bourgnon et Roubinet qui sont allés faire une virée au Cap Horn, ce qui en soi, n'est pas une terrible aventure, si le temps est clément, nous avons pu le constater.
Juste que faire croire qu'on a fait ceci avec 45 nœuds de vent et 7 mètres de creux fait bien rigoler les vrais horniers qui se trouvaient là, et qu'on en revienne sans casse encore plus....Mais les nombreux appareils photos qui ont immortalisé le départ me démentiront peut-être...Je ne suis quant à moi, pas qualifié pour émettre un avis.
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| Le télégramme |
Juste que voir des mises en scène, des équipes de soutien suréquipées, pour faire un retour sur investissement à un sponsor me gonfle...
Dans le même temps, j'ai beaucoup plus de respect pour une dame suédoise de 35 ans qui a fait le même parcours en kayak de mer, toute seule, sans assistance et sans rien dire, on ne l'a su que parce qu'elle en parlait à la capitainerie pour ses papiers.
Ceci dit, pour en revenir à ma mésaventure, heureusement que ce n'était pas la fois où nous sommes restés coincés par le mauvais temps...Tout s'est bien terminé, et me voilà avec une cicatrice de plus et de beaux souvenirs.
Mais à la décharge de nos amateurs de catamarans, le vent souffle fort et souvent, voir ci-dessus...
21 janvier 2012
Ushuaia, le retour
Me voilà débarqué, sur le point de repartir en compagnie de mon frère que j'ai rejoint ici. Lui est là depuis 3 jours, après son périple intérieur.
Nous sommes arrivés hier matin, à 4 heures, après une nuit de navigation depuis Port Williams. Nous attendions les bonnes conditions météo, condition sine qua non pour le retour. Bon, même s'il avait fait mauvais, nous aurions navigué, le temps nous était compté, mais une marge confortable de 12 heures suffisait. Et le bateau est presque insubmersible:)
Nous y avons retrouvé l'Austral, paquebot vu auparavant au Chili, resté devant Port Williams quelques heures pour cause de formalités...
Je ne regrette sûrement pas de ne pas avoir utilisé cette manière de voyager, la façon dont nous avons découvert le Horn et les canaux de Patagonie avec ses glaciers est tout à fait géniale.
Nous n'avons vu que les oiseaux, les otaries et la nature. Pas de touristes par dizaines commentant bruyamment les merveilles étalées devant eux.
Nous sommes arrivés hier matin, à 4 heures, après une nuit de navigation depuis Port Williams. Nous attendions les bonnes conditions météo, condition sine qua non pour le retour. Bon, même s'il avait fait mauvais, nous aurions navigué, le temps nous était compté, mais une marge confortable de 12 heures suffisait. Et le bateau est presque insubmersible:)
Nous y avons retrouvé l'Austral, paquebot vu auparavant au Chili, resté devant Port Williams quelques heures pour cause de formalités...
Je ne regrette sûrement pas de ne pas avoir utilisé cette manière de voyager, la façon dont nous avons découvert le Horn et les canaux de Patagonie avec ses glaciers est tout à fait géniale.
Nous n'avons vu que les oiseaux, les otaries et la nature. Pas de touristes par dizaines commentant bruyamment les merveilles étalées devant eux.
| Le Kotik, autre navire polaire à découvrir |
| Port d'Ushuaia |
| Le port Fret et paquebot |
| Heu...Oiseau de ponton? :-) |
| Fin de la Cordillière des Andes |
| L'Austral à Puerto Williams |
| Ancienne chaîne amarrage d'un cuirassé Chilien |
Le Hanse Explorer, de retour et en partance pour des croisières de luxe, voir brochure:
20 janvier 2012
Oiseaux
Quand nous repartons, à nouveau les oiseaux resurgissent, et les quelques spécimens que j’ai pu capturer avec mon objectif ne sont que les plus courants, il y a des dizaines d’espèces d’oiseaux, les pétrels, les vautours, albatros, cormorans, ibis (ceux à long bec sur les images), de la même famille que ceux que j’ai vu folâtrer dans les jardins près du port de Sydney. Même les petits qui ressemblent à des pinsons vivent dans ces régions. Chacun fait son marché comme il peut, les goélands essaient d’attraper les poisons des cormorans, fameux plongeurs et nageurs, lorsqu’ils ressortent de l’eau avec leur prise. Les skuas font de même et guettent le moindre poussin malade. Les jeunes condors et les vautours ont la même recette avec les otaries.
19 janvier 2012
Glaciers de Patagonie
Le jour est levé depuis longtemps, pas moi, mais ce n'est pas la peine de se presser , nous allons nous balader dans les fjords. Hier fut une journée longue et fantastique, les centaines de cascades, les dizaines de gros et petits glaciers, les anciens et les actuels nous ont éblouis.
Cela a commencé quand l'eau a changé de couleur, du bleu profond au vert clair. Cela correspond à la couleur des rivières d'eaux glaciaires, pure et lumineuse, le changement est radical, un trait dans l'eau, bien délimité, à droite bleu à gauche vert, en travers du chenal.. Puis apparaissent les monstres magnifiques, tels qu'on pouvait les admirer aussi il y a un siècle ou deux dans les Alpes.
Nous sommes à quelques centaines de mètres, le canal que nous empruntons fait environ un kilomètre de large et les glaciers sont en majorité sur la face nord , le sud ayant quelques embryons de glace, ou du moins ce qu'il nous en apparaît par rapport aux autres.
Il y a sûrement plusieurs millions de tonnes de glace qui sont suspendues là-haut. Le premier, nommé Hollandia, est magnifique, les couleurs bleutées qui le composent en montrent la vigueur, il n'est pas à l'agonie.
Tous ceux que nous verrons ont eu un âge d'or, où leur taille dépassait les kilomètres de large, où leur marque a sculpté la roche à perte de vue. Les suivants, Francia, Allemania, Romanche et autres noms donnés par les explorateurs successifs, eux aussi certainement stupéfaits de tant de splendeurs, nous montrent leur éclat.
Et, durant toute la journée, nous avons navigué dans les fjords, découvrant dans chacun d'eux un ou plusieurs glaciers en pleine forme, alimentant de leurs rivières de glace les canaux de Terre de Feu…
Nous restions devant eux, dérivant avec le bateau, guettant le moindre bruit, et très souvent, cela craquait, détonait, explosait en un énorme fracas. Poussant hors de lui-même ces glaces, qui tombaient dans d'énormes éclaboussures dans le canal.
Et le tonnerre roulait encore, tandis que la vague courait au-devant des navires postés là, leurs occupants émerveillés…Je n'exagère pas, c'est fantastique.
Au bout de quelques heures, nous repartons et allons passer la nuit dans un mouillage tranquille. Nous posons l'ancre, et amarrons le bateau à un arbre, à une cinquantaine de mètres du rivage, bien à l'abri du vent qui souffle dans le chenal.
Nous sommes à quelques centaines de mètres, le canal que nous empruntons fait environ un kilomètre de large et les glaciers sont en majorité sur la face nord , le sud ayant quelques embryons de glace, ou du moins ce qu'il nous en apparaît par rapport aux autres.
Il y a sûrement plusieurs millions de tonnes de glace qui sont suspendues là-haut. Le premier, nommé Hollandia, est magnifique, les couleurs bleutées qui le composent en montrent la vigueur, il n'est pas à l'agonie.
Tous ceux que nous verrons ont eu un âge d'or, où leur taille dépassait les kilomètres de large, où leur marque a sculpté la roche à perte de vue. Les suivants, Francia, Allemania, Romanche et autres noms donnés par les explorateurs successifs, eux aussi certainement stupéfaits de tant de splendeurs, nous montrent leur éclat.
Et, durant toute la journée, nous avons navigué dans les fjords, découvrant dans chacun d'eux un ou plusieurs glaciers en pleine forme, alimentant de leurs rivières de glace les canaux de Terre de Feu…
Nous restions devant eux, dérivant avec le bateau, guettant le moindre bruit, et très souvent, cela craquait, détonait, explosait en un énorme fracas. Poussant hors de lui-même ces glaces, qui tombaient dans d'énormes éclaboussures dans le canal.
Et le tonnerre roulait encore, tandis que la vague courait au-devant des navires postés là, leurs occupants émerveillés…Je n'exagère pas, c'est fantastique.
Au bout de quelques heures, nous repartons et allons passer la nuit dans un mouillage tranquille. Nous posons l'ancre, et amarrons le bateau à un arbre, à une cinquantaine de mètres du rivage, bien à l'abri du vent qui souffle dans le chenal.
| Otarie mâle |
| Un physique de boxeur |
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| Condor |
| Vautour |
| Le harem de monsieur l'otarie |
| Effondrement de glace devant le Boulard |
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