24 septembre 2014

Thionville, Moselle

Me revoici en Moselle, dans ce haut lieu de la sidérurgie française et dont il ne reste plus pratiquement plus rien, à part quelques usines et des hauts-fourneaux éteints.

La ville de Thionville ne garde plus grand-chose de ce passé , à part les souvenirs et les vestiges qui disparaissent peu à peu dans les environs.
Il faut se rappeler aussi que cette ville s'appelait Diedenhofen durant la période 1871-1918 et qu'elle est au carrefour de trois pays :La Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne.
C'est une ville très active et moderne, elle abrite également de nombreux édifices historiques comme le fort de Guentrange dont je ne mets pas le lien, vu la désuétude du site...Web, pas les fortifications...
J'aime assez cette ville, nous en avons visité des plus désagréables.
En plus, l'hébergement que nous avons dans un hôtel du centre-ville est plus que correct.


7 septembre 2014

Le péril du monde

Quand je parle de péril du monde, d'une manière générale, ce serait plutôt du risque venu de l'extérieur de l'Europe dont je devrais parler, et plus particulièrement du sud et de l'est.
Cela m'amène à quelques questionnements.
Doit-on en vouloir à ses origines? Est-ce que l'orientation que prend la vie de certains dépend de son aspect physique, de son lieu de naissance et de la capacité neuronale de son cerveau à comprendre les options qui s'offrent à lui?
A évaluer en quoi va consister son avenir dans son environnement quotidien.
Il est facile d'observer la maturité et l'envie de paix sociale chez les personnes nées dans un environnement calme et qui reçoivent une éducation saine, avec des principes de vie faits de tolérance, incluant la compréhension des choses qui l'entourent; qui savent dès le plus jeune âge expliquer les phénomènes simples qui parsèment leur quotidien, le jour, la nuit, le bien et le mal, le concret et le virtuel. Ceci sans y mêler une entité hypothétique qui serait responsable de l'univers et maître des choses.
Il est tout aussi évident de constater que celui qui est né dans une contrée comme celles que je visite parfois en Afrique ou en Asie n'a pas les mêmes chances au départ.
Celui qui naît en Europe dans une famille Rom ou une autre aux limites de la misère non plus. Si son niveau intellectuel et son aspect physique lui enlèvent en plus des points pour rester dans l'uniformité de ses coreligionnaires, nous obtiendrons quelqu'un qui aura une revanche à prendre sur le reste du monde.
Il sera prêt à écouter les fables qui lui promettent une place sur Terre ou dans les Cieux éternels.
La multiplication des moyens d'information et des réseaux sociaux ont aussi augmenté de manière significative les multiples mensonges sur l'Histoire, les faits, la religion.
Le manque crucial de culture générale apprise par des moyens officiels et avérés fait basculer bon nombre de ces jeunes gens incultes dans une spirale de violence et d'espoir de vie meilleure tout à fait illusoire.
Pour certains qui sont prêts à aller faire la guerre pour des raisons confuses, d'autres rêvent d'une universalité de l'Islam dans sa version la plus radicale, de celle qui permet de faire un retour en arrière de plusieurs siècles, à l'aune de l'Inquisition ou de la guerre de Cent ans.
Pour d'autres, il s'agira de trouver un moyen de voler et d'accaparer les biens d'autrui par des moyens radicaux et hors de proportion avec le résultat final. Et même dans cette recherche, alors qu'auparavant, les truands avaient un code d'honneur et respectaient l'adversaire, police ou concurrents, maintenant seule la démesure de la barbarie reste comme résultat final.
Beaucoup de nos nouveaux compatriotes(!), terme désuet dans le contexte actuel, (où donc trouverai-je un patriote  dans ces jeunes gens dont les grands-parents habitaient un autre continent, possédaient une culture non pas faite de l'histoire européenne, mais de conquêtes coloniales, de famines, d'esclavage et dans l''ignorance totale de la culture millénaire qui est la nôtre) n'ont absolument pas acquis, ni dans leur éducation, ni même dans leur mémoire collective, les lois et les usages que nous avons mis des siècles à expérimenter au fil des générations.
On ne naît pas européen par le sol, on n'arrive pas en France dans le ventre d'une femme qui a fui la barbarie et on ne devient pas français par le simple fait d'y avoir poussé le premier cri.
Ou plutôt si, on le devient, mais c'est regrettable et imbécile.
 Je suis pour l'apprentissage de la citoyenneté. Celle-ci ne doit pas être le fruit d'un concours de circonstance.
Les Etats-Unis l'ont bien compris et ce dès l'origine.
Je sais que ce n'est pas un modèle de réussite, mais dans le contexte que je cite, c'est le plus rapproché de mon propos.
Tous les américains parlent la même langue, ont le même but de vie, la même religion et forment une entité soudée.
Ils ont tous laissé leurs concepts originaux dans la patrie qu'ils ont abandonnée. Evidemment, les premiers colons ne pouvaient pas faire demi-tour, c'était un voyage sans espoir de retour. Nulle aide à attendre à l'arrivée. A part quelques particularités culinaires, vestimentaires et culturelles, ils se sont mis dans un moule commun qui a donné un état à peu près homogène, jusqu'à présent.
Evidemment, les différences sont visibles d'un état à l'autre, mais quand l'unité a besoin de se faire représenter, tout le monde répond présent.
Les informations qui nous parviennent du monde entier montrent qu'une menace réelle mais lâche approche.
Il ne s'agit pas d'uniformes bien différenciés alignés dans un champ, avec des combattants visibles, reconnaissables, ayant le courage de montrer dans quel camp ils se trouvent. Il s'agit de "combattants" masqués, sans signe distinctif qui permette de les reconnaître comme ennemi.
Dans les conventions de Genève, il est bien spécifié qu'un adversaire qui utilise des subterfuges pour se cacher aux yeux de l'ennemi tels que porter un uniforme qui n'appartient pas à son camp, peut être considéré comme espion et saboteur, et exécuté sans jugement. Il ne disposera en aucune façon du statut de prisonnier de guerre.
Depuis le Viet-Nam, les occidentaux ont appris à combattre avec des règles qui ne leur appartiennent pas, et je dois avouer que la guerre, par définition, n'en comporte pas.
Mais l'histoire a démontré que nous ne sommes pas des animaux, nous sommes pires, et il a fallu instaurer un minimum de règlements qui servaient surtout aux officiers et commandants. La chair à canon n'était pas concernée, non plus que la population d'un pays conquis.
Doit-on, pour la raison que les règles changent, nous comporter comme ces terroristes? Parfois oui, je le pense, mais sans ostentation, ni fanfare. Juste faire comprendre aux personnes concernées, que ce ne sera pas dans l'éblouissante explosion d'un kamikaze qu'ils rejoindront leur Dieu, mais plus probablement abandonné aux charognes au milieu du désert, les os brisés.
Depuis que la paix concerne l'Europe et les pays développés, la guerre, elle, s'est déplacée dans des contrées inconnues dont personne ne se rappelle le nom. Ils ont changé de toute façon quand ils ont retrouvé leur autonomie.
Après des années de colonialisme que je persiste à croire bénéfiques, ces populations ont cru pouvoir se débrouiller toutes seules comme des grandes.
Mais n'y arrivant pas, il fallut demander à Dieu quelle était la solution.
Et Celui-ci dit qu'il ne servait à rien de construire, il vaut mieux détruire ce que les autres possèdent.
C'est à partir de ce moment que tout a commencé.
Les pays européens avaient tout reconstruit après les deux guerres, se débrouillant entre eux, et avec l'aide de l'Amérique.
Eux ont tout saccagé sur leur sol, détruit l'économie qui existait, affamé les populations, et maintenant, espèrent profiter de la manne que représente les pays riches, eux qui n'ont jamais su faire la même chose, c'est -à-dire construire un pays de leurs propres mains.
On invente des lois soi-disant venus du Ciel pour asservir les femmes, les cacher et les humilier, on fait croire à une jeunesse désabusée et ignorante de l'histoire passée que la guerre est une bonne chose, qu'il faut faire le "jihad", terme d'un autre temps, dont la signification a été galvaudée.
 Même notre président vient se mêler de ça, alors qu'il est incapable de gérer la France.
Aider les USA à faire la guerre en Irak ne nous aidera pas, juste à attiser les foudres de quelques illuminés sur notre territoire.
Refuser de vendre des navires de guerre sous prétexte qu'ils peuvent aider à faire la guerre est d'une hypocrisie sans nom. Reproche-t-on à Lagardère où tombent les missiles qu'il fabrique?
Notre pays devient le reflet de la misère du monde, des conflits qui s'y jouent. Sur notre sol sont représentées toutes les nations qui ont perdu tout espoir chez eux.
Mais au lieu de venir participer à la reconstruction et participer aux progrès d'une société en pleine révolution culturelle, scientifique et technologique, ils profitent, ramènent leurs cultes et leurs coutumes et surtout leurs guerres.
J'ai un optimisme modéré quant à l'avenir de ce monde qui se prépare.
Comme je le disais dernièrement, la paix semble-t-il, est une chose qui relève de l'utopie.
Tant pis pour nous...

5 septembre 2014

Vitry-Le-François

Ville sympa, chargée d'histoire, ancienne et récente, si l'on considère à juste titre que cent ans font une période relativement courte.
Vitry-Le-François possède une architecture ancienne, classique.
La collégiale est imposante, plus récente que les constructions gothiques, comme si on avait perdu au XVII ème siècle l'art de la légèreté.
Une exposition y est consacrée à la grande guerre, car elle fut transformer en hôpital de guerre, tout comme la cathédrale de Reims à la même époque.
 La collégiale présente en ce moment une exposition consacrée à la grande guerre, et l'on peut y voir des reconstitutions de ce que fut cet édifie pendant la période.



 On dirait le père de Foucault...

 La nécropole de Vitry-le-François, où gisent des soldats de toute la période de guerre, dont celui-ci, qui venait d'une colonie d'Afrique du Nord, et qui est mort au dernier jour de la guerre.


3 août 2014

100 ans, c'est trop long...Pour la paix

Entre le début de la première guerre mondiale et maintenant, il s'est produit beaucoup d’événements d'importance.
Tout d'abord, aucune des personnes présentes sur terre aujourd'hui n'était née, à part quelques rares centenaires, et ils étaient bien trop jeunes pour avoir eu une quelconque influence sur le sort de l'humanité en ces temps agités de 1914.
Il y a eu depuis plusieurs dizaines de millions de morts par faits de guerre, civils ou militaires, dans des centaines de conflits.
Il y a eu bien plus de décès par maladie, épidémie, catastrophes naturelles, accidents de véhicules automobiles, aériens et maritimes.
Mais il y a environ deux milliards de naissances par an pour compenser.
Donc, on continue à se taper sur la tête sans crainte.
100 ans, c'est déjà trop long pour une génération entière de jeunes gens qui trépignent d'impatience à faire le "Jihad", à envahir son voisin, à envoyer des missiles sur les villes.
Les horreurs d'une guerre passent rarement le cap d'une génération. Les plus grandes souffrances sont tues et la mémoire collective veut oublier.
Ce qui entraîne une méconnaissance des tragédies, des dégâts physiques et psychologiques qu'une guerre à l'échelle mondiale peut entraîner.
Il y a cent ans, des jeunes gens partaient la fleur au fusil, comme on dit, repousser l'envahisseur germanique et récupérer l'Alsace et la Lorraine, prises en 1870.
Il y avait une revanche à prendre.
Ce serait vite fait et on serait rentrés pour Noël. On avait laissé en plan les moissons et les usines, rejoint l'uniforme et déserté les villages. Les femmes devraient se débrouiller.
A la fin du mois d'août, la France a perdu 206 515 hommes, dont 20 253 tués, 78 468 blessés et 107 794 disparus, l'Allemagne, de son côté, perdait 136 417 hommes , dont 18 662 morts, 89 202 blessés et 28 553 disparus.
Dans les Ardennes, le 22 août fut le jour le plus meurtrier avec 80 000 pertes dont 15 000 morts allemands et 25 000 morts et disparus français!
Ceci le premier mois de la guerre et cela durera quatre ans. A cette époque, les gars creusaient des tranchées et commençaient à regretter les bras de leur femme.
Vous me lisez, jeunes gens ???
Je pourrais m'adresser également aux politiques et aux dirigeants qui normalement ont assez d'éducation pour connaître les erreurs du passé.
Vous vous rendez compte de ce que représentent en matière de désespoir, de chagrin et de potentiel humain des chiffres pareils?
Et il faudrait que pour vous, ce ne soit que des chiffres abstraits dans les livres d'histoire?
On devrait enfoncer ces chiffres dans la caboche de ces jeunes qui ne rêvent que de combats héroïques à coups de crosse et de baïonnette, comme les poilus en échangeaient.
Même si les actuels djihadistes ont peu de chance d'avoir un aïeul mort dans les tranchées, vu qu'il élevait des chèvres au milieu des cailloux d'Anatolie.
Je ne parle que de la période du mois d'août 1914, je ne vais pas étendre la description morbide des morts et disparus des mois et des années suivants, ce n'est pas nécessaire pour mon propos.
Je tiens seulement à remettre en mémoire ce que tout le monde veut oublier, alors que c'est une erreur.
Nous avons la capacité de retenir et de transmettre à nos descendants notre vécu et nos acquis, heureux et malheureux, il faut en tirer profit.
J'ai la chance de faire partie de la première génération à ne pas avoir connu de guerre, je m'en rends bien compte... Je possède une grande connaissance des deux conflits majeurs du siècle passé et une bonne des autres conflits comme la Corée et le Vietnam, entre autres.
Je n'ai pas la connaissance de Jean-Yves Lenaour sur le sujet, mais j'ai suffisamment d'éléments pour savoir que nous sommes presque dans les mêmes conditions qu'au début du premier conflit mondial.
Cela commence par un détail, un attentat, un accrochage local, une guerre inter-ethnique, une mésentente sur un territoire.
Cela ne vous rappelle rien?
Que se passe-t-il en ce moment?
La Palestine affole les médias, partage les opinions, échauffe les esprits. L' Ukraine sert de prétexte à l'occident pour chercher des noises à Poutine, le Nigéria fabrique des terroristes qui enlèvent les jeunes filles et les femmes de ministre. On veut faire payer des arriérés à l'Argentine, et c'est à l'avenant dans le monde entier.
Le monde veut en découdre.
Qui sera le gagnant? Personne, tout reviendra à l'identique après le désastre, comme à l'habitude.
Des millions de personnes vont souffrir pour des choses qui ne les concernent pas, et au bout du compte, la biographie du monde ne sera que réécrite.
Jusqu'au jour où plus rien ne pourra continuer, la bataille s'arrêtera faute de combattants et la Terre pourra enfin revivre.
En attendant, rien ne saura arrêter la folie destructrice qui est l'apanage de l'être humain, sa signature dans l'Histoire.
J'aurais pu vous parler d'une autre chronologie qui s'est déroulée pendant le même laps de temps, des choses heureuses, des progrès fantastiques de la science, de l'amour éternel qui permet de surmonter les épreuves, de l'espoir, de l'utopie qui nous fait croire que cela va s'arranger.
Ce sera pour une prochaine fois, moi aussi , au fond de moi, je me plais à rêver de l'Eden...


28 juillet 2014

Vues d'Afrique.

A l'arrivée de mon guide personnel, le même que la veille, toujours avec quelques heures de retard, j'ai soufflé...
Il s'agit d'un des directeurs, habillé comme un mac de l'entre-deux-guerres, costume à rayures blanches sur fond noir, là, j'ai découvert que je faisais fausse route.
J'avais eu la journée pour découvrir comment fonctionnait la vie ici, et moi qui ai déjà du mal avec les lambins en France, j'étais gâté. Rien n'est urgent, de la nourriture au travail. Nous sommes partis de l'hôtel, non pas pour visiter des installations comme prévu, mais pour aller manger au bord du delta qui mène à la mer.
Nous avons de nouveau traversé des quartiers de Douala bondés, gens et boutiques à même le sol, sur des bidons, croisé des dizaines de motos chinoises Santini. La circulation est infernale, désordonnée, mais  assez fluide et les accidents rares, ce qui ne laisse pas de me surprendre.
Avons longé des docks, des entrepôts sévèrement gardés, roulé sur des routes défoncées, croisé des vaches, genre de zébus, des camions chargés de bois exotiques arrachés à la forêt tropicale, et j'y pense maintenant, absolument aucun autre animal, ni chien, ni chat, ni même un rat, d'ailleurs.
Que des africains, des milliers d'africains à pied, en moto, en voiture, pas en vélo, n'exagérons rien...
Puis enfin, nous avons fini par nous arrêter dans un endroit curieux, parsemé de frigos couchés, rouillés, dans lesquels les pêcheurs mettent les poissons qu'ils attrapent dans leurs filets, jetés dans l'estuaire immonde que j'aperçois à quelques mètres. Il y flotte quantité de détritus, d'objets divers, l'eau est grise, avec les reflets irisés des hydrocarbures.
Je n'ose imaginer ce qui peut vivre dans ces eaux.
Plusieurs vendeurs se précipitent vers nous, tenant dans leurs mains des assiettes contenant des gambas, des calamars, des écrevisses, ou demandant de venir voir les capitaines, les bars et les soles dans leurs aquariums de fortune.
Mon guide ventripotent joue les pachas, repoussant d'un geste las les assauts. Nous nous asseyons à une table et la patronne arrive avec un dessus de fût en plastique sur lequel se trouve les poissons susnommés.
Je cherche des yeux autre chose que la nourriture bizarre qui est exposée devant moi, le poisson a l’œil fossilisé à mon goût, rien ne me prouve qu'il n'a pas été pêché l'an dernier, l'odeur est partout.
A quelques mètres, une femme dans un recoin enfumé et sordide(pléonasme en ces lieux) prépare les frites de pommes(frites tout court) dans une passoire en alu, et des bandes manioc roulées dans des feuilles de palmier(voir vidéo)....
Des colporteurs, des vendeurs de souvenirs des actrices fauchées viennent nous solliciter pendant que mon Bernard Blier africain négocie la cuisson de deux poissons.
Je ne suis pas sûr d'avoir faim.
Un étonnant musicien qui joue parfaitement de la batterie fabriquée avec des boites de conserves met de l'ambiance.
Quelques clients arrivent, des blancs aussi pour déjeuner, il est 15:30
Vous trouvez que j'exagère?
J'ai mangé le manioc, les frites, le poisson grillé, bu de l'eau minérale, et nous sommes rentrés à l'hôtel où il m'a déposé.
Quelques problèmes intestinaux plus tard, je me connectais à mon compte Air France pour changer mon billet.
Je suis ouvert à tous les styles de vie, mais je ne compte régresser ni socialement ni culturellement.
C'est vraiment le sentiment éprouvé pendant ce séjour, j'aurais aimé venir pendant les années trente. Le pays devait être encore magnifique.
Il l'est encore certainement dans d'autres endroits, mais pas là, à Douala.
J'ai choisi la mauvaise saison, la mauvaise région, mais cela m'a remémoré une chose:
La France est un paradis, quoiqu'on en dise.

Douala, Cameroun

Arrivé en fin d'après-midi dans ce pays très francophone et dont une bonne proportion habite en France, je fus accueilli très amicalement. J'ai découvert un endroit plutôt à l'abandon, selon les critères européens, et dont le trajet de puis l'aéroport, qui a pris une bonne heure, m'a fait traverser des quartiers animés. Ceux-ci comportent multitudes de batiments en construction, mais abandonnés, comme si les promoteurs avaient surévalué les capacités des constructeurs ou sous-estimé les vols de matériaux, interdisant la finalisation du chantier.
Ou bien, arrivant au deuxième étage, on découvre avec étonnement que les fondations et les murs sont juste assez suffisants pour un rez-de-chaussée. Mais j'apprends que plus prosaïquement, l'argent fait défaut au cours du chantier dans beaucoup de cas.
Il me faut me réadapter à la mentalité africaine, celle-ci paraissant évoluer en fonction de l'habitat. soit local, soit européen.
Sans esprit critique aucun, vous me connaissez, je remarque que l'africain déambule assez volontiers dans son environnement, sans but précis et sans fonction particulière.
C'est assez flagrant dans l'hôtel où je me trouve, le nombre d'employés regardant la télé étant inversement proportionnel au nombre de clients.Il y a un garde de parking, des agents de surveillance, un superviseur par femme de chambre, deux employées à la réception, quatre serveurs au bar. Le Peninsula Plaza, établissement correct suivant les critères locaux, offre un service à la hauteur de mes craintes, mais je ne suis pas là pour me plaindre, juste pour prendre contact.
Pour information, on m'a demandé hier de me tenir prêt à 7-8:00, et il est pratiquement midi.
Je n'ai vu personne, et je ne peux même pas dire que je vais me promener en ville ou faire les boutiques, je suis dans la boue dès la sortie du parking. Autour de moi, des bicoques et des chantiers, une route très fréquentée par les motos , les camions, et parfois des 4x4 luxueux, comme quoi certains vivent bien ici.
Nous ne sommes pas au Sahel, au Yemen ou autre contrée frappée par la misère, les autochtones ont l'air en bonne santé, bien habillés et bien nourris. Ce qui étonne, c'est la vetusté des routes, des maisons et des bâtiments.
Mais j'attends déjà de sortir de cet hôtel, je n'ai encore rien vu du Cameroun!




1 juillet 2014

Dreux

En visite rapide dans cette cité méconnue, proche de Paris, je suis allé voir le centre-ville. Je n'étais pas encore passé par ici, car c'est, comme beaucoup d'endroits, un nom sur un panneau d'autoroute qui ne fait que surgir fugitivement.
Eglise St-Pierre

 Mais comme dans toutes les villes, des gens y sont heureux et veillent sur leur patrimoine.
Monument aux morts


Histoire de Dreux 
A l'époque Gauloise, Dreux est la capitale d'une tribu gauloise, les Durocasses. Suite à la création du Duché de Normandie, en 911, Dreux devient une ville frontière entre celui-ci, l’île de France (domaine du Roi de France) et le Comté de Blois (et Chartres). 
Le château-fort de la ville est l'un des plus puissants de toute la région.
Dépendant des Rois de France, il se dressait face aux Ducs de Normandie et il a été l'enjeu de nombreuses luttes au Moyen-Age. 
Le Comté de Dreux est attribué en apanage à une branche cadette des Capétiens, la famille qui règne sur la France. 
A l'époque de Blanche de Castille et de Saint Louis, Pierre Mauclerc, Comte de Dreux et Duc de Bretagne, fait trembler la royauté. Pendant la Guerre de Cent Ans, la ville a subi deux sièges significatifs. 
En 1412, la place est tenue par les Armagnacs et l'armée Bourguignonne tente de s'en emparer, puis en 1421 le Roi d'Angleterre Henri V Plantagenet enlève la ville. A nouveau, la ville est sur le devant de la scène lors des Guerres de Religion. 
En 1562 le Duc de Guise remporte une victoire sur les Protestants de l'Amiral de Coligny. En 1593, Henri de Bourbon-Vendôme qui vient de remporter sur les Catholiques les batailles d'Arques et Ivry fait le siège de Dreux et s'en empare. 
ll fait démanteler la forteresse et la ville est en partie incendiée.
Texte repris sur le lien attenant que je remercie.


Quand l'airain meurtrier, de son lugubre accent,
Faisait gémir les airs et frissonner la terre,
Sublimes besogneurs du grand labeur austère,
Ils sont tombés là-bas, l'homme et l'adolescent.
II
Ce monument dressé te parle d'eux, passant,
Arrête tes regards sur son bloc solitaire,
Car pour sauvegarder le sol héréditaire,
Les Drouais ont donné le plus pur de leur sang.
III
Mais devant que la mort vint clore leurs paupières,
Parmi les visions des minutes dernières,
Tous avaient vu surgir pieuse à leur côté,
IV
Dreux, l'antique Cité jusqu'au bout maternelle,
Et nos héros vainqueurs les yeux tournés vers elle,
Glissèrent de ses bras vers l'immortalité.


Capitaine Paul Eyssel

Omaha beach, plage meurtrière

Parmi les plages du débarquement, Omaha, où ce sont les américains qui reçurent le privilège d'y débarquer, possèdent des falaises q...